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Les grandes médailles Albert 1er décernées à Paris Des optimistes pour l'avenir

Mis à jour le 24/11/2016 à 05:11 Publié le 24/11/2016 à 05:11
Monaco-Matin, source d'infos de qualité

Les grandes médailles Albert 1er décernées à Paris Des optimistes pour l'avenir

Le souverain a présidé mardi soir la soirée au cours de laquelle le scientifique canadien Daniel Pauly et l'académicien français Erik Orsenna ont reçu ces trophées pour leur engagement

Dans son antre parisien, il est partout sur les fresques qui ornent l'amphithéâtre éclairé par une série de lustres étincelants. Presque un siècle après sa mort, le souvenir du prince Albert 1er, surnommé « le prince des mers », est toujours bien vivant.

Voilà le cadre, mardi soir de la cérémonie de remise des grandes médailles Albert 1er. Un prix institué en 1949 à la mémoire du prince explorateur et remis à la Maison des Océans, siège parisien de l'Institut océanographique, rue St-Jacques dans le Ve arrondissement, qu'il a créé en 1911.

Mardi soir donc, le prince Albert II était à Paris pour décerner cette médaille qui depuis 2014 a deux faces. Une pour récompenser un chercheur qualifié dans le domaine de l'océanographie. L'autre pour honorer l'engagement de personnalités de la vie publique qui œuvrent pour faire connaître et protéger les océans.

Une manière « de faire fructifier ce que nous a légué le prince Albert Ier » a souligné dans son discours le souverain, très lié à l'héritage de son trisaïeul. Notant d'ailleurs qu'en un siècle, avec le travail initié par le prince Albert-1er, « l'océan, d'un espace inconnu est devenu un espace à enjeux stratégiques ».

Raconter la mer, enseigner la vie

« Ce sont les prix les plus prestigieux de l'Institut océanographique » a rappelé ensuite le directeur Robert Calcagno, au moment de dévoiler le nom des lauréats, lors d'une cérémonie so chic en présence notamment de la maire de Paris, Anne Hidalgo. Et, avec en fond sonore, la musique de la Palme d'or du festival de Cannes pour accompagner les récipiendaires.

Pour la catégorie science, c'est le chercheur canadien Daniel Pauly qui, cette année, a été distingué dans la lignée de 68 scientifiques depuis 1949. Ses travaux sur la science de l'exploitation des ressources vivantes aquatiques, baptisée halieutique ont notamment séduit les membres de l'Institut océanographique.

Il est aussi à l'origine du projet Sea Around Us, analysant l'impact de la pêcherie mondiale pour les océans.

« Recevoir ce prix c'est un grand honneur pour tout chercheur qui étudie la mer » confie le scientifique. « Albert-1er est le premier à avoir légitimé l'océanographie et a prouvé que la science avait besoin de mécène pour avancer ».

Le deuxième lauréat de la soirée est un immortel, l'académicien Erik Orsenna, élu au fauteuil de Jacques-Yves Cousteau (il y a des signes qui ne trompent pas) et salué pour son travail de transmission et de sensibilisation à travers l'écriture sur la question des océans. Un univers qu'il a notamment découvert en naviguant avec Isabelle Autissier.

« Le petit vulgarisateur que je suis est très ému, car quand on raconte la mer, on enseigne la vie » lance au micro l'écrivain. Promettant de se mettre « au service de la vérité » pour continuer à défendre mers et océans.

Entre les alarmistes et les climato-sceptiques, le grand public a parfois du mal à se faire une opinion sur l'urgence environnementale qui préoccupe le monde.

Pour les deux récipiendaires de la grande médaille Albert 1er, la tendance serait plutôt de regarder l'avenir avec bienveillance.

« On sait ce qu'il faut faire, on connaît les méthodes pour réparer ce qui a été endommagé » plaide Daniel Pauly. « Maintenant encore faut-il le faire » ajoute-t-il pour compléter sa pensée.

L'écrivain Erik Orsenna, qui a beaucoup écrit sur la question des océans, met en avant l'intérêt primordial de la vulgarisation et de la médiation. « Internet est un outil formidable mais il met aussi bien en lumière les bonnes informations que les pensées obscurantistes. D'où l'importance qu'ont les médias de porter une bonne valeur et une vérité » note l'académicien, qui était il y a quelques jours, parmi les participants à la COP22 à Marrakech au Maroc.

« J'ai pu constater sur place une prise en compte absolument mondiale. Et la décision prise que nous ne pouvons plus continuer comme ça. Les États ont fait leur part avec l'accord de Paris, c'est à nous, aux citoyens maintenant de remplir cette mission ».

D'avenir, il en était question aussi au cours de la cérémonie parisienne lors de la remise de deux prix de thèse à des jeunes scientifiques, choisis par l'Institut océanographique pour la portée de leurs recherches.

Pour l'année 2015, Sophie Gourguet, qui travaille sur la modélisation bioéconomique pour la gestion durable des pêcheries mixtes a été récompensée.

Et Thibaut Barreyre, qui explore la question de l'origine du flux de chaleur dans les dorsales océaniques, a reçu le prix 2 016.

Une distinction matérielle accompagnée d'une enveloppe financière afin que les lauréats puissent poursuivre leurs travaux.

Michel Dagnino

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