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Les combats des trois élus d'Union Monégasque

Mis à jour le 21/10/2016 à 05:04 Publié le 21/10/2016 à 05:04
Bernard Pasquier, Jean-Louis Grinda et Jean-François Robillon, mercredi devant la presse monégasque.

Bernard Pasquier, Jean-Louis Grinda et Jean-François Robillon, mercredi devant la presse monégasque. Conseil national

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Les combats des trois élus d'Union Monégasque

La retraite des fonctionnaires, l'usine d'incinération, la multiplication des chantiers. Mercredi, la minorité UM a détaillé ses priorités, une semaine après que le gouvernement a présenté les siennes

Les conférences de presse de la minorité Union Monégasque sont des moments à part dans la vie politique de la Principauté. Dans une ambiance très détendue où l'humour le dispute à la bonne humeur, ces trois conseillers nationaux abordent sans langue de bois, avec fermeté et conviction, les dossiers du pays qui leur tiennent à cœur. Et jamais sans se départir de sourires et clins d'œil complices.

Mercredi, Jean-François Robillon, Jean-Louis Grinda et Bernard Pasquier ont partagé un long moment avec la presse monégasque dans un bureau lumineux du deuxième étage du Conseil national. Ils ont estimé que ce jour était approprié pour prendre la parole, une semaine après que le budget rectificatif a été adopté sans leurs voix - ils ont voté contre et Daniel Boeri s'est abstenu - et que le ministre d'État a présenté les grandes lignes du budget primitif 2017 et ses cinq priorités (nos éditions des 11 et 12 octobre).

Réduire les dépenses pour financer les retraites

Pendant plus d'une heure et demie, les trois élus ont abordé plusieurs dossiers mais se sont appesantis sur deux d'entre eux, majeurs à leurs yeux. Le premier sera à l'évidence la patate chaude des prochaines années ; le second est leur dada depuis des années : la retraite des fonctionnaires et l'usine d'incinération des ordures ménagères de Fontvieille.

En premier lieu, l'avenir du système de retraite des fonctionnaires préoccupe le groupe Union Monégasque. Mais pas qu'eux. Le gouvernement princier, en effet, a annoncé la création d'une ligne budgétaire de 5 Me au budget primitif 2017 pour alimenter un fonds « retraite et prévoyance » destiné à compenser le déséquilibre du système, qui ira croissant avec le temps. Bernard Pasquier estime que c'est bien mais insuffisant. Il a fait un petit calcul : « Aujourd'hui, l'État compense le déficit du régime à raison de 55 Me par an. Si on estime à 25 ans la durée de la retraite, il en coûtera plus d'1,4 milliard d'euros à l'État. Il est donc indispensable de créer, plus qu'un fonds, une véritable caisse de retraites indépendante. »

« Nous sommes trop dépensiers, enchaîne Jean-François Robillon. Nous devons réduire nos dépenses et mettre de l'argent de côté pour permettre aux fonctionnaires qui ont travaillé toute leur vie de bénéficier de leur retraite. » Réduire quelles dépenses ? « Par exemple, poursuit l'élu, le parking des Spélugues qui ne servira à rien, la destruction du bâtiment de l'office de tourisme ou encore les travaux prévus sur l'usine d'incinération. »

« Les gens n'en peuvent plus de tous ces travaux, embraye Bernard Pasquier. On vit dans un chantier permanent. Réduire la voilure ou mieux phaser tous ces chantiers permettrait d'investir davantage dans l'avenir des retraites. »

« L'idée la plus stupide du monde »

L'usine d'incinération. La marotte d'Union Monégasque. « Réaliser des travaux dans une usine d'incinération au cœur de Fontvieille, à côté d'un collège et du nouvel hôpital qui sera inauguré par le prince Albert II, grand artisan de la protection de l'environnement, est l'idée la plus stupide du monde », formule Jean-Louis Grinda.

Très remonté contre l'idée du maintien de l'usine d'incinération à Monaco, l'élu UM défend une autre piste : « La France n'est pas contre l'idée que nous travaillions ensemble. L'usine de l'Ariane (Nice) a la capacité de brûler les déchets de la Carf et de Monaco, en plus de ceux de la Métropole. Plutôt que dépenser 100 Me pour réhabiliter ou reconstruire l'usine de Fontvieille, Monaco pourrait aider à améliorer l'usine de l'Ariane, en réduisant ses émissions de fumée, mais aussi financer un centre de valorisation des déchets dans une commune voisine. L'intérêt serait alors de mieux valoriser tous les déchets afin de n'en brûler au final que 10 %. Et nous pourrions récupérer du foncier à Fontvieille par la même occasion. » Jean-Louis Grinda résume ainsi la position de l'UM : « Nous devons réfléchir à une prise en charge globale et régionale des déchets. »

« La politique pour les gens »

« On va continuer à se battre sur ce sujet », promet Bernard Pasquier. Le dossier de l'incinérateur, celui des retraites et, plus largement, tous ceux qui touchent au quotidien des Monégasques. « Dans cet attelage [UM], nous faisons de la politique pour les gens, soutient Jean-Louis Grinda. Nous mettons l'humain au centre de nos préoccupations, de notre travail, de notre réflexion. C'est ce qui nous différencie des autres groupes politiques. »

Les autres apprécieront.


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