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Les têtes de liste débattront-elles à la télé ? Le phénomène Mork

Mis à jour le 17/12/2017 à 05:04 Publié le 17/12/2017 à 05:04
Jean-Louis Grinda invite à nouveau ses adversaires au débat.

Jean-Louis Grinda invite à nouveau ses adversaires au débat. C.D. et J.-F.O.

Les têtes de liste débattront-elles à la télé ? Le phénomène Mork

Il n'en démord pas !

Il n'en démord pas ! Depuis son lancement dans la campagne à l'élection nationale sous les couleurs d'Union Monégasque, Jean-Louis Grinda répète à qui veut l'entendre qu'il souhaite débattre publiquement, si possible à la télévision.

Hier, le candidat s'est fendu d'une lettre ouverte à ses deux adversaires. Considérant que « la campagne est aujourd'hui bien lancée » et que « les choses sont suffisamment claires pour affirmer qu'il y aura bien 3 listes le 11 février prochain », Jean-Louis Grinda propose à Béatrice Fresko-Rolfo (Horizon Monaco) et Stéphane Valeri (Primo !), « dans un souci de parfaite information des Monégasques, de nous (se) mettre d'accord sur les modalités d'un grand débat national télévisé avec les trois têtes de liste ». Ce serait là une première pour Monaco.

« Accord de principe » du ministre d'État

Le leader d'UM précise qu'il a contacté le ministre d'État, Serge Telle, qui lui « a fait connaître par écrit son accord de principe, à charge pour moi d'entamer les démarches auprès de vous ».

Jean-Louis Grinda ponctue son courrier sans douter « d'une réponse positive » de Béatrice Fresko-Rolfo et Stéphane Valeri.

Sollicités par Monaco-Matin, hier, ces derniers n'ont pas manqué de mordant dans leurs répliques.

« Pas avec des "peut-être candidats" »

Béatrice Fresko-Rolfo, leader d'Horizon Monaco, estime que « tout débat d'idées et de pluralité de l'information dans le contexte d'une campagne électorale est positif ». Précisant « qu'Horizon Monaco a toujours prôné la transparence et la bonne communication auprès des compatriotes qui pourront ainsi faire un choix éclairé. » Quant au timing de ce débat : « Nous débattrons lorsque les listes seront déposées avec des candidats déclarés officiellement et dans un cadre précis et défini. Nous débattrons dans la clarté, pas dans la confusion, avec des candidats, pas des "peut-être candidats".» Il est déjà loin le temps du potentiel rassemblement…

Pas avant le 26 janvier

Stéphane Valeri, leader de Priorité Monaco-Primo ! s'intéresse-t-il à la confrontation d'idées télévisée ? « Nous ne sommes pas dupes de la manœuvre d'une tête de liste en grande difficulté de fait, qui recherche désespérément des "coups" médiatiques pour tenter d'attirer l'attention, explique Stéphane Valeri. Pour autant, le débat est dans l'ADN de Primo ! et nous le pratiquons chaque jour depuis le début. Alors, bien sûr, nous sommes favorables à un débat démocratique qui est utile pour éclairer les électeurs, à condition qu'il soit organisé dans des conditions équitables et consensuelles entre les candidats. Mais ce débat ne pourra avoir lieu, pour être vraiment utile, que lorsque les programmes complets des listes seront connus et les candidatures déposées. »

Un éventuel débat télévisé qui ne pourrait avoir lieu qu'à partir du 26 janvier - les Monégasques devant déposer leur candidature en mairie entre le 21e et le 16e jour précédent le jour de l'élection…

Une chose est certaine : le concerto pour violoncelle du compositeur anglais Edward Elgar peut être d'un ennui mortel s'il n'est pas magistralement interprété. Tout mélomane en a fait la morne expérience au moins une fois dans sa vie.

Or, vendredi soir, lors du concert du Philharmonique de Monte-Carlo, ledit concerto a été un enchantement. Que s'était-il passé ? Un violoncelliste hors pair s'en était emparé : Truls Mork. Sur la scène internationale, on ne voit guère qui pourrait le surpasser actuellement. Sa virtuosité est parfaite, son style infiniment pur, son inspiration rêvée.

Il y a ainsi des gens qui ont le pouvoir de rendre plus belles les choses de ce monde. Truls Mork poursuivit l'enchantement en nous offrant en bis une interprétation paradisiaque d'un mouvement de sonate de Bach.

Des musiques enflammées

Le reste du concert était consacré à des œuvres nordiques, entendues pour la première fois en Principauté : un Monstre de Burbank du compositeur suédois contemporain Albert Schnelzer et la 4ème. Symphonie du Danois Carl Nielsen.

La première a tout d'une musique de film. Elle a été écrite en hommage au cinéaste Tim Burton. C'est lui que le compositeur nomme le Monstre de Burbank. Nous lui laissons la responsabilité de son opinion !

Quant à la 4ème. Symphonie de Nielsen, elle a été écrite pendant la Première guerre mondiale, lorsque le compositeur observait depuis son pays neutre l'Europe qui se déchirait. Cette œuvre, qui est loin d'avoir l'envergure d'une symphonie de Brahms ou de Mahler, est traversée de drames mais aussi d'odes à la nature.

Au fond de l'orchestre, les timbales martèlent inlassablement le poids de la tragédie. Cela permit une fois de plus au timbalier Julien Bourgeois d'exceller, efficacement secondé par Patrick Mendez.

Le chef d'orchestre était on ne peut mieux choisi en la personne du Danois Thomas Dausgaard, grand gars du Nord à la chevelure couleur de neige, qui connaît ce répertoire par cœur. Il enflamma ces musiques comme on fait flamber les bûches dans les cheminées des maisons du grand Nord lorsque la neige a recouvert les toits et qu'on croit entendre tinter dans la nuit les rennes du Père Noël…

Le violoncelliste d'élite a été acclamé vendredi soir en l'Auditorium Rainier-III.
Le violoncelliste d'élite a été acclamé vendredi soir en l'Auditorium Rainier-III. A.P.

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