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Les Jardins du Mont-Boron vus par l'artiste Esther Morisse

Mis à jour le 03/04/2018 à 05:10 Publié le 03/04/2018 à 05:10
Esther Morisse (2e à droite) a reçu la médaille de la ville du maire Gérard Spinelli et son épouse, en présence de Patricia Veneziano, conseillère municipale déléguée à la Culture et Stephan Gaffoglio, responsable du Service culturel.

Esther Morisse (2e à droite) a reçu la médaille de la ville du maire Gérard Spinelli et son épouse, en présence de Patricia Veneziano, conseillère municipale déléguée à la Culture et Stephan Gaffoglio, responsable du Service culturel. S.I.

Les Jardins du Mont-Boron vus par l'artiste Esther Morisse

Le printemps fait son apparition avec l'éclosion de fleurs multicolores à la Galerie du service culturel… ou plutôt aux « Jardins du Mont-Boron », thème de la série de peintures signée de l'artiste niçoise Esther Morisse.

Le printemps fait son apparition avec l'éclosion de fleurs multicolores à la Galerie du service culturel… ou plutôt aux « Jardins du Mont-Boron », thème de la série de peintures signée de l'artiste niçoise Esther Morisse.

Une vingtaine d'œuvres, dont 3 triptyques et 4 diptyques de grand format. Des toiles qui égaient par des couleurs douces et apaisantes, et séduisent par la finesse et la structure très travaillée du dessin, réalisé au fusain ou à la pierre noire… Si à la Villa Thiole où elle a étudié, on l'a limitée à n'utiliser que 3 couleurs (le rouge, le jaune, le bleu), et le blanc et le noir, elle outrepasse les interdits et s'éclate avec le violet de cobalt, le vert Vérone, le jaune de Naples ou encore le vermillon…

La nature morte est pourvue de rythme

« Lorsqu'on se sert de l'interdit, on prend des risques, on travaille sur un fil. Mais l'art est un risque (...), je fais l'acrobate avec les couleurs, entre les doutes et les remises en question… ».

Pour réaliser ses iris, roses, œillets violets, ou encore ses géraniums rouges, l'artiste s'inspire des fleurs de son propre jardin au Mont-Boron, où elle ajoute parfois des personnages, des femmes aux formes généreuses.

Outre l'harmonie des volumes et la plénitude des formes, un autre élément se retrouve dans ses tableaux : « Ce ne sont pas seulement des jardins, mais un rythme » explique l'artiste. « La nature morte pourvue de rythme, qu'expriment les fleurs. » En effet, ici et là, les mêmes fleurs ou groupes de fleurs se répètent… comme les sons de percussions.

Née à Turriaco en Italie, Esther Morisse vit et travaille à Nice. À 15 ans, elle intègre la Villa Thiole et suit les cours de Marcel Huguenin, formé auprès de Fernand Léger, et ceux d'Emma Segur Dalloni, élève de Paul Cézanne. Elle démarre dans les années 70, avec du figuratif, car elle aime le dessin. Tandis que les autres font de l'abstrait, elle apprécie la géométrie dans la peinture, l'équilibre, le rythme…

On la qualifie comme peintre de « Pop Art », et, reconnaît l'artiste elle-même, dans le même esprit que Tom Wasselmann, qu'elle ne connaissait pas avant de développer son style.

Elle a exposé à travers le monde, de Milan à Barcelone, de Paris à Rome, Monaco, la Côte d'Azur jusqu'à Vancouver…


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