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Mala : 400 m2 de plage

Mis à jour le 26/05/2018 à 05:12 Publié le 26/05/2018 à 05:12
9 heures : la plage Mala avec ses trois rangées de transats et parasols.
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Mala : 400 m2 de plage

Hier matin, le préfet a diligenté une opération qui visait à constater le délit de vente non autorisée sur le domaine public. 400 m2 de plage ont été libérés. Les plagistes sont consternés

Décidément, la saison commence mal pour les plagistes de la Mala ! Le week-end du Grand Prix - le plus fréquenté de l'année - s'annonçait beau. Mais le vent a tourné…

Les gérants et le personnel de l'Eden Plage et de La Réserve ont été refroidis brutalement, hier matin, par une équipée de onze gendarmes, quinze déménageurs, trois agents la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) et cinq agents la direction départementale de la protection des populations (DDPP).

Le préfet des Alpes-Maritimes a en effet diligenté une opération de police qui visait à constater le délit de vente non autorisée sur le domaine public. Délit réprimé par le code pénal et le code du commerce.

Quinze paires de bras musclés n'ont mis que quelques heures pour confisquer transats et parasols installés à quelques mètres seulement de la mer et entreposés dans six camions de déménagement.

Infraction pénale

La volonté du préfet est clairement exprimée : rendre « cette plage emblématique du département » au public. La préfecture souligne : « L'ensemble du matériel est consigné dans l'attente de la présentation de l'infraction au tribunal de grande instance. Les exploitants des établissements la Réserve et l'Eden exploitent sans droit ni titre depuis 2012. Ce sont quelque 400 m2 de plage qui sont rendus au public. »

Rappel des faits :

En 2011, les deux établissements ont perdu leur titre d'occupation car leur contrat n'a pas été renouvelé par l'État, explique Arnaud Fredefon. Le chef du service maritime de la DDTM détaille : « Sur ce site naturel, depuis le décret 2012, il n'est possible d'exploiter que 20 % du domaine public maritime et les structures doivent être démontées en hiver. »

Tristesse des plagistes

Reste à savoir ce qui relève exactement « du domaine public maritime » ? Est-ce une partie de la plage ? Toute la plage ? La plage et le chemin du bord de mer ? Plus encore ?...

«L'expert judiciaire a rendu sa première expertise qui délimite le rivage qu'au pied du cheminement béton. Cela n'a pas validé la position de l'État qui a fait appel », explique Arnaud Fredefon.

Car la position de l'État, elle, est bien plus sévère pour les plagistes. Selon elle, une bonne partie du bâti des deux restaurants serait concernée et devrait donc être détruite.

Mais pour l'heure, seules les trois rangées de transats de chaque établissement ont été libérées. « Pour ôter les terrasses installées sur le sable, nous avons besoin d'une décision du tribunal administratif », explique Arnaud Fredefon. Ce pourrait être une deuxième étape. Il ne s'agirait plus là uniquement d'un déménagement mais également d'une démolition.

Pour les plagistes, alors que les beaux jours commencent à peine, c'est évidemment un coup dur. Si la gérante de l'Eden Plage n'a pas souhaité faire de commentaires, Jean Botticini, propriétaire de La Réserve, semble abattu : « Les employés sont attristés autant que moi. On est dans une totale incompréhension. » (Lire son témoignage, page suivante.)

Hier, une page s'est donc tournée pour la Mala. Et ce fut sans concession.

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