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Les collections d’une mondaine dispersées

Mis à jour le 17/03/2019 à 10:07 Publié le 17/03/2019 à 10:07
Parmi les pièces ayant appartenu à Mireille Gremillon-Challet, une série d’esquisses de mode, qu’elle avait elle-même dessinées, ont été retrouvées.

Parmi les pièces ayant appartenu à Mireille Gremillon-Challet, une série d’esquisses de mode, qu’elle avait elle-même dessinées, ont été retrouvées. Cyril Dodergny

Les collections d’une mondaine dispersées

Accademia Fine Arts organise deux vacations au cours desquels seront dispersés bijoux et œuvres de Mireille Gremillon-Challet, ancienne résidente du Fairmont et amie des artistes

Souvent, les ventes aux enchères sont anonymes et discrètes. Et l’on sait peu, voire rien du tout des propriétaires qui cèdent leurs objets sous le marteau. Aujourd’hui et demain, la maison Accademia Fine Art organise deux vacations qui, une fois n’est pas coutume, mettent en avant un personnage : Mireille Gremillon-Challet.

Cette résidente de longue date des appartements de l’hôtel Fairmont a rendu son dernier souffle en octobre 2017. Afin d’organiser sa succession, la vente de ce week-end compile bijoux, vêtements, objets hétéroclites et œuvres d’art qui montrent toutes les facettes de cette femme mondaine qui fut un peu actrice dans sa jeunesse, puis Azuréenne privilégiée et amie des artistes.

« Ce que l’on retrouve dans cette vente, c’est tout l’esprit de l’âge d’or de la Riviera des années 40. Une époque mondaine et insouciante dont Mireille Gremillon-Challet est une représentante », confie Joël Girardi, le patron d’Academia Fine Arts.

Bijoux, dessins, sculptures

« Elle a été très proche d’Aimé Maeght et a fréquenté tous les artistes de l’époque. Sa maison à Grimaud, par exemple, avait entièrement été décorée par Giacometti. Et Calder avait réalisé des plans pour un mobile à construire sur la terrasse de la propriété. »

Ces plans, mais aussi des dessins dédicacés de Miro et un chat sculpté de Giacometti, « retrouvé dans ses affaires entre des piles de courriers », font partie des pièces d’art majeures de la vente. Comme une représentation de plongeurs signée Fernand Léger, estimée entre 100 000 et 150 000 e. Parmi les autres lots, de moindre valeur, mais émouvante, une série de croquis de mode, réalisés à l’encre par Mireille Gremillon-Challet, témoignent du style de l’époque et devraient attirer l’œil d’amateurs de mode.

Le gros de la vente, demeure une dispersion importante de plus de 200 lots de bijoux. Au premier rang desquels une importante bague en or jaune avec un diamant de 25 carats estimée entre 100 000 et 140 000 e. Mais pas que. « Vers la fin de sa vie, elle a passé beaucoup de temps sur des paquebots de croisière, ce qui explique une importante collection de perles ramenées de ces voyages », continue Joël Girardi, qui confirme que « des marchands venus de Russie, d’Israël, d’Espagne et d’Angleterre, notamment intéressés par ces bijoux, se sont déplacés pour cette vente ». Sous le marteau, un bracelet serpent de la fin du XIXe siècle (estimation 20 000 à 30 000 e) ou un saphir monté en bague Boucheron (estimation 35 000 à 45 000 e) pourraient aussi créer la surprise. Et ainsi donner une deuxième jeunesse à cette collection d’une vie.

Parmi les bijoux, une bague en or jaune, avec un diamant de 25 carats, devrait dépasser les 100 000 euros.

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