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Leur prof est atteinte du Covid-19 à Monaco, les lycéens invités à se faire dépister

Mis à jour le 21/05/2020 à 07:58 Publié le 21/05/2020 à 07:57
Les jeunes de Première qui ont eu des cours avec la prof de maths du lycée Albert-Ier de Monaco ont été invités, hier après-midi, à passer un test PCR au centre médico-sportif du stade Louis-II.

Les jeunes de Première qui ont eu des cours avec la prof de maths du lycée Albert-Ier de Monaco ont été invités, hier après-midi, à passer un test PCR au centre médico-sportif du stade Louis-II. Jean-François Ottonello

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Leur prof est atteinte du Covid-19 à Monaco, les lycéens invités à se faire dépister

Après avoir appris la maladie de leur professeur de maths mardi, les lycéens d’Albert-Ier ont été encouragés à subir un test rhino-pharyngé, mercredi, pour savoir s’ils sont ou non porteurs du coronavirus.

"Bien sûr que nous devions nous attendre à avoir un ou plusieurs cas de Covid-19 au sein de l’établissement. Mais ce que Je regrette, c’est le manque d’anticipation et d’information."

Marie (1), la maman d’un élève de Première au lycée Albert-Ier de Monaco, est l’un des rares parents d’élèves à avoir accepté de raconter ses inquiétudes, vingt-quatre heures après avoir appris la positivité au coronavirus d’une professeure de mathématiques de cet établissement monégasque.

"Nous avons appris ce mercredi matin, en lisant le journal, qu’une campagne de dépistage au centre médico-sportif du stade Louis-II était proposée à tous les jeunes ayant été en contact avec leur enseignante. Mais quand j’ai téléphoné, ce mercredi midi, grande surprise: personne n’était au courant…"

 Selon elle, cette information contredisait celle communiquée la veille au téléphone par le secrétariat du lycée, préconisant d’emmener leur enfant chez le médecin traitant pour avoir une ordonnance afin de prendre rendez-vous au Centre hospitalier Princesse-Grace pour un dépistage du Covid-19. "Moi, j’avais un rendez-vous pour vendredi seulement… Je suis passée de l’inquiétude à la colère."

Une campagne pour 23 élèves

Mercredi après-midi, une liste d’une vingtaine de prénoms et noms était entre les mains de l’infirmière du stade pour accueillir les lycéens et leurs parents. En fin d’après-midi, certains élèves manquaient à l’appel et n’avaient donc pas pu subir le test PCR (rhino-pharyngé). La conséquence d’une mauvaise communication.

Un peu plus tôt dans l’après-midi, le conseiller de gouvernement-ministre des Affaires sociales et de la Santé, Didier Gamerdinger, a dressé un point de la situation au lycée Albert-Ier. Il apparaît que l’enseignante avait passé un test sérologique dans son établissement, lundi 11 ou mardi 12 mai.

Selon le conseiller-ministre, "elle a donné des cours à deux classes de 14 et 9 élèves, en étant masquée et en respectant la distance sociale. À partir du moment où les mesures barrières sont appliquées, il n’y a pas de raisons particulières d’être inquiet pour les collègues et les élèves".

Il a fallu tout de même attendre une semaine pour que les parents soient alertés. Le gouvernement s’en explique: "Les personnels et les parents d’élèves ont été informés dès connaissance de l’information selon laquelle le professeur était atteint du Covid-19, c’est-à-dire mardi après-midi, par téléphone."

"Tout devait être sous contrôle"

Mais certains parents voient les choses d’un autre œil. « Pourquoi le personnel enseignant n’a pas été testé avant la réouverture aux élèves? questionne Marie. Pourquoi la prise en charge des cas contacts a tardé et s’est faite dans la désorganisation ? Il y a des parents mécontents, voire très inquiets. On a cru que tout avait été prévu après l’annonce des autorités il y a deux semaines sur la réouverture des lycées en Principauté. Tout devait être sous contrôle…"

Cette maman pense ainsi que les lycéens seront moins nombreux au sortir de ce week-end prolongé. Mercredi, "le lycée a enregistré un taux d’absentéisme de 15 %, dans la moyenne des 11 % à 20 % constaté depuis le 11 mai", précise le gouvernement.


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