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Les petits Monégasques récoltent leur miel

Mis à jour le 18/06/2018 à 09:27 Publié le 18/06/2018 à 10:08
Chacun est reparti avec son petit pot de miel non commercialisé.

Chacun est reparti avec son petit pot de miel non commercialisé. Photo L.M.

Les petits Monégasques récoltent leur miel

Ce vendredi, des écoliers de Monaco ont participé à la récolte du miel de printemps des ruches de la Principauté. Histoire de mieux connaître les abeilles pour mieux les protéger.

Au premier étage de l'espace Léo- Ferré, ça fourmille… ou plutôt, ça bourdonne ! Mais quelle mouche a piqué les élèves de l'école Saint Charles ? Sûrement pas une abeille. Alors que Monaco célèbre le "Apiday", une journée dédiée à la connaissance des abeilles, les écoliers sont devenus incollables sur les pollinisatrices. "Nous avons étudié en classe les rapports de l'homme à l'animal. Ils sont très sensibles à ce sujet", explique Patricia Pasquet, dite "Maîtresse Patou".

Connaître pour protéger

Lia, Lena, Emma, Virginia et Constance, redoutable girl's band, sont inépuisables sur le sujet: classification, ordre, elles connaissent tout, même les différents métiers de la ruche. Pourquoi? "Parce qu'on a fait un exposé devant les petits du CP. Comme ça, ils pourront en parler autour d'eux, pour que tout le monde connaisse mieux les abeilles". Car plus on connaît, et plus on est sensible. Aujourd'hui, les gamins le savent tous, et ils vous le crieront avec toute la terreur que peut inspirer cette perspective: "Si un jour il n'y a plus d'abeilles, on n'aura plus rien à manger!"

Alors dans la salle, un cadre de ruche enfermé dans du plexiglas permet d'observer la vie des ouvrières. Les écoliers travaillent en petit groupe : équilibre du petit-déjeuner avec le miel, atelier de dégustation avec reconnaissance des différentes saveurs, et fabrication de bougies en feuilles de cire roulées.

Peu de miel de printemps

Et au fond, Jacques Balavoine, l'apiculteur, extrait le miel des ruches de la Principauté, habituellement installées sur le toit de l'hôtel des timbres et monnaies. Et cette année, il est déçu.

Tandis qu'il actionne la centrifugeuse à manivelle qui expulse le miel des alvéoles de cire, il plaque: "Presque rien cette année. La pollution, le mauvais temps… c'est dur."

Pourtant, on nous a bien dit qu'ici les abeilles étaient mieux qu'à la campagne: "Mieux, oui ! Il y a moins de pesticides. Du moins, directement. Mais ces produits-là, ça vole, c'est dans l'air…"

Les enfants font la queue : le miel est prêt. Chacun repartira avec son petit pot de 40 grammes de miel de Monaco. Un produit VIP, introuvable à la vente, et qui leur rappellera tous les matins qu'il est important de protéger les abeilles.


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