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Liquidation totale sur les agrumes et les fleurs

Mis à jour le 08/03/2018 à 05:13 Publié le 08/03/2018 à 05:13
Dès l'ouverture de la vente, une longue file d'attente s'était déjà formée à l'entrée des jardins Biovès.

Dès l'ouverture de la vente, une longue file d'attente s'était déjà formée à l'entrée des jardins Biovès. Jean-Sébastien Gino-Antomarchi

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Liquidation totale sur les agrumes et les fleurs

Hier, sept tonnes d'agrumes et des centaines de cagettes de fleurs ont été vendues en quelques heures à des prix cassés. Une tradition, après la clôture de la 85e édition, qui ne se perd pas...

À Nice, la tradition veut que le roi du Carnaval termine sur le bûcher. De statut d'icône d'une quinzaine de festivités, il est réduit à l'état de cendres. Fin en apothéose, dira-t-on. À Menton, les agrumes, rois de la Fête du citron, subissent un autre sort. Ils se liquéfient ou se gélifient au profit de jus, de vins et autres exquises confitures.

Là aussi, c'est une question de pure tradition. Après le troisième et dernier corso, sonnant la fin du millésime Bollywood, c'est la vente d'agrumes à prix cassés qu'attendent avec une impatience non feinte les visiteurs.

À 8 h 30, une demi-heure avant la grande liquidation, les premiers acheteurs se montrent fidèles au poste. « Vu le prix, on aurait tort de passer à côté », souffle Jeanine. Imbattable, en effet : 1,50 euros les trois kilos d'agrumes. Et quatre euros la cagette de fleurs.

Qui dit mieux ?

Les agrumes des jardins Biovès jetés

À l'entrée des jardins Biovès, une file conduit tout droit aux oranges et aux citrons. Une autre vers les belles plantes. Primevères de jardins, primevères obconiques, cyclamens, renoncules, narcisses... Des plantes, au nom parfois un brin barbare mais à la délicieuse apparence. Au sol, ces purs produits de la serre municipale sublimaient les treize motifs d'agrumes des jardins Biovès. Elles donneront une note colorée aux balcons et aux foyers familiaux.

À côté, les tigres de Bengale, à l'allure si fière pendant la quinzaine, ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes. Désormais orphelins de leurs tonnes d'agrumes. Le squelette de fer apparent. Dans la continuité, l'éléphant, le Bouddha et tous les autres subissent le même sort de la main d'une vingtaine d'employés municipaux. Au pied de leur carcasse désossée, un monticule d'agrumes. Ceux-là ne sont pas vendus au public. Mais bel et bien balancés à la benne. Ce qui pourrait avoir des allures de gaspillage de masse revêt surtout une question d'hygiène.

Commande de 3 tonnes

« Pour des raisons d'hygiène, on ne peut pas les vendre. Pendant quinze jours, ils ont été exposés aux visiteurs, à la météo, à la chaleur, aux déjections d'oiseaux. On ne récupère que les fruits qui sont sur les chars, la plupart du temps stockés au chaud aux ateliers municipaux. Puis, on sélectionne les plus beaux », confie l'un des employés du service parc et jardins.

En tout, presque huit tonnes. Liquidation totale. Expédiée en quelques heures seulement. « On a eu une commande de trois tonnes d'une entreprise », souffle-t-on du côté de l'organisation. Toutes proportions gardées, une touriste normande a raflé six kilos de citrons et autant d'oranges. « Je vais en faire de la confiture et du jus d'orange que j'ai l'habitude de prendre au petit-déjeuner. Et puis, je vais faire plaisir aux amis. »

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