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Les stations de ski des Alpes-Maritimes attendent le feu vert pour ouvrir, voici le protocole sanitaire mis en place

Mis à jour le 20/11/2020 à 20:14 Publié le 22/11/2020 à 08:00
Prêt pour retourner skier?

Prêt pour retourner skier? Photo d'archives Jean-François Ottonello

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Les stations de ski des Alpes-Maritimes attendent le feu vert pour ouvrir, voici le protocole sanitaire mis en place

Les professionnels de la montagne attendent avec impatience le top départ pour lancer la saison d'hiver. Malgré l'absence de neige et les inquiétudes liées à la Covid-19, chacun essaie de rester positif et se prépare le plus normalement possible.

Le compte à rebours est lancé. Et l’envie est (ultra) pressante d’aller dévaler les pistes de ski.

Si pour l’instant l’or blanc n’a pas habillé les sommets azuréens, s’y ajoute l’inquiétude de savoir ce que les mesures sanitaires liées à la Covid-19 réserveront.

Une chose est sûre, le reconfinement a mis un coup de massue aux professionnels des stations à quelques semaines de l’ouverture prévue des domaines skiables.

Et l’optimisme qui existait encore aux mois de septembre et octobre est un peu mis à mal.

Ouverture le 5 décembre pour les stations du Mercantour

Malgré cela, il en faut plus pour les décourager.

Maintenance et entretien des remontées et des dameuses, vérification des installations comme les canons à neige, préparation des pistes, etc. Les stations se préparent depuis plusieurs semaines.

"On maintient la date d’ouverture le 5 décembre, confirme le directeur de l’office de tourisme d’Auron, Pascal Lequenne. On se prépare à ouvrir et on s’adaptera en fonction des mesures qui seront décidées."

L’espoir d’un allègement des mesures

"Les stations du Mercantour sont en capacité d’ouvrir au 5 décembre", confirme la maire d’Isola et vice-présidente de l’Association nationale des maires des stations de montagnes (ANMSM), Mylène Agnelli.

"Avec l’association, on s’est mis en marche, depuis l’apparition du virus, pour collaborer avec l’Etat et l’Agence régionale de santé, et mettre en place un protocole sanitaire identique dans toutes les stations pour que ce soit simple [lien vers le protocole sanitaire]. Et on est prêt à tester nos saisonniers à leur arrivée."

Si Mylène Agnelli espère "un allègement des mesures le 1er décembre", l’Etat peut aussi décider de geler toute perspective d’ouverture immédiate en prolongeant le confinement ou en imposant de nouvelles restrictions.

"Être positif"

"On continue à travailler au mieux, on essaie d’être positif pour tout le monde: nos clients, les acteurs économiques de la station, insiste Pascal Lequenne. On reste dans la dynamique avec cet objectif d’ouverture."

Et si c’est plus tard? En janvier? "Si ce n’est pas pour les vacances de Noël, ce sera très compliqué", souffle-t-il sans vouloir croire à ce scénario catastrophe.

"Dans les starting-blocks"

"À Valberg, on se prépare comme un mois de novembre classique en travaillant, aussi, sur les protocoles sanitaires que l’on doit mettre en place", rebondit la responsable communication et événementiel de la station, Claire Manzoni.

L’objectif? "Rassurer la clientèle."

Elle poursuit: "Tout le monde se prépare sur la station, les commerçants sont là, ils déballent, les colis arrivent, les skis se préparent. On est dans les starting-blocks".

Comme à son habitude, la station du Cians se refuse à annoncer une date d’ouverture et se dit prête à ouvrir quand les conditions d’enneigement et de sécurité seront réunies.

"Envie qu’il neige"

La neige n’étant, pour l’instant, pas au rendez-vous. Ni dans les prévisions de Météo France jusqu’au 1er décembre.

"On a envie qu’il neige, lance Mylène Agnelli. Nos réseaux de canon à neige sont prêts mais il faut qu’il fasse un peu plus froid. L’objectif est de les faire fonctionner dès que les conditions le permettront."

Quitte à produire pour rien si les stations restent pour l’instant fermées? "Ça permet aussi de préparer le manteau neigeux. Et on essaie de le faire de façon raisonnable pour le coût mais aussi d’un point de vue écologique."

"Activité de plein air"

Du côté de Gréolières, qui a connu "sa pire saison d’hiver" à cause des conditions météos comme en témoigne le directeur Jean-Paul Rouquier, sur la station depuis 1976, on se prépare aussi avec les nouvelles règles sanitaires. En croyant très fort que la station va ouvrir.

"L’avantage du ski c’est que c’est une activité de plein air et que le masque protègera aussi du froid, relativise-t-il. Ce qui est gênant, c’est les files d’attente mais on a les skis au pied, ça crée de la distance. Ça ne sera pas pire que dans les transports en commun."

Que dit le protocole sanitaire?

En partenariat avec l’association nationale des maires des stations de montagne et les Domaines skiables de France, notamment, l’association France Montagnes (qui regroupe les principaux acteurs du tourisme en montagne) a diffusé le protocole sanitaire concocté pour la saison hivernale.

Et la volonté affichée est de rassurer la clientèle.

"Du bon sens"

Ce protocole "se base sur l’intelligence et le bon sens, commente Christophe Ollivier de la marque Pure montagne. On propose de faire ça mais on fera plus s’il le faut."

Première chose: le port du masque n’est pas obligatoire lorsqu’on dévale les pistes. "La pratique des sports de glisse est une pratique de plein air où l’équipement favorise les gestes barrières", justifie-t-on.

Règles calquées sur ce que l'on connaît

Pour le reste, du "parcours client" les règles édictées sont calquées sur celles appliquées ces derniers mois en France.

Notamment le port du masque obligatoire dans les transports en commun (bus, navettes, remontées mécaniques et files d’attente), dans les magasins, hébergements ainsi que dans les restaurants.

Pas de limitation

Du côté de l’école de ski et des cours collectifs, le masque doit être porté par les moniteurs et les élèves de 11 ans et plus lors des rassemblements au début et à la fin des cours.

Aucune limitation des effectifs n’est prévue. Tout comme sur le domaine skiable et les remontées mécaniques.

Tout est en préparation.
Tout est en préparation. Photo Lucien Carles
La souplesse: la règle des commerçants

Une fois l’étape de la communication passée, les professionnels de la montagne doivent rassurer au maximum leurs clients.

"On conseille aux hébergeurs d’être hyper souples et de proposer l’annulation sans frais pour que les gens réservent", avoue le directeur de l’office de tourisme d’Auron, Pascal Lequenne, rejoint par son homologue d’Isola 2000, Lionel Fernandez qui assure que "c’est quelque chose d’intégré".

"Ils espèrent pouvoir travailler"

Une "souplesse" à laquelle appelle aussi Mylène Agnelli tant chez les hébergeurs que dans les commerces de location.

"Beaucoup de choses ont été mises en place, notamment cet été, et ils espèrent pouvoir travailler, appuie-t-elle. Ils sont inquiets mais dans les starting-blocks et ils jouent le jeu avec l’annulation gratuite."

"Dans l'expectative"

"Les commerçants, hébergeurs, restaurateurs sont tous dans l’expectative, dans l’attente des annonces gouvernementales mais ils ont tous prévu d’ouvrir, insiste Lionel Fernandez. Les restaurateurs imaginent des scénarios qui leur permettraient de s’adapter aux nouvelles dispositions."

Besoin de prévoir

"Tout le monde se prépare à faire du emporter mais il est important de le savoir un peu à l’avance car il faut pouvoir s’organiser, il y a des choses à acheter", prévient le président du syndicat des commerçants et des artisans de Valberg, Frédéric Jean.

"Ils sont tous prêts à se mettre en place car l’important est de pouvoir travailler. On est dans l’attente d’une communication du président de la République."

Le chiffre

50.000. C’est le nombre de tests antigéniques que le Département des Alpes-Maritimes a annoncé, jeudi, dans un communiqué, avoir commandé pour "tester régulièrement le personnel des stations des Alpes-Maritimes".

"Dans la perspective de l’ouverture prochaine des stations de ski, j’ai commandé 50.000 tests rapides antigéniques pour tester en cas de doute les personnels des stations des Alpes-Maritimes qui sont en contact quotidien avec nos vacanciers", a commenté le président du Département, Charles-Ange Ginésy.

"Nous souhaitons que nos stations protègent la clientèle, leurs salariés et leurs résidents en éliminant tous risques de propagation du virus."

Il poursuit: "Le conseil départemental, en lien avec l’ARS [agence régionale de santé] et les collectivités locales, coordonnera la mise en place, dans les stations, des centres de tests de dépistage qui seront réalisés par les professionnels de santé des Alpes-Maritimes." 

En donnant un résultat rapidement (environ 30 minutes) à la suite du prélèvement nasopharyngé, le procédé permet d’isoler plus rapidement un patient positif à la Covid-19 et de "rompre les chaînes de transmission du virus".

Cette annonce se veut aussi être une garantie à l’attention du gouvernement, alors que les annonces sont attendues par tous les professionnels de la montagne qui craignent un report de l’ouverture de la saison hivernale.

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