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Les gendarmes ont célébré hier leur sainte patronne

Fidèle à la tradition, la compagnie de gendarmerie de Menton a fêté hier Sainte-Geneviève. L'occasion pour le nouveau commandant de rappeler ses missions et de se projeter dans l'avenir

alice rousselot Publié le 24/11/2018 à 05:11, mis à jour le 24/11/2018 à 05:11
Le maire Jean-Claude Guibal, les élus locaux, les autres forces de l'ordre et les anciens combattants étaient présents aux côtés des gendarmes de la compagnie de Menton.
Le maire Jean-Claude Guibal, les élus locaux, les autres forces de l'ordre et les anciens combattants étaient présents aux côtés des gendarmes de la compagnie de Menton. Jean-François Ottonello

Si Sainte-Geneviève est surtout connue des Parisiens, elle n'en reste pas moins la patronne des gendarmes de la France entière. Et son héroïsme au Ve siècle - tantôt luttant contre les Huns, tantôt organisant, à ses frais, un ravitaillement de Lutèce - continue assurément d'inspirer les hommes à képi d'aujourd'hui.

Eux dont la mission était ainsi définie par le pape Jean XXIII quand, en 1962, il accola officiellement le nom de Sainte-Geneviève à celui de gendarmerie : « Il leur revient de défendre la loi de leur pays, de veiller au bien de la société humaine, de réprimer l'audace des malfaiteurs ».

Lourde responsabilité, selon le (nouveau) commandant de la compagnie de gendarmerie de Menton, le chef d'escadron Nicolas Tasset (photo ci-dessus). « Dotée d'un sens aigu du devoir, Geneviève incarne les valeurs de paix, de justice, de courage et de diplomatie. Ces valeurs sont aussi les nôtres », souligne-t-il, face à ses hommes, aux élus, anciens combattants et autres forces de l'ordre françaises, italiennes et monégasques.

 

« Aptes à apporter les réponses les plus adaptées »

« Nous avons une relation de confiance avec ceux que nous protégeons. La Gendarmerie, c'est l'incarnation de la volonté de la France de considérer son territoire dans son ensemble et sa diversité, avec des hommes et des femmes qui connaissent les spécificités du terrain et qui sont aptes à y apporter les réponses les plus adaptées », poursuit-il. Insistant sur le fait que cette mission d'excellence suppose une exposition aux dangers. « L'année 2 018 a été dense. Avec des événements à échelle nationale, tels que Notre-Dame-des-Landes qui peuvent paraître lointains mais qui ont été impactants pour nous. Car nous n'avons pas eu de renfort de gendarmes mobiles en été. L'année 2 019 ne sera pas moins dense, je le crains… », expose-t-il, assurant malgré tout aux citoyens l'engagement de ses troupes, assortie d'une forte présence sur le terrain.

Dans les salons du casino Barrière - le Palais de l'Europe ayant été réquisitionné pour les œuvres de Cocteau malades - le bâton de parole revient au maire, Jean-Claude Guibal. Qui souhaite en premier lieu évoquer son « respect tout particulier » pour cette force militaire de maintien de l'ordre, dont le besoin de servir est chevillé au corps. « La gendarmerie correspond aux besoins de notre époque : proximité et disponibilité. Ce sont des hommes et des femmes auxquels les Français peuvent s'adresser autrement qu'en tapotant un numéro vert », clame-t-il. Conscient que de telles conditions, qu'un tel métier, sont difficiles.

« Vous avez à intervenir sur des accidents, sur du flagrant délit, du terrorisme, sur des la migration. Il n'est pas facile d'interdire le passage de la frontière à des personnes dans une détresse profonde. Il y a parfois une contradiction entre une éthique de responsabilité et une éthique de conviction. Il faut savoir être conscient des conséquences des actes que l'on est en train de vivre », enchaîne l'élu. Faisant part de sa grande admiration à l'égard d'une profession tournée vers des valeurs telles que la paix et la cohésion du corps social. « Merci de veiller sur nous dans l'approche la plus globale : l'approche humaine », conclut-il. Au milieu d'une (pacifique) armée en uniforme de cérémonie. Festive.

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