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Les gilets jaunes jouent les prolongations

Mis à jour le 20/11/2018 à 05:29 Publié le 20/11/2018 à 05:28

Les gilets jaunes jouent les prolongations

Ils étaient 4 000 à bloquer Nice samedi et 200, hier, sur tout le département. La mobilisation s'essouffle-t-elle ? Non, assurent les protestataires qui annoncent de nouvelles opérations

Ils étaient 4 000 samedi à Nice. Ils étaient vingt fois moins, hier, sur l'ensemble du département où quelque 200 « gilets jaunes » ont mené des opérations « péage gratuit » à Saint-Isidore (Nice-Ouest), bloqué les centres commerciaux Carrefour Nice-Lingostière et Antibes et montré les muscles à Grasse (lire page ci-contre). Occasionnant tout de même gros bouchons à l'aéroport Nice-Côte d'Azur, énervement sur la Prom', retards de bus scolaires à Villeneuve-Loubet, etc.

Trois jours après le début du mouvement, la mobilisation s'essouffle-t-elle ? Les « gilets jaunes » prendront-ils une veste ?

Non, assurent les protestataires.

« La motivation est là », martèle Yuri, 33 ans, conducteur d'engin. « On est en semaine donc, forcément, on est moins nombreux. Il y a des gens qui travaillent, des gens qui ont peur des forces de l'ordre qui ont chargé violemment samedi soir, explique-t-il. Mais des gens sont déterminés à venir demain, après-demain et après. Il y en a qui ont pris une semaine de congé et des RTT pour ça ! »

Aujourd'hui, ouvertures de péages ou barrages ?

« Le mouvement est bien vivant », surenchérit Mimoun Zarioh, une des voix des « gilets jaunes » niçois. « En France, ça part super bien et à Nice, on a un groupe super motivé ».

Des actions sont prévues aujourd'hui. Lesquelles ?

Certains « gilets jaunes » annoncent des ouvertures de péages, d'autres des barrages ou des opérations escargot.

Mimoun Zarioh évoque, lui, « la possibilité de donner au mouvement un aspect plus festif cette semaine avant de reprendre les blocages le week-end prochain. Une façon d'être plus efficaces et surtout de ne pas se mettre à dos la population ».

Difficile d'y voir clair. Une difficulté liée à la structure même de la mobilisation. « On n'est pas des pros de la manif. Les infos se perdent et se mélangent. Chacun veut prendre les rênes. ça se décide sur le tas », développe Yuri.

Mimoun Zarioh confirme : « C'est le problème des mouvements non organisés. » Un mouvement protéiforme, qui mélange extrême droite et extrême gauche, petits retraités et patrons, jeunes et vieux, théoriciens de la révolte et prosaïques, des anti-médias, des anti-systèmes, des fatigués des fins de mois difficiles. « Bref, des gens excédés par les taxes, des gens qui veulent la fin de la pression fiscale et un vrai changement enfin », détaille Marie-Jo, 52 ans, tête de proue de l'opération « péage gratuit » à Saint-Isidore menée, hier en soirée, par une quarantaine de « gilets jaunes ». Pour elle, « la seule solution, c'est de faire perdre de l'argent au gouvernement. » Et de « ne rien lâcher ».

Une semaine test

Les « gilets jaunes » peuvent-ils tenir ? Peut-on voir une convergence des luttes ? Peut-on vivre un nouveau Mai 68 ?

« On peut en tout cas vivre un novembre 2018 », pondère un spécialiste des mouvements sociaux. Qui confirme qu'il faut compter avec les « gilets jaunes ». Et observer. « La capacité à mobiliser cette semaine sera un test avant les rassemblements annoncés ce week-end ».

Sur les réseaux sociaux, les « gilets jaunes » appellent à bloquer Paris samedi prochain. L'événement baptisé « Acte 2 : toute la France à Paris ! » regroupait, hier déjà, plus 20 000 participants et quelque de 150 000 personnes « intéressées ».


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