“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

Les 90 printemps de la compositrice Betsy Jolas

Mis à jour le 03/04/2016 à 05:02 Publié le 03/04/2016 à 05:02
Betsy Jolas avec, à ses côtés, le chef Kazuki Yamada, le trompettiste Hardenberger, le pianiste Muraro.

Betsy Jolas avec, à ses côtés, le chef Kazuki Yamada, le trompettiste Hardenberger, le pianiste Muraro. Alain Hanel / Printemps des arts

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Les 90 printemps de la compositrice Betsy Jolas

Lorsque ces deux grands solistes du monde de la musique contemporaine que sont le pianiste Roger Muraro et le trompettiste Hakan Hardenberger se sont avancés, vendredi soir, sur la scène de l'Auditorium Rainier III, devant une salle comble, en présence de la Princesse Caroline de Hanovre, on entendit des bruits divers provenant de l'Orchestre Philharmonique.

Lorsque ces deux grands solistes du monde de la musique contemporaine que sont le pianiste Roger Muraro et le trompettiste Hakan Hardenberger se sont avancés, vendredi soir, sur la scène de l'Auditorium Rainier III, devant une salle comble, en présence de la Princesse Caroline de Hanovre, on entendit des bruits divers provenant de l'Orchestre Philharmonique. Manif d'hostilité ? Poisson d'avril ? Non : espièglerie de la part de la compositrice de l'œuvre qu'on allait entendre, une jeune femme de… 90 ans, Betsy Jolas.

L'œuvre en question, commandée par le Printemps des arts à cette femme aux quatre-vingt-dix printemps, était intitulée Histoire vraie. Elle lui a été inspirée par les « bruits environnants du monde d'aujourd'hui », (lire notre édition de jeudi dernier). D'où cette entrée iconoclaste des solistes.

La suite de l'œuvre fut, au fond, plus conventionnelle, admirablement maîtrisée au niveau de l'orchestration, nous entraînant à chaque instant vers un chemin inattendu, mais dont la liberté d'expression n'excluait pas un grand raffinement d'écriture.

Betsy Jolas a été largement applaudie à la fin - ce qui est rare en matière de création de musique contemporaine.

À part, cela, on admira la manière brillante, claire, précise, dont Kazuki Yamada dirigea la 4e symphonie de Gustav Mahler. Le Printemps des arts nous offre cette année une extraordinaire exploration des œuvres de Mahler. On lui en sait gré !


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.