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Maladies des valves cardiaques : quel traitement ?

à la une La bonne prothèse, en utilisant la technique optimale, et adaptée à chaque patient. Les meilleurs spécialistes mondiaux réunis à Monaco autour de ces questions

nancy cattan Publié le 04/03/2017 à 05:18, mis à jour le 04/03/2017 à 05:18
Le Pr Dreyfus implantant une valve aortique. 	(Doc C.C.T. de Monaco)
Le Pr Dreyfus implantant une valve aortique. (Doc C.C.T. de Monaco)

C'est un des effets de l'accroissement de l'espérance de vie : les atteintes des valves cardiaques, au premier rang desquelles le rétrécissement aortique et l'insuffisance mitrale, liés à l'âge, augmentent. Le seul traitement des valvulopathies sévères est l'intervention - chirurgicale ou par voie percutanée - pour « réparer » la valve ou la remplacer par une prothèse. Aujourd'hui, l'enjeu pour tous les spécialistes mobilisés contre ces pathologies, chirurgiens cardiaques, cardiologues interventionnels, mais aussi radiologues, ou encore anesthésistes est de traiter de la manière la plus efficace, tout en étant le moins agressif possible, avec des suites opératoires simplifiées. Les meilleurs de ces experts au niveau international sont réunis depuis trois jours à Monaco, dans le cadre du congrès de la société internationale « Heart Valve Society ». Un événement annuel unique, présidé cette année par le Pr Gilles Dreyfus, spécialiste reconnu mondialement de la chirurgie et des réparations des valves cardiaques. Et l'occasion de débattre de chaque prothèse, biologique, mécanique, de chaque technique, et au bénéfice de quel patient. Si de nombreuses questions restent en débat, certains consensus émergent : « Pour la valve aortique, il est acquis que la voie percutanée est parfaitement indiquée chez les patients âgés, inopérables [lire ci-contre]. Et la technique tend à élargir ses indications aux patients âgés sans réel facteur de risque aggravant. Par contre, la discussion reste non résolue pour les patients plus jeunes, âgés de 60 à 80 ans ; seuls des résultats à long terme permettront de valider ou non cette option », résume le Pr Dreyfus. Autre paramètre inconnu, la longévité de ces valves percutanées : « on ignore si elles dureront autant que les valves biologiques implantées chirurgicalement. »

 

Concernant l'insuffisance mitrale (atteinte de la valve mitrale entre l'oreillette et le ventricule gauches), pour l'heure, pas de débat : la chirurgie cardiaque reste la référence, même si une myriade de techniques percutanées sont à l'étude. On peut citer le Mitraclip, qui permet « d'attacher les deux valves ensemble par leur milieu pour diminuer l'insuffisance mitrale chez les gens âgés inopérables ». Ou encore les cordages artificiels percutanés, les anneaux mitraux percutanés etc. Mais, aujourd'hui, ces techniques ne sont appliquées que sur quelques patients, sélectionnés, et dans des centres très spécialisés. « L'avenir dira ce qui est bon et qui restera dans l'arsenal thérapeutique ou non. » Au-delà des prouesses techniques, l'enjeu majeur reste de sauver des vies.

L' implantation d'une valve aortique biologique par voie percutanée (TAVI) - en passant le plus souvent par l'artère fémorale au pli de l'aine - est une alternative à la chirurgie. Elle est indiquée en cas de rétrécissement aortique calcifié, une dégénérescence de la valve, fréquente après 70 ans, qui réalise un obstacle au passage du flux sanguin. La pathologie se manifeste sous forme d'essoufflement, de douleurs angineuses voire de syncopes survenant à l'effort.

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