“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Les Camélias n'oublient pas les femmes de la Grande Guerre

Mis à jour le 26/12/2018 à 11:50 Publié le 15/12/2018 à 11:50
Hélène Bonafous, conservatrice du musée privé Villa Les Camélias, a invité Martine Gasquet, auteur du livre Les Oubliées de la Victoire aux Éditions Gilletta, à présenter le destin de quelques héroïnes de la Première Guerre Mondiale.	(DR)

Les Camélias n'oublient pas les femmes de la Grande Guerre

Il y eut le 11-Novembre et le centenaire de la Grande Guerre largement commémoré.

Il y eut le 11-Novembre et le centenaire de la Grande Guerre largement commémoré. Puis ce 11 décembre, comme un écho discret à la date précédente et où Hélène Bonafous, conservatrice du musée Villa Les Camélias de Cap-d'Ail, a souhaité rendre hommage aux femmes.

Des femmes médecins, infirmières, aviatrices ou espionnes, pour lesquelles Martine Gasquet a souhaité rendre hommage après la publication, aux éditions Gilletta, de son livre - Les Oubliées de la Victoire.

Devant le maire Xavier Beck - « un ami » ; le président de l'association des Amis du Musée, Michel Gramaglia ; le conseiller du cabinet du Prince, Anne-Marie Boisbouvier-Ancian ; et nombreuses personnalités de Cap-d'Ail et de Monaco, l'ancienne députée a montré comment, durant la Grande Guerre, les femmes ont œuvré, dans l'ombre ou pas, pour soigner les blessés, notamment, mais aussi pour participer à l'économie de la France.

Marie Curie et Mata Hari

L'historienne, responsable du Centre universitaire méditerranéen, a ainsi rappelé le rôle discret mais non moins important des femmes durant le conflit.

Tandis que les hommes sont au front, ce sont elles qui cultivent les terres pour que leurs enfants et la nation tout entière ne meurent pas de faim ; elles qui, dans les industries de l'armement, fabriquent les munitions au rythme de douze heures de travail quotidien ; elles encore qui soignent les blessés dès le début des hostilités. « Ces infirmières vont être extraordinaires de courage et d'efficacité », souligne Martine Gasquet.

Ainsi Marie Curie veut-elle mettre la radiologie au service des blessés. Elle aménage sa voiture, puis les voitures mises à disposition par de « grandes dames de Paris ».

De drôles d'engins médicaux appelés « les petites Curie ». « Marie Curie se fera remarquer par la reine Élisabeth de Belgique qui va, à son tour, mettre toute son énergie à sauver des vies. Ensemble, elles parviennent à convaincre les états-majors de l'absolue nécessité d'utiliser les " petites Curie " sur les champs de bataille. »

Autre action essentielle de la guerre : l'espionnage. Outre la sulfureuse de Mata Hari, « qui n'a jamais donné une information », Martine Gasquet évoque l'espionne Édith Cavell, exécutée en 1915 pour haute trahison et dont une rue de Nice porte aujourd'hui le nom. Quant à Louise de Bettignies, elle va « mettre en place un réseau de résistance ».

Autant de destins qui n'ont pas reçu la reconnaissance de l'État au lendemain de la guerre. Mais en marge de la reconnaissance et de la gloire, les femmes ont montré leur courage et leur détermination pas seulement durant le conflit, mais aussi au lendemain de la guerre quand il s'est agi de reconstruire leur foyer, faire valoir leurs droits et ceux de leurs filles.


La suite du direct