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Masque obligatoire dans la rue à Nice: et dans les autres communes sur la Côte d'Azur?

Mis à jour le 04/08/2020 à 10:47 Publié le 04/08/2020 à 10:30
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Masque obligatoire dans la rue à Nice: et dans les autres communes sur la Côte d'Azur?

Christian Estrosi a rappelé, ce lundi, les mesures contre la Covid-19, alors que son arrêté de port du masque en extérieur entrait en vigueur. Les amendes n’arriveront que mercredi: 35 euros pour les récalcitrants. Qu'en est-il dans les autres communes du département et à Monaco? On fait le point.

À Monaco, le masque est obligatoire dans les files d'attente

Depuis ce lundi, le port du masque est obligatoire dans les files d’attente, comme ici à la billetterie du Musée océanographique.
Depuis ce lundi, le port du masque est obligatoire dans les files d’attente, comme ici à la billetterie du Musée océanographique. Photo C.D.

Le gouvernement princier n’entend pas rendre le port du masque obligatoire dans les rues de Monaco. La décision du maire de Nice n’y changera rien. Pour une raison simple: "La densité de population n’est pas comparable à Nice et à Monaco, explique-t-on au Ministère d’État (siège du chef du gouvernement monégasque). Il n’est donc pas envisagé de prendre une décision de ce genre." 

La règle reste celle longuement développée jeudi dernier lors d’un point presse: le port du masque est obligatoire dans tous les lieux fermés, mais aussi, et c’est une mesure nouvelle, dans les files d’attente.

"En attendant de rentrer dans un restaurant ou un bar, pour rentrer dans le stade Louis-II lors du meeting d’Herculis ou pour la reprise du championnat de Ligue 1", illustrait Didier Gamerdinger, conseiller de gouvernement - ministre des Affaires sociales et de la Santé.

"Lors d’un contrôle sur le port Hercule, on a constaté que les jeunes qui attendaient dehors étaient proches les uns des autres et ne portaient pas de masques, précisait-il. Nous considérons qu’il faut qu’on porte un masque dans une file d’attente car il y a un facteur risque." 

Cette nouvelle obligation est effective depuis ce lundi.

À Menton, le masque sera-t-il bientôt obligatoire dans les lieux de rassemblement?

Le maire de Menton, Jean-Claude Guibal, se prononce pour que le port du masque "soit obligatoire dès lors qu’il y a attroupement festif ou autre".

"Pour le moment, nous nous en sommes tenus aux mesures gouvernementales qui ont rendu le port du masque obligatoire dans les espaces clos, mais nous allons rester très vigilants, notamment du côté de l’esplanade des Sablettes et des plages, partout où les gens se réunissent et où il y a beaucoup de mouvement… Et très probablement, nous le rendrons obligatoire…"

"Si la situation venait à évoluer, Cannes s'adapterait"

"Il ne paraît pas opportun aujourd’hui sur Cannes de rendre le masque obligatoire en plein air..."
"Il ne paraît pas opportun aujourd’hui sur Cannes de rendre le masque obligatoire en plein air..." Photo Sébastien Botella

Wait and see... Dans la cité des festivals, point de masque obligatoire dans l’espace public. Pas pour l’heure, en tout cas...

"On s’adapte à la réalité de l’épidémie et aux données scientifiques, annonce le maire, David Lisnard. Au moment où l’on se parle la situation est encore bonne mais on s’attend à une résurgence, qui, pour l’instant, ne se manifeste pas à Cannes. Donc, outre les dispositions nationales, qui sont pertinentes, d’obligation du port du masque dans les commerces et dans les bus, et que l’on fait d’ailleurs respecter scrupuleusement, on a pris une disposition locale d’obligation du masque sur les marchés parce qu’il y a une forte densité, des échanges."

Après avoir fait tester plus de 2 500 personnes, toutes négatives, "il ne paraît pas opportun aujourd’hui sur Cannes de rendre le masque obligatoire en plein air là où on peut se tenir à distance des autres. Si la situation venait à évoluer [David Lisnard fait un suivi précis de la situation locale deux fois par jour], nous adapterions alors nos mesures comme on a toujours su le faire, y compris avant tout le monde, en imposant le port du masque dès le confinement pour ceux qui étaient dehors et au moment où il y avait une forte propagation du virus."

Peymeinade ne "veut pas prendre de décision hâtive"

Le maire de Peymeinade, Philippe Sainte-Rose Fanchine, assure que le port du masque obligatoire dans certaines rues de sa commune n’est pour l’instant pas à l’ordre du jour.

Contacté par téléphone, il affirme qu’ "il ne faut pas prendre de décisions hâtives, cependant nous restons prudents et sommes à l’écoute des signaux de l’évolution de l’épidémie de coronavirus".

Dans un scénario où le maire de Peymeinade devrait revenir sur cette décision, il envisage le seul secteur du centre-ville et de l’avenue Boutiny, l’un des endroits les plus fréquentés de la commune.

Le port du masque imposé dans dix secteurs de la ville à Mougins

À Mougins, le maire, Richard Galy, a pris un arrêté municipal, dès le 7 mai, rendant le port du masque obligatoire dans dix secteurs de sa commune jusqu’au 31 août prochain: le village, Tournamy, l’avenue de La Plaine, Acti’parc-Tiragon, Campelière-Blanchisserie, Saint-Basile, Arnault-Tzanck, Carimaï, Campane et Mougins-le-Haut.

"Autrement dit, tous les secteurs d’activité où la population se retrouve", analyse l’édile qui a fait poser des signalétiques dans tous ces quartiers.

"Ça a bien marché. Les gens ont respecté l’arrêté", assure-t-il, alors qu’il s’apprête à prendre un nouvel arrêté pour proroger le premier.

La commune réfléchit à s’harmoniser avec l’État et faire passer l’amende de 38 euros pour non-port du masque à une contravention de classe A à 135 euros.

Cette fois, Mandelieu-la-Napoule attend

« On se conforme aux directives de l’Etat...»
« On se conforme aux directives de l’Etat...» Photo Clement Tiberghien

Première commune de France à imposer le port du masque dans l’ensemble de ses rues en avril dernier (mis en pratique le 4 mai) - et contre l’avis de Christophe Castaner, alors ministre de l’Intérieur ; position assumée et défendue par le maire, Sébastien Leroy - Mandelieu-la-Napoule fait, cette fois, le choix d’attendre.

"Pour le moment, on se conforme aux directives de l’État compte tenu de la situation actuelle qui n’impose pas de restrictions plus fortes", nous explique-t-on à la Ville.

Qui assure, néanmoins, surveiller l’évolution "en temps réel" et qui remettra en vigueur, si nécessaire, le fameux arrêté - levé avec la fin d’état d’urgence sanitaire, le 10 juillet - "sur l’ensemble de l’espace urbain". Espace où le port du masque demeure obligatoire pour les policiers municipaux.

Pour Antibes, "Il faut une décision à l'échelle du territoire"

"Aujourd’hui, à Antibes, le port du masque ne se justifie pas sur la voie publique, explique le maire Jean Leonetti. Il faut une décision prise par le préfet à l’échelle du territoire. Je l’appliquerai si on me le demande. Mais attention aux situations disparates. Quand ça répond à une situation majeure comme pour les plages de Nice [Ndlr un couvre-feu est imposé dès 22 heures à la suite d’incidents], c’est normal.

Mais concernant la diffusion d’une maladie à l’échelle mondiale, il faut au moins une décision à l’échelle du département. Les Alpes-Maritimes ne sont pas très touchés en comparaison d’autres départements. Et ce, malgré une petite recrudescence. On n’est pas en Mayenne. D’ailleurs, la Mayenne entière a pris la décision du port du masque obligatoire dans l’espace public. De Nice à Cannes, il n’y a pas de restrictions de déplacements. On doit d’abord tous s’attacher à renoncer aux regroupements importants de manière prolongée."

Et le premier magistrat antibois d’ajouter: "Attention de ne pas envoyer des messages contradictoires à la population. Il faut qu’elle comprenne le message pour qu’elle puisse y adhérer. On respecte une consigne parce qu’on est persuadé qu’elle est utile, pas parce que l’on risque de prendre 135 euros d’amende."


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