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Les sapeurs-pompiers de Monaco plus sollicités cet été

Mis à jour le 07/08/2019 à 08:27 Publié le 07/08/2019 à 08:45
Les sapeurs pompiers sont intervenus 869 fois en juin et 947 fois en juillet. Un record.

Les sapeurs pompiers sont intervenus 869 fois en juin et 947 fois en juillet. Un record. Photo Cyril Dodergny

Les sapeurs-pompiers de Monaco plus sollicités cet été

Par rapport à 2018, année record en termes d’interventions, les soldats du feu monégasques sont intervenus plus de fois que l’été dernier. Une raison ? La canicule, bien sûr…

Chaque jour à Monaco, cinquante sapeurs-pompiers honorent une garde opérationnelle de vingt-quatre heures. En toute saison. En période estivale - avec la hausse du mercure et l’afflux touristique - les "sorties" de casernes s’avèrent plus fréquentes. En juin et en juillet, les soldats du feu monégasques ont effectué, respectivement, 869 et 947 interventions à Monaco et dans les trois communes françaises limitrophes.

"C’est près de 30 interventions de plus qu’en juin et juillet 2018, qui était pourtant une année record et de référence, souligne le lieutenant-colonel Norbert Fassiaux, chef du corps des sapeurs-pompiers de Monaco. On peut clairement parler de sur-sollicitations. La canicule a joué son rôle. Elle est déclarée quand il n’y a pratiquement pas d’amplitude thermique entre le jour et la nuit. Du coup, on a été sollicité la journée comme la nuit."

Plus de 83 % d’interventions liées à l’assistance à personnes

C’est donc bien souvent pour de l’assistance à personnes - comme on le dit dans le jargon des forces de secours - que ces anges gardiens ont été dépêchés. À plus de 83 %, selon les statistiques officielles (1). Un "focus canicule" a même été créé dans le bulletin de surveillance des événements particuliers, dans lequel on comptabilise 36 interventions liées aux fortes chaleurs. Des malaises, des coups de chaud, des déshydratations, mais aussi des civils bloqués dans des ascenseurs, victimes d’une surchauffe.

Tout cela a été principalement constaté entre le 26 juin et le 5 juillet, ainsi que les 24 et 25 juillet. En Principauté, c’est d’ailleurs à ces dates-là que le mercure a grimpé le plus haut. Le 26 juin, la station de mesure de la Direction de l’Environnement (2) à l’Institut océanographique a répertorié des températures de 34 °C le jour et 28 °C la nuit. « Les organismes fatiguent sur plusieurs jours. Les personnes vulnérables sont protégées grâce à la communication du gouvernement. En intervention, on fait aussi de la sensibilisation. Il faut être vigilant avec les personnes âgées car, c’est physiologique, elles ne ressentent pas la chaleur, la soif, elles ne transpirent pas », analyse le lieutenant-colonel Norbert Fassiaux.

Des chaleurs qui n’épargnent pas son propre personnel. Même si la condition physique des sapeurs-pompiers n’est guère critiquable, ceux-ci bénéficient de quelques aménagements appréciables. "Forcément, la chaleur fatigue aussi le personnel qui est plus sollicité, notamment la nuit. J’ai fait en sorte d’alléger leur tenue et de privilégier les entraînements dans des salles climatisées plutôt qu’en extérieur. Je réduis au maximum la possibilité de les fatiguer."

Quant aux interventions liées à l’ébriété nocturne, la période estivale n’y change rien. "On n’intervient pas plus pas moins que le reste de l’année."

Photo MM

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