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Les plages de Nice se refont une beauté, on vous dit tout sur les galets de la Promenade des Anglais

Mis à jour le 08/03/2021 à 20:07 Publié le 08/03/2021 à 19:55
De nouveaux galets pour les plages de la promenade des Anglais.

De nouveaux galets pour les plages de la promenade des Anglais. Photo Cyril Dodergny

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Les plages de Nice se refont une beauté, on vous dit tout sur les galets de la Promenade des Anglais

Le bord de mer se refait une beauté. Comme chaque année, de nouveaux galets sont amenés sur la plage, afin de la rendre optimale pour les beaux jours. D’où viennent-ils et que font-ils là ? On vous raconte tout.

Tout, vous saurez tout sur les galets. Les services de la ville s’activent actuellement sur les plages niçoises, pour les "engraisser". Alors, non, les agents municipaux ne s’amusent pas à jeter des bouts de pain sur la plage. Ils amènent plutôt 2 900 m3 de galets, pour que cette dernière soit la plus confortable possible.

Des galets calibrés

Et la plus belle. "Il n’y a pas d’équivalence dans le département", souffle Arnaud Bonnin, directeur adjoint des affaires maritimes, pour la métropole Nice Côte d’Azur.

Car les galets niçois sont triés sur le volet. Ils peuvent venir d’une carrière située à Durance, dans les Bouches-du-Rhône, ou du Paillon.

"On alterne. Cette année, on est allés à Durance parce que, avec la tempête Alex, les agents étaient mobilisés sur d’autres chantiers que le curage du Paillon", explique Arnaud Bonnin.

Quand ils sont récupérés dans le Paillon, les galets sont ensuite triés, puis lavés. "Ils doivent être harmonieux, ne pas avoir de terre ou être trop gros. Les grosses pierres sont plus dures, donc pas confortables pour poser sa serviette", poursuit-il.

Très précisément, le galet niçois mesure entre 20 et 80 millimètres.

Pas de chantier, pas de galets

Mais pourquoi toute cette agitation, alors qu’on ne manque pas de pierres, dans la région ? "Que ce soit à cause des courants ou de l’érosion, le galet est en perpétuel mouvement", expose Brigitte Rollier, géologue et membre de l’association Géo Sites Alpes Azur.

Ça fait donc une vingtaine d’années que la ville nourrit régulièrement ses plages. Quelques décennies en arrière, les galets venaient naturellement du Paillon ou du Var. Mais, la construction de la Promenade des Anglais et de l’aéroport a freiné leur voyage.

"Si on n’intervenait pas, il y aurait de l’eau jusqu’au mur de la Prom’", pose Arnaud Bonnin.

Deux épis en travaux

En parallèle de l’apport de galets, la ville a lancé des travaux d’aménagement des épis de Magnan et Lenval. Ces structures, perpendiculaires à la plage, servent à freiner les courant d’eau.

L’objet des travaux est de les démonter, les repositionner et les remonter. Ces gros blocs de rochers, qui peuvent peser jusqu’à 12 tonnes, ne sont pas faciles à manier. Les travaux devraient donc durer deux mois.

En parallèle, les huit autres épis seront sécurisés, pour préparer la haute saison. Espérons que les indicateurs seront au beau fixe, pour pouvoir en profiter !

Des galets uniques sur le littoral

Vous l’avez sûrement remarqué, même s’ils sont triés, les galets des plages niçoises n’ont pas la même taille ou la même couleur. "La baie des anges mesure 15 kilomètres. Plus on est près de l’embouchure du Var, plus les galets sont gros. C’est logique : plus ils sont petits, plus ils voyagent loin", explique Brigitte Rollier.

Leur couleur grise est due au calcaire. Mais certains tendent vers le rouge. Ce sont des roches qui viennent des Gorges du Cians, vers Beuil. "Elles peuvent aussi venir des Gorges de Daluis, du côté de Guillaumes. Ce sont des pierres plus petites, un reste de dépôt volcanique", ajoute la géologue.

Les anciens volcans sont d’ailleurs pourvoyeurs sur d’autres zones du littoral. À Antibes, près du Fort carré, c’est l’ancien volcan de Biot, éteint depuis 25 millions d’années, qui charrie de gros galets. "De la taille d’une pièce de deux euros", précise Brigitte Rollier.

Et les montagnes ne sont pas en reste. Les roches du Var et du Paillon ne dépassent pas le Cap de Nice, voire le Cap Ferrat. Les plages mentonnaises sont donc notamment alimentées par les résidus de La Roya.


Si l’histoire des galets azuréens vous intéresse, sachez que l’association Géo Sites Alpes Azur prépare une exposition à ce propos, au musée d’Histoire et de céramique Biotoises. Elle devrait être accessible avant cet été.
Plus d’infos : geositesalpesazur.com ou sur la page Facebook de l’association.

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