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Les temps forts de l'année culturelle Hercule Florence, le héros retrouvé

Mis à jour le 26/12/2017 à 05:01 Publié le 26/12/2017 à 05:00
La place du Casino en ébullition le 2 juillet dernier pour la première Fête de la Danse.

La place du Casino en ébullition le 2 juillet dernier pour la première Fête de la Danse. Cyril Dodergny

Les temps forts de l'année culturelle Hercule Florence, le héros retrouvé

Expositions événements, concerts, spectacles… 2017 a compté pour la culture en Principauté. Avec en point d'orgue une fête de la danse, événement populaire qui a rassemblé cet été

C'était un rêve. Puis un pari. Dédier Monte-Carlo le temps d'une nuit à la danse sous toutes ses formes. Toutes ses expressions. L'envie de Jean-Christophe est devenue réalité le 2 juillet dernier.

Et ce fut une grande fête populaire, animée, originale et gratuite. Du jamais vu ou presque dans une Principauté bien cadrée. Avec un pic de fréquentation de plus de 10 000 personnes au plus fort de la soirée, cette première Fête de la Danse fut un succès. Qui a mobilisé 250 danseurs.

Une façon de montrer que la Principauté est aussi terre à des événements populaires et gratuits dans la bonne humeur. Pour développer peut-être d'autres projets alors que la Nuit Blanche semble dissoute ? Pour la Fête de la Danse en tout cas, la volonté de Jean-Christophe Maillot est d'en produire une tous les deux ans. Rendez-vous (peut-être) en 2 019.

Avec 47 000 visiteurs entre juillet et septembre, l'exposition estivale du Grimaldi Forum consacrée aux trésors de la Cité interdite compte aussi dans le palmarès des succès culturels de l'année. Sûrement parce que le rendez-vous donnait à voir des pièces exceptionnelles de la maison impériale chinoise. Les mystères de l'Empire du milieu sont en effet un thème porteur.

Et notamment quand il s'agit de découvrir les fastes de la vie de cour de la dernière dynastie d'empereurs chinois, installée à la cité interdite, chef-d'œuvre du patrimoine universel, qui allie fastes et une richesse artisanale élégante.

La volonté du Grimaldi Forum de se tourner vers la Chine pour un retour à une exposition patrimoniale a payé. Si bien que le vaisseau du Larvotto misera à nouveau sur le patrimoine pour l'été 2 018 avec une exposition autour de l'Égypte. Un sujet déjà traité en exposition qui s'appuiera cette fois-ci sur des ensembles prestigieux de tombes royales et princières, des bijoux, des sarcophages, étudiés sous le prisme original de l'orfèvrerie, en traversant 2 500 ans d'histoire. Avec près de 150 pièces du musée du Caire, prêteur principal, qui composeront cette présentation promettant d'être spectaculaire.

Après cela, l'histoire avec la Chine doit se prolonger dans les salles d'exposition de la Cité interdite à Pékin en septembre. C'est là, en effet, que sera présenté « Prince et Princesse de Monaco », un projet sur la dynastie des Grimaldi, préparés par les équipes du Grimaldi Forum et du Palais princier. Qui racontera l'histoire des princes de Monaco entre le XVe et leXXIe siècle.

C'est l'histoire d'un héros oublié. Certes, l'adage dit nul n'est prophète en son pays, mais à Monaco, c'était une figure disparue. Et pourtant : inventeur acharné, artiste et aventurier, Hercule Florence a quitté en 1 823 la Principauté de son enfance pour tailler la route vers le Brésil, où il marquera le pays et l'histoire.

C'est à ce héros méconnu que le Nouveau Musée National de Monaco (NMNM) a consacré une de ses plus réussies expositions de l'année 2 017. Mettant en lumière sa carrière prolifique.

Quand en 2009, Cristiano Raimondi a démarré ses recherches sur Hercule Florence, à la suite d'un article dans les Annales Monégasques, il n'imaginait pas exhumer l'histoire d'un singulier aventurier de la Principauté du XIXe siècle, qui fit carrière au Brésil. Le résultat, huit ans plus tard, est cette exposition, déroulée au printemps, baptisée « Le nouveau Robinson », tel qu'Hercule Florence, fasciné par le héros de Daniel Defoe, se surnommait lui-même.

En 1 823 à Rio, il répond à la proposition du baron de Langsdorff pour prendre part à une expédition fluviale dans des contrées impénétrables du Brésil. Hercule y tient le journal de bord, croquant les paysages, la faune, la flore et les indigènes qu'ils croisent. L'expédition finit en tragédie et le jeune Monégasque en est l'un des rares survivants.

Ses travaux envoyés en Russie - le voyage était financé par le tsar Alexandre 1er - seront oubliés pendant 150 ans.

Père de la bioacoustique (il a, le premier, retranscrit le chant des oiseaux en notes de musique), il multiplie à la fin du XIXe siècle les inventions à Sao Carlos où il s'établit. Fasciné par la reproduction, il développe la calcographie et la polygraphie pour reproduire à l'identique des documents papiers et en couleurs. À cette époque, ses recherches le conduisent à mettre au point un procédé photographique, dont il sera l'un des pionniers. Alors qu'en Europe, au même moment, Niepce et Daguerre emportent la paternité.

Hercule Florence est mort en 1879, sans jamais retourner en Principauté.

Si toutes ses créations exposées en 2 017 à Monaco sont retournées dans ses archives au Brésil, les équipes du NMNM ont conservé des fac-similés de tout ce qui a été exposé. Pour continuer d'évoquer cette figure monégasque méconnue dans son pays.

Jean-François Ottonello
La divine Cecilia Bartoli est une fidèle de la Principauté depuis sa nomination au printemps 2 016 comme directrice artistique des « Musiciens du prince », émanation de l'Opéra de Monte-Carlo.
Cette année, la diva et l'ensemble de musique baroque ont épaté les amateurs avec une charmeuse version de « Cendrillon » de Rossini au Grimaldi Forum.
					 	
	(Photo Alain Hanel/
 	Opéra de Monte-Carlo)
Michael Alési
L'exposition proposée par le Nouveau Musée National de Monaco a permis d'exhumer les créations de ce génial inventeur monégasque du XIXe siècle, qui fit carrière au Brésil.
L'exposition proposée par le Nouveau Musée National de Monaco a permis d'exhumer les créations de ce génial inventeur monégasque du XIXe siècle, qui fit carrière au Brésil. Jean-Sébastien Gino-Antomarchi
En juillet, Gérard Depardieu chantait Barbara sur la scène de la Salle Garnier. Un rendez-vous émotion qui a marqué la saison.
En juillet, Gérard Depardieu chantait Barbara sur la scène de la Salle Garnier. Un rendez-vous émotion qui a marqué la saison. Michael Alési
L'artiste dans les griffes de son requin géant, posé sur le toit du bâtiment.
L'artiste dans les griffes de son requin géant, posé sur le toit du bâtiment. Cyril Dodergny

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