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Les enjeux de l’intelligence artificielle exposés aux lycéens

Invité par la Monaco Méditerranée Foundation, Julien Nocetti, chercheur à l’IFRI, a dressé le tableau enthousiasmant mais aussi incertain du monde envahi par les technologies numériques

Joëlle Deviras Publié le 08/02/2019 à 10:30, mis à jour le 08/02/2019 à 10:30
Hier soir, dans le grand amphithéâtre du Lycée technique et hôtelier, les lycéens écoutent Julien Nocetti, invité par la MMF pour évoquer l’Intelligence Artificielle et les nouveaux enjeux géopolitiques.
Hier soir, dans le grand amphithéâtre du Lycée technique et hôtelier, les lycéens écoutent Julien Nocetti, invité par la MMF pour évoquer l’Intelligence Artificielle et les nouveaux enjeux géopolitiques. Cyril Dodergny

Pas un chuchotement dans l’amphithéâtre du Lycée technique et hôtelier durant toute la conférence, organisée par la Monaco Méditerranée Foundation présidée par Enrico Braggiotti. Hier soir, Julien Nocetti, chercheur à l’Institut français des relations internationales (IFRI), est venu parler aux lycéens de l’intelligence artificielle et des nouveaux équilibres mondiaux. Au premier rang, l’ambassadeur Henri Fissore et le conseiller national Pierre Bardy étaient présents, attestant de l’intérêt des institutions monégasques sur les enjeux qui se dessinent.

Des enjeux « assez vertigineux qui posent la question de la capacité de l’homme à s’adapter », commence Julien Nocetti.

Aujourd’hui, les technologies du numérique sont présentes dans tous les domaines et déterminent non seulement notre communication mais aussi la vie politique.

L’IA a plus de 50 ans

 

L’IA qui tente de reproduire des processus cognitifs comparables à ceux des êtres humains, a un champ très vaste et fait intervenir des sciences très diverses (mathématiques, littérature, droit…). « IA » : deux lettres qui semblent être mises à toutes les sauces comme un fulgurant phénomène actuel… Pourtant, ce n’est pas un concept nouveau.

« Le point de départ est une conférence en 1956 où l’expression a été inventée par quelques scientifiques aux États-Unis », note le chercheur de l’IFRI. Mise en sommeil dans les années 70/80, l’expression revient en force pour trois raisons : le développement de l’apprentissage automatique, le foisonnement des données et le dédoublement des puissances de calcul. « Ces trois facteurs font que les IA peuvent aujourd’hui avoir un développement sans précédent », explique Julien Nocetti.

Mais le développement de l’intelligence artificielle varie en fonction des pays. Il y a d’une part les GAFAM et BATX, respectivement représentés par les États-Unis et la Chine qui ont pris l’avantage considérablement et génèrent une asymétrie avec l’Europe. S’ensuivent « des répercussions géopolitiques très fortes », souligne le chercheur. « La révolution numérique est la première révolution mondialisée. Elle offre une façon de penser autrement le monde. Les leaders politiques internationaux l’évoquent, comme Vladimir Poutine qui affirme que “celui qui maîtrisera l’IA maîtrisera le monde.” » Or, aujourd’hui, Chine et États-Unis rassemblent les trois quarts de l’économie autour du numérique, tandis que d’autres pays sont sur des niches (Canada, Grande-Bretagne, Singapour, Israël…). La Russie, quant à elle, est plus en retard, sauf en matière de surveillance ou de désinformation.

Dans ce monde à la croisée des chemins, les jeunes devront faire face à de nouveaux défis, parfois périlleux, mais tout aussi passionnants.

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