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Les résidences royales d’Europe réunies sur le Rocher

Mis à jour le 14/06/2019 à 08:38 Publié le 14/06/2019 à 10:35
Une vue de Monaco.

Une vue de Monaco. Photo Cyril Dodergny

Les résidences royales d’Europe réunies sur le Rocher

A l’occasion de l’assemblée générale de l’association des résidences royales européennes, la présidente Catherine Pégard a insisté sur la nécessité de faire connaître ces lieux tout en les préservant.

Versailles, le Grand Palais du Kremlin, l’Historic Royal Palaces du Royaume-Uni, la Royal Danish Collection du Danemark… Hier et aujourd’hui encore, l’association des résidences royales européennes – dont fait partie le Palais princier de Monaco depuis 2015 – a tenu son assemblée générale au Musée océanographique.L’occasion de lever le voile, avec sa présidente Catherine Pégard, sur cette entité qui s’attache à préserver ce patrimoine bâti ancien.

A noter que Catherine Pégard est également présidente de l’établissement public du château, musée et du domaine national de Versailles.

Quel est le rôle de l’association?
À sa création, en 1995, elle était destinée à mettre en relation plus étroite les différentes résidences royales européennes. Nos prédécesseurs voulaient en faire un lieu de rencontre pour échanger les bonnes pratiques, les idées sur les évolutions de leurs institutions. De fil en aiguille, on a considéré qu’il fallait faire rayonner l’association auprès du grand public. Nous tous réunis, ce sont 35 millions de visiteurs à qui il faut s’adresser. L’objet de nos travaux, c’est de montrer que 27 institutions peuvent discuter d’idées et projets communs et, au fond, de parler de l’Europe culturelle.

Avec des ateliers comme les systèmes hydrauliques ou le développement commercial, c’est finalement un partage d’expériences?
Exactement.On confronte les expériences de chacun pour essayer d’être meilleurs dans nos lieux respectifs. Le château de Versaille, par exemple, envoie des fontainiers en Pologne car ceux-ci ont une technicité pour parler des fontaines et des tuyauteries en plomb.À Londres, on avait eu une réunion passionnante sur la sécurité des lieux au moment des attentats. L’Angleterre avait vécu ceci avant nous et nous a apporté une expérience qui nous a fait gagner du temps.

Vous travaillez aussi sur les réseaux sociaux, la réalité augmentée. C’est primordial de faire découvrir "l’ancien" par les nouvelles technologies ?
Il y a quelques années, on a créé le "Palace Day" sur les réseaux sociaux. Le 19 juillet, on fera des tweets, des storys sur Instagram sur nos palais, sur les coulisses. Le thème de cette année : les jardins. L’objectif est de se dire: comment parle-t-on de ces lieux à des gens qui n’ont, peut-être, pas reçu l’éducation pour les connaître ou ne sont pas attirés par eux ?Il faut leur faire connaître autrement, parler leur langage.Beaucoup de gens lisent les Mémoires de Saint-Simon, beaucoup aussi lisent des tweets.

L’incendie de Notre-Dame-de-Paris a-t-il servi d’électrochoc?
Le jour de l’incendie, nous ouvrions les appartements de la reine Marie-Antoinette après trois ans de travaux de mise en sécurité contre… l’incendie.On a tout un programme de conservation préventive de nos lieux, on peut apporter nos expériences si on nous les demande.On est au service les uns des autres.

Parlez-nous d’Epico…
C’est un programme européen initié au château de Versailles qui a pris de l’ampleur grâce au réseau. Il s’agit d’étudier toutes les techniques d’aujourd’hui pour améliorer la conservation et la protection des œuvres.Il y a aujourd’hui, par exemple, des problèmes d’hydrométrie plus importants qu’avant.L’idée, c’est de concilier une grande fréquentation des lieux et une préservation de ceux-ci. Ceci est débattu avec des instruments de mesures très concrets. Ce programme est mis à la disposition de chacun pour participer à l’amélioration des conditions de sauvegarde de nos collections.

Vous êtes habituée aux grands palais. La Principauté, elle, en a un petit.Quel regard portez-vous sur celui-ci?
Quand on arrive au Palais princier, on comprend un peu ce que pouvait être la cour de France du temps de la création du château de Versailles.Il a été construit dans un lieu dont il est devenu le centre. Toute la vie deVersailles s’organisait autour du château.Je crois comprendre que c’est exactement la même chose ici à Monaco. En voyant le chantier de restauration des fresques, on sent que la compréhension nécessaire pour pouvoir avancer plus loin dans la restauration des œuvres est la même pour tous. Quand nous nous rencontrons ici, nous n’avons pas les mêmes domaines mais on parle des mêmes choses.À l’époque, Versailles a rayonné sur le reste de l’Europe. Aujourd’hui, nos histoires communes se rejoignent et il n’y a pas de prédominance.Il y a la même préoccupation de faire connaître nos collections au plus grand nombre, tout en préservant au mieux ces lieux. Si on veut pouvoir continuer à les visiter dans 300 ans…


Monaco membre depuis 2015

Après leur journée de travail, hier soir, les participants à l’assemblée générale de l’association des résidences royales européennes ont été accueillis par le prince Albert II au Palais.

Là, le souverain et la présidente, Catherine Pégard, ont dévoilé la première plaque signalétique d’appartenance au réseau, mentionnant la date d’adhésion du Palais princier à l’association. C’était en 2015.

"L’idée était de s’insérer dans ce réseau dans un contexte d’ouverture à l’Europe, justifie Thomas Fouilleron, directeur des Archives et de la bibliothèque du Palais princier. C’est un signe évident de reconnaissance malgré l’exiguïté de la Principauté et aussi la taille modeste du Palais princier par rapport aux grands palais européens qui sont des modèles dans l’histoire des résidences royales. Ce réseau est l’héritier de l’Europe des Lumières, des cours royales et princières. Ce réseau, avec une coopération technique et scientifique, permet de voir ce qu’il se fait ailleurs et d’en tirer le meilleur pour nous-mêmes."

Catherine Pégard.
Catherine Pégard. Photo Jean-François Ottonello

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