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Les élèves infirmiers jouent les apprentis détectives à Monaco

Mis à jour le 02/07/2020 à 18:48 Publié le 02/07/2020 à 18:47
Illustration.

Illustration. Photo Jean-François Ottonello

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Les élèves infirmiers jouent les apprentis détectives à Monaco

À la recherche du meurtrier de James Paton, les étudiants de dernière année de l’IFSI ont pris part hier à un escape game géant organisé par le parrain de leur promotion, le colonel Tony Varo

Qui a tué James Paton? Le philanthrope anglais sexagénaire a été retrouvé baignant dans son sang au fort Masséna, à la Tête de Chien. Pas de témoins, pas de police, peu d’indices.
Sur les lieux, un bataillon d’une vingtaine d’élèves infirmiers a été chargé de déterminer à quelle heure a été commis le crime et qui a fait le coup!

L’histoire est inventée de toutes pièces. Seule réalité, ce sont bien les étudiants de troisième année de l’IFSI de Monaco qui ont eu la charge de cette enquête hier matin, point de départ d’un escape game géant qui a séduit les apprentis-infirmiers, contents de quitter quelques heures leurs blouses et leur service au CHPG, le temps d’un moment d’amusement. La moitié d’entre eux ne s’était d’ailleurs jamais tentée à la pratique de ce jeu.

Le cadeau du parrain

Le rendez-vous était d’abord le cadeau d’un parrain à ses filleuls. Le parrain, c’est le colonel Tony Varo, commandant supérieur de la Force publique qui, il y a trois ans, a accepté d’accompagner une promotion d’aspirants soignants entamant leurs études à l’Institut de formation en soins infirmiers de Monaco.

Trois ans plus tard, ils sont vingt-deux sur la trentaine engagée à boucler leur cursus en ce début d’été. Ils recevront leur diplôme d’infirmier en septembre au cours d’une remise de diplômes officielle. Mais avant cela, le colonel Varo souhaitait cet ultime rendez-vous de la convivialité avec cette promotion.

"J’ai assisté à tous les moments forts de leur formation, j’ai partagé leurs difficultés. C’était une façon de se réunir sur une note ludique et plus gaie, car ils ont été très sollicités ces dernières semaines. Et j’ai choisi cet exercice car il permet aussi de travailler des valeurs qu’ils vont porter pendant toute leur carrière".

Pour mettre en musique son projet, formation militaire oblige, Tony Varo avait misé sur le fort Masséna. L’ancienne base militaire au sommet de la Tête de Chien, emmitouflée hier dans le brouillard matinal, ajoutait au pittoresque pour servir le scénario macabre de l’escape game.

Illustration.
Illustration. Photo Jean-François Ottonello

Cohésion de groupe

Une formule signée par Iris Game, une société monégasque spécialisée dans l’escape game qui utilise aussi cette pratique de "l’enquête party" dans l’univers professionnel pour favoriser l’esprit d’équipe et la cohésion de groupe.

Ce sont ces valeurs que le jeu titille afin de pouvoir résoudre en équipe cette énigme à partir de rien ou pas grand-chose. "La force ne sert à rien, nous avons besoin de vos cerveaux", prévient d’emblée la vraie-fausse inspectrice de police qui mène le jeu.

Réunis en groupe de cinq à côté de la scène de crime, les étudiants ont entamé leurs recherches d’indices en fouillant une mallette appartenant à la victime. Tâtonnant d’indice en indice pour trouver le coupable.

À l’observation, on voit la cohésion prendre d’emblée dans certains groupes mieux que d’autres. Si à une table on galère de longues minutes pour trouver le code qui ouvre la mallette, à une autre on hésite déjà entre deux noms pour désigner le coupable. Le tout en regardant s’égrainer le sablier sur les soixante minutes dédiées au jeu.

Au finish, c’est un quintet de cinq infirmières qui a fait preuve de brio, coiffant leurs camarades au poteau en découvrant l’assassin de James Paton, en moins d’une heure.
Mission accomplie, la formule a séduit jusqu’à la directrice de l’IFSI monégasque. Monique Le Du songe déjà à intégrer cette pratique pour chaque promotion d’élèves infirmiers à l’avenir.

"C’est un outil pédagogique supplémentaire intéressant pour servir la cohésion de groupe", glisse-t-elle. "Et c’est primordial, car un infirmier ne travaille jamais seul".


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