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Les soeurs de Saint-Martin Les Pets de Nonne

Mis à jour le 03/02/2019 à 05:14 Publié le 02/02/2019 à 05:14
La rue du château à Roquebrune.	(DR)
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Les soeurs de Saint-Martin Les Pets de Nonne

Retrouvez comme chaque samedi, la rubrique d’art et d’histoire du pays Mentonnais

Cette année, comme toutes les années, il y avait, le 15 août, à Roquebrune, le festin de la Vierge et l’on dansait jusqu’à deux heures du matin. Comme le Baban avait cassé une clé du piston en descendant de Sainte-Agnès quelques jours avant, il ne pouvait être là.

Tabarota avait sa femme qui était sur le point d’accoucher et Manera avait crevé la peau du tambour ; et donc il a fallu faire venir la musique de San Biajou, qui, entre nous soit dit, mettait vraiment l’ambiance !

Les sœurs de la chapelle de Saint-Martin, dans l’église du Cap, de savoir que tous ces gens dansaient, alors qu’elles n’avaient pas le droit de sortir, se sont dit : « Et si on mettait un peu à l’épreuve ces danseurs pour voir s’ils quitteraient subitement le bal pour venir nous porter secours en cas de danger ! »

Aussitôt dit, aussitôt fait…

Et vers deux heures du matin, pendant qu’ils dansaient la dernière farandole, la cloche de la chapelle de Saint-Martin se mit à sonner !

« Vite ! Vite !, se mit à crier Massoli le garde champêtre, il y a le feu à la chapelle de Saint-Martin ! Venez tous avec moi ! »

Et de ce fait, grands et petits ont couru derrière le garde champêtre. Désillusion ! Rien ! Même pas une escarbille. Chacun s’en retourna chez lui en pensant que, peut-être, comme il y avait eu du vent d’Est, une rafale avait fait bouger la cloche.

Mais le lendemain, il y avait à nouveau un bal au Banastron, et vers deux heures du matin, la cloche de la chapelle s’était remise à sonner ! Et comme il y avait à nouveau du vent d’Est mélangé avec la tramontane, personne n’a bougé. Mais cette fois c’était vraiment réel, et la chapelle des sœurs de Saint-Martin a bel et bien brûlé !

Aquest’an, couma tout u an, i era à Rocabruna ou festin d’a Madona ou quinze d’aoust e se balava fint’a dou oura de matin. Couma ou Baban avὶa rout una quiau dou pistoun, en carent de Sant Agne, quarque jou avanch, noun pourὶa esse aquì. Tabarota avὶa a sὶa moulhé qu’era sus’ou pounch de partourὶ e Manera avὶa crepà a pel dou tamboù ; e pura a cashù fà venὶ a mùsica de San Biajou, qu, sigue dich tra nourautre, meteva da segù l’ambiança !

Aï moùniga d’a capela de San Martin int’a guièja dou Cab, de sabé que tout aquest moundou balava, aloura que ele n’avioun mancou ou drech de sourt, se soun dich : « E se meteven un poc a prova aquelu balerin per veire se lasherὶoun tout a n’un cὸu ou bal per venὶ nou pourtà un ajut en casou de dangé ! »

Acὸ dich, acὸ fach…

E vers dou oura de matin, en tant que viravotoun ou darrὶe brandi, a campana d’a capela de San Martin s’é metùa a sounà ! « Vitou ! Vitou ! s’é metù a ralhà Massoli ou campὶe, i a ou fœg n’a capela de San Martin ! Vené tout dame men ! » Sùbitou, gran e pichoun an courrù darreire ou campὶe…

Engann ! Ren ! Mancou una beluga ! Cada-un é rintrà a sὶa casa, en pensent que foshi, couma i era ou levant una ràfega avὶa fach sounà a campana.

Ma, ou lendeman, i era torna ou balet au Banastroun e vers dou oura de matin, a campana d’a capela s’era remetùa a sounà. E couma i era torna ou levant mesquià dam’a tramountana, neshun n’a boulegà. Ma sta vota era propri da segù e a capela de moùniga de San Martin a bel e ben brujà !

Traduction en Roquebrunois par l’équipe U Chacharoun rocabrunasc sur un texte en mentounasc

de Jaouselet Macari

125 gr de farine, 80 gr de beurre, 20 cl d’eau, 4 œufs, 1 sachet de sucre vanillé, ½ cuillère à café de sel fin, du sucre glace, huile de friture.

Le Cap-Martin.	(DR)

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