“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Les yachts de plus de 20 mètres contrôlés dans la baie de Cabbé à Roquebrune-Cap-Martin

Mis à jour le 27/05/2019 à 08:42 Publié le 27/05/2019 à 09:00
Le contrôle s’est concentré dans la baie de Cabbé, où bon nombre de yachts venus pour le Grand Prix mouillaient.

Le contrôle s’est concentré dans la baie de Cabbé, où bon nombre de yachts venus pour le Grand Prix mouillaient. Photo d’archives A.R.

Les yachts de plus de 20 mètres contrôlés dans la baie de Cabbé à Roquebrune-Cap-Martin

En vue de faire respecter la réglementation visant à préserver les herbiers de posidonie, une grosse opération s’est déroulée, ce dimanche, à l’occasion du Grand Prix

L’opération est restée secrète jusqu’au dernier moment. Conduit par la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), sous la direction de la préfecture maritime de Méditerranée, un contrôle des bateaux mouillant dans la baie de Cabbé s’est déroulé, ce dimanche. Dans l’idée de frapper fort. Alors que le Grand Prix battait son plein dans la principauté voisine.

En ligne de mire: les yachts de plus de 20 mètres ne respectant pas la réglementation en vigueur dans la baie depuis un an, visant à préserver les herbiers de posidonie. Un arrêté innovant et précurseur, régulièrement cité, qui intéresse tout particulièrement le préfet maritime dans son élaboration d’un arrêté cadre - plus strict - sur la question.

Des plongeurs pour prouver les infractions

Car le texte concernant le littoral roquebrunois ne se contente pas d’interdire le mouillage dans la bande des 300 mètres, il le réglemente aussi en profondeur.

"Dans de tels cas, il existe deux cadres de contrôle, souligne Pierre-Luc Lecompte, administrateur des affaires maritimes. L’un est basé sur le code des transports et interdit le mouillage dans une zone définie, liée à la présence d’herbiers de posidonie. Une suite judiciaire peut être donnée au tribunal maritime de Marseille. L’autre repose sur le code de l’environnement de 1988 sur la protection des posidonies, et relève du droit commun."

Mais pour pouvoir invoquer ce code, encore faut-il être en mesure de prouver l’altération. La présence d’un bateau sur une zone où les herbiers de posidonie se trouvent ne suffisant pas.

C’est pourquoi les autorités ont fait appel, hier, à des gendarmes plongeurs. Afin qu’ils prennent des photos de l’ancre ostensiblement posée sur les plantes protégées.

Dans le cadre de l’opération, le capitaine d’un navire de 40 mètres en infraction manifeste a ainsi été auditionné. Les deux juridictions seront saisies.

"Nous étions à peu près certains qu’il était en tort grâce à notre connaissance des cartes des fonds. D’autant que sa chaîne se trouvait à un angle d’environ 10°. Or, pour que l’ancre ne fasse pas de dégâts sur les posidonies quand on la lève, il faudrait qu’elle soit à 45°..." reprend Pierre-Luc Lecompte.

Et si nombre de capitaines de bateaux contrôlés lors de telles opérations prétextent souvent que la zone n’est pas balisée, l’administrateur insiste sur un point: "L’information se trouve sur les cartes internationales qu’ils utilisent. Autant l’an dernier, elles n’avaient pas forcément été réactualisées, autant il ne peut plus y avoir de bénéfice du doute désormais."

Opérations fréquentes

En marge de l’opération ciblant les (riches) amateurs de sports automobiles en visite à Monaco - nombreux dans la baie de Cabbé car contraints à mouiller en dehors de la principauté en raison du chantier d’extension en mer - des navires ont été contrôlés au niveau de la plage de la Mala, à Cap-d’Ail. Au motif qu’ils stationnaient dans une zone interdite - dans la bande des 300 mètres.

Si les autorités s’attachent à organiser régulièrement des opérations de ce type, c’est bien parce qu’elles ont conscience qu’une sensibilisation demeure fondamentale.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct