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Médecins et gazelles

Mis à jour le 27/02/2020 à 11:08 Publié le 27/02/2020 à 11:08
Le tandem, qui s’est entraîné sur le terrain ces dernières semaines, peut compter aussi sur le soutien d’un parrain de taille : l’animateur Jean-Pierre Foucault.	(DR)

Médecins et gazelles

Isabelle Rouquette-Vincenti, chef de service anesthésie-réanimation du CHPG, et Évelyne Lambert s’engagent pour le 30e rallye des Gazelles. Un défi de taille pour ces deux médecins militaires

Quinze jours dans le désert marocain pour un rallye hors piste 100 % féminin. La promesse du 30e rallye des Gazelles, du 14 au 28 mars, a séduit 225 équipages du monde entier pour cette compétition singulière. « On espère finir dans les cinq premières de notre catégorie », lance Isabelle Rouquette-Vincenti. Médecin-chef du service anesthésie-réanimation du Centre hospitalier Princesse-Grace, elle s’engage avec son amie Évelyne Lambert, elle aussi médecin anesthésiste-réanimateur, dans cette aventure pour la première fois.

Le point commun de ces Gazel’Doc (le nom de leur équipe, numéro 32 sur la ligne de départ), exceptés leur amitié et leur métier, c’est aussi d’avoir exercé pendant une grande partie de leur carrière comme Médecin militaire dans l’Armée française. Une position particulière où l’on exerce l’art de la médecine sur des zones de conflits, dans un environnement souvent hostile.

« On sait partir dans des conditions extrêmes »

« En tant que médecin militaire, on sait partir dans des conditions extrêmes et installer notre matériel n’importe où. En Bosnie par exemple, nous avions créé deux salles opératoires dans une école. Bien sûr, nous sommes là pour les militaires, mais au cours de missions, nous aidons les populations locales, gratuitement », détaille Isabelle Rouquette-Vincenti, redevenue civile il y a quelques années et en poste en Principauté depuis 2015. Et c’est là qu’elle a développé son goût pour le sport automobile. Devenant notamment responsable du dispositif de sécurité de l’hôpital pendant le Grand Prix. Un hôpital ou, motarde de longue date, elle se rend tous les jours à deux-roues depuis Nice. « J’ai toujours été sportive. À l’armée, j’ai fait partie d’un régiment de génie, j’ai conduit tous les gros engins. Je pratique aussi le jet-ski. »

Sur les routes du rallye des Gazelles, c’est à un autre engin qu’Isabelle et Évelyne - qui alternent leurs positions de pilote et co-pilote - vont se frotter : un SSV, à mi-chemin entre le quad et le buggy. Un véhicule léger et rudimentaire qu’il faut dompter pour pouvoir passer les dunes de sable. « Je le surnomme cacahuète mais c’est un véhicule très dynamique », sourit Isabelle Rouquette.

Le duo est parti s’entraîner avec ce véhicule il y a quelques semaines sur le terrain marocain. Un stage de navigation nécessaire pour appréhender aussi les règles du rallye : ni GPS, ni téléphone. Seulement une boussole et une carte papier pour se rendre d’un point A à un point B. Et les cartes sont des planisphères simplifiés des années 60, sans autre précision.

« Beaucoup de stratégie »

L’épreuve est donc aussi physique que mentale pour les coéquipières qui ont ressorti leurs vieux treillis militaires pour l’occasion. « C’est beaucoup de stratégie. Il faut réfléchir, étudier les passages, observer le relief pour comprendre où passer. Et surveiller sa montre, pour rallier le campement avant la nuit. » Sinon, c’est bivouac sur place, dans les conditions coriaces du désert marocain. Des nuits avec des températures en dessous de zéro et des journées à 40 degrés. « Nous n’avons pas de téléphone, mais un lien avec l’équipe d’organisation qui surveille notre trajectoire. Et nos familles pourront prendre des nouvelles, via ces informations. »

Derrière l’aspect sportif, c’est aussi l’idéologie éthique du rallye des Gazelles qui a fini de convaincre le tandem. La « caravane » de l’organisation essaye de ne laisser aucun impact sur le terrain après son passage. Et incite les concurrentes à soutenir une association. Isabelle et Évelyne ont choisi l’association médicale d’entraide internationale (AME) pour financer le voyage d’un médecin sénégalais qui vient se former pour appréhender les techniques d’opération et de soin des patients en Europe.

Un financement qui pourra se faire avec l’argent levé pour boucler le budget conséquent de participation (autour de 35 000 euros) qu’elles ont rassemblé avec l’aide de l’ancien golfeur Magnus Konow mais aussi le développement d’une cuvée de vin rosé de Provence à leur nom.

Ainsi que le coup de pouce d’une personnalité médiatique qui a choisi d’être leur parrain : l’inoxydable Jean-Pierre Foucault. L’animateur sera là pour les encourager au départ sur la promenade des Anglais, le 14 mars.


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