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Les résidents et commerçants des Jardin d'Apolline s'insurgent de n'avoir "aucune information"

Mis à jour le 04/08/2017 à 11:20 Publié le 04/08/2017 à 05:03
«Il apparaît non seulement que la solution deux blocs à la fois soit possible, mais qu’elle serait préférable, plus rapide, plus simple et moins coûteuse.» 	(Photos Jean-François Ottonello)

«Il apparaît non seulement que la solution deux blocs à la fois soit possible, mais qu’elle serait préférable, plus rapide, plus simple et moins coûteuse.» (Photos Jean-François Ottonello) Photo JFO

Les résidents et commerçants des Jardin d'Apolline s'insurgent de n'avoir "aucune information"

"Nous ne savons rien de l'avancement du dossier par le gouvernement. Nous n'avons aucune information et déplorons vraiment cette manière de faire. Nous ne sommes pas associés à la réflexion. On nous met devant le fait accompli." Voilà, c'est dit et redit.

Franck Lobono n'est pas du genre à refuser le dialogue. Le président de l'association des résidents et des commerçants des Jardins d'Apolline a même une propension forte à la médiation, au consensus, à l'écoute. Et c'est là que le bât blesse.

Les locataires de l'ensemble immobilier domanial qui souffre tant de l'humidité que les murs de leur logement sont infestés de moisissures et de champignons veulent, après les promesses de l'État, qu'une solution soit trouvée dans la concertation. Vite et bien.

Franck Lobono explique: "Tant que notre association n'a pas été créée, rien n'a bougé alors que les problèmes étaient déjà existants. Ca fait presque un an que nous avons pris conscience qu'il y a une crise majeure dans les quatre blocs de l'ensemble domanial. Au gouvernement, dans un premier temps, je crois que certains se sont mis des œillères. C'était trop énorme pour accepter la réalité. Et aujourd'hui, la manière de gérer la crise met beaucoup de doute dans l'esprit des gens. Pour reloger les Monégasques, l'État propose tous les fonds de tiroirs."

Or, les résidents attendent des propositions en adéquation avec leur foyer. Ils veulent des travaux en deux tranches. Mais il s'agit pour cela de trouver plus de cent appartements…

"Le gouvernement doit aller jusqu'au bout de ses promesses, poursuit Franck Lobono. Si l'argent n'est pas un problème et que l'humain prime, il faut s'engager sur des appartements privés. On n'aura pas suffisamment d'appartements dans le domanial. C'est impossible."

Parmi les solutions envisagées, l'association propose donc la création d'une indemnité de relogement temporaire (IRT): "Une formule que l'on a inventée pour les locataires qui ont des possibilités personnelles."

Ces possibilités sont, notamment, l'occupation dans une résidence secondaire leur appartenant ou dans un logement mis à leur disposition.

Il s'agirait alors de proposer des sommes "suffisamment conséquentes" pour dédommager les locataires qui s'engageraient alors à s'arranger comme bon leur semble, "tout en conservant l'adresse aux Jardins d'Apolline", expliquent les locataires dans un courrier au ministre d'État en date du 28 juillet.

Mais si l'association cogite pour proposer des axes de réflexion, elle admet mal que l'État, de son côté, ne l'associe pas davantage.

"Je ne veux pas de polémique avec le gouvernement. Je souhaiterais travailler main dans la main avec lui. Il s'agit de prendre part aux décisions. On n'acceptera jamais d'être mis devant le fait accompli. On est prêt à entendre et à comprendre les choses. Il faut nous intégrer dans cette équation."


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