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L'unique maraîchère monégasque plante même ses fruits et ses légumes au pied de la tour Odéon

Mis à jour le 04/07/2017 à 10:37 Publié le 04/07/2017 à 05:29
Jessica Sbaraglia, à l'œuvre dans le potager qu'elle cultive au pied de la tour.

Jessica Sbaraglia, à l'œuvre dans le potager qu'elle cultive au pied de la tour. Photo Jean-François Ottonello

L'unique maraîchère monégasque plante même ses fruits et ses légumes au pied de la tour Odéon

Ce lieu de culture vivrière est le plus grand de la société « Terre de Monaco », imaginée par Jessica Sbaraglia il y a un an et qui cultive depuis 3.000 mètres carrés en Principauté

Autant dire qu'avec sa blondeur, son physique de mannequin (métier qu'elle exerça autrefois), et sa douceur, les mauvaises langues ne lui donnaient pas six mois quand Jessica Sbaraglia a choisi de monter "Terre de Monaco", une entreprise d'agriculture urbaine.

"Peu de gens ont cru au projet au départ", avoue-t-elle, elle-même. Mais les résultats sont là. Un an plus tard, elle cultive près de 1.500 m2 de potagers au cœur de ses 3.000 m2 d'exploitation agricole éclatés en Principauté. Jessica Sbaraglia est devenue la première - et l'unique - maraîchère sur le sol monégasque. Pari réussi sur deux kilomètres carrés où le béton est roi. Elle se paye même le luxe depuis quelques jours de faire pousser tomates, courgettes et herbes aromatiques au pied de la tour Odéon.

Les propriétaires du building lui ont proposé 450 mètres carrés dans le jardin de l'Odéon, au pied de la tour. Un espace auquel s'ajoutent 30 arbres fruitiers et une cabane, refuge de huit poules. Qui cohabitent avec quelques ruches.

"On m'a donné carte blanche pour ce projet et j'ai misé sur la diversité", explique-t-elle. Courgettes, poivrons, aubergines, blettes, tomates remplissent les bacs du potager. La Méditerranée à l'état pur.

"Une plantation logique, avec des plantes qui se protègent entre elles. Par exemple, en plantant le basilic au pied des plants de tomates, l'odeur sert de répulsif naturel pour les insectes qui évitent de se poser sur les tomates".

Un jardin autonome

Les poules se nourrissent des déchets verts du jardin, les abeilles se chargent du pollen. On tourne en circuit fermé dans cette ferme de poche à l'ombre de la luxueuse Odéon, qui selon les cycles de la journée abrite le potager d'un soleil trop direct.

Dans les allées, on trouve même de l'exotique : du chou kalé, de la tétragone (l'épinard néo-zélandais). Et des cacahuètes de Martinique. Un plant rapporté par Marcel Ravin, qui a fait confiance aussi à Jessica depuis quelques mois, en lui octroyant 400 mètres carrés au Monte-Carlo Bay pour nourrir sa cuisine.

Pour faire tourner ses cinq jardins (au CHPG, sur le toit de l'Escorial, dans le jardin de la Fondation Prince Albert II, au Monte-Carlo Bay et à la tour Odéon), Jessica est épaulée par un maraîcher et deux stagiaires. Et passe sa journée les mains dans la terre. Une nouvelle vie pour cette Suissesse, diplômée d'école de commerce, établie en Principauté depuis huit ans, qui a maturé son projet pendant de longs mois.

"J'ai dû me former deux ans, faire des stages pour apprendre les techniques. Le seul lien que j'avais avec ce monde était le potager dans la maison de mes parents, que je cultivais enfant. Mais il y a trois ans, j'ai ressenti le besoin de me rapprocher de la terre, je me suis guérie comme cela. Et j'ai mis mon âme dans Terre de Monaco", confie la jeune femme.

Avec un naturel déconcertant qui va de pair avec sa production. Des fruits et légumes 100 % bio, sans calibrage, ni conservateurs. Des produits proposés à la vente au panier aux habitants de la tour. Chaque mercredi et samedi, avec le surplus, l'équipe de Terre de Monaco tient un banc au marché de la Condamine, "mais il faut être matinal car tout part très vite", sourit la maraîchère. Qui a déjà dans sa tête d'autres idées à planter pour faire grandir sa société…

La Suissesse, établie à Monaco depuis huit ans, a lancé sa société l'an dernier.
La Suissesse, établie à Monaco depuis huit ans, a lancé sa société l'an dernier. Photo Jean-François Ottonello
Entre les fruits et légumes en maturation dans les allées, les huit poules de la tour Odéon - logées dans un poulailler vue mer - ont sûrement le plus beau jardin parmi tous les résidents de la tour, chouchoutées par la patronne des lieux.

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