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Les forts Maginot : outil central de la défense à la frontière franco-italienne

Le 24 octobre 1924 est créé par décret le Secteur Fortifié des Alpes-Maritimes (SFAM), le dernier avant la Méditerranée.

Publié le 25/08/2018 à 05:04, mis à jour le 25/08/2018 à 05:04
L'ouvrage Maginot de Sainte-Agnès.
L'ouvrage Maginot de Sainte-Agnès. Franz Chavaroche

Le 24 octobre 1924 est créé par décret le Secteur Fortifié des Alpes-Maritimes (SFAM), le dernier avant la Méditerranée.

De 1924 à 1940 il regroupe les fortifications françaises situées dans le département des Alpes-Maritimes.

Ces forts occupent une place importante dans la défense de la France puisqu'ils forment une ligne continue le long de la frontière franco-italienne, de la commune de Saint-Dalmas-le-Selvage au nord, à Roquebrune-Cap-Martin au sud.

 

Cette ligne se distingue de celle du Nord-Est par la géographie du secteur. Le relief montagneux des Alpes facilite la défense, il n'est alors d'aucune utilité de placer les ouvrages sur une ligne strictement continue.

Les forts de la ligne Maginot alpine sont implantés pour verrouiller les points de passage importants.

Ainsi, les fortifications sospelloises de l'Agaisen et de Saint-Roch barraient la route descendant du col de Tende à Sospel. Celle de Cap-Martin empêchait l'accès par la route du littoral, permettant de franchir les Alpes en provenance de l'Italie. Plus haut, d'autres ouvrages bloquaient les vallées de la Tinée, de la Vésubie et de la Bévéra.

Les forts Maginot étaient la partie centrale d'une ligne qui s'étendait sur trois rangées en profondeur.

Dans les zones montagneuses, au plus proche de la frontière était installée une succession de points d'appuis des sections d'éclaireurs-skieurs. Des petites casemates se trouvaient également aux avants-postes.

La plus connue d'entre elle est peut-être celle du pont Saint-Louis dont les neuf hommes ont repoussé les soldats italiens jusqu'à la signature de l'armistice du 24 juin 1940.

 

Derrière ces avants-postes, la «ligne principale de résistance» est composée des ouvrages. Chacun d'eux abritait environ 300 hommes.

Construits pour résister à des bombardements d'obus de gros calibre ils sont aménagés en souterrains, creusés au minimum sous douze mètres de roche. En surface les organes de combat sont dispersés sous forme de blocs.

Le fort de Cap-Martin en compte trois, celui de l'Agaisen quatre et celui de Sainte-Agnès six. Chaque bloc est protégé, par un épais cuirassement en acier et des couches de béton armé.

Enfin, la dernière ligne était composée de batteries d'artillerie, des dépôts de munition, des postes de commandements et de casernements soutenant l'ensemble.

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