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Les 6 belles réussites de MonacoTech Lanéva Yachtneeds

Mis à jour le 12/08/2019 à 10:03 Publié le 12/08/2019 à 10:03
Seize startups forment aujourd’hui la famille MonacoTech.

Seize startups forment aujourd’hui la famille MonacoTech. Philippe Fitte

Les 6 belles réussites de MonacoTech Lanéva Yachtneeds

Près de deux ans après le lancement de MonacoTech, nous avons voulu découvrir le potentiel de développement des 16 startups qui y sont installées. Et savoir s’il y avait des pépites…

Elle existait bien avant que ne germe l’idée de MonacoTech. La société monégasque KeeSystem a été créée en juin 2009 et a intégré l’incubateur-accélérateur de startups dès la première heure. Son métier ? Éditeur de logiciel pour gestionnaires de patrimoine. Une sorte de solution tout en un.

Cette société ancienne a souhaité intégrer MonacoTech pour accélérer et maîtriser sa croissance. Un choix gagnant puisque, à ce jour, Pierre-Alexandre Rousselot, le gérant, encadre une équipe de 14 personnes, dont deux postes créés à Monaco l’an dernier. « Cette boîte est saine et pourrait voler de ses propres ailes », analyse Fabrice Marquet, le directeur de MonacoTech. Si elle reste dans la pépinière, c’est pour aider ses petites sœurs et profiter d’un dynamisme général.

Le 8 novembre 2017, le prince Albert II inaugurait MonacoTech, le premier incubateur-accélérateur de startups de la Principauté, en présence d’un spécialiste de la question, Xavier Niel, qui a créé à Paris le plus grand incubateur du monde, Station F.

À Fontvieille, le grand plateau ultra-design, perché au 7e étage d’un immeuble situé en face de feu Foreplast (1), héberge des startups et se coupe en quatre pour les aider à éclore, concrétiser le projet, lever des fonds et se développer. En moins d’un an, vingt-quatre entreprises ont été sélectionnées par un jury très exigeant, puis se sont installées à MonacoTech pour relever le défi.

Au bout de presque deux ans d’activité, quel est le bilan de cette structure ? Seize sociétés fourmillent aujourd’hui dans le vaste open space. Douze sont parties et quatre nouvelles sont arrivées au printemps. Seize startups, « c’est le bon format, estime Fabrice Marquet, le directeur de MonacoTech. Ça nous permet d’accompagner individuellement chacune des sociétés ».

Comme une famille

D’où des liens étroits qui se tissent avec le temps. Ici, c’est comme une petite famille. Il y a donc des réunions de famille. En l’occurrence, c’est le lundi matin, entre 8 h et 9 h 30. « Ils racontent ce qu’ils ont fait durant la semaine, explique Fabrice Marquet. On échange, on donne des avis et des conseils. C’est le moment fort de la semaine. »

Le bilan, près de deux ans plus tard ? « Le plus remarquable, c’est le lien de confiance qui est tissé avec les sociétés. Douze entreprises sont là depuis le début. Et puis nous parlons de tout, de chiffres d’affaires, de problèmes, d’erreurs commises, de choses que les chefs d’entreprise ne confient pas facilement en général. »

L’autre point positif est chiffré : 27 emplois nets ont été créés en 2018, et les startups ont généré un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros. Prometteur. « Elles commencent à avoir un impact significatif sur l’économie locale », considère Fabrice Marquet.

Celui-ci n’élude pas pour autant les difficultés. Et notamment certaines lourdeurs administratives. « Les startups veulent aller très vite. Pour elles, deux semaines, c’est presque du long terme », illustre-t-il. Exemples : il faut au moins trois mois pour créer une entreprise, le processus de recrutement est souvent long, l’écosystème financier n’aime pas trop prendre de risques, ce qui rend parfois compliquée la recherche d’investisseurs.

Mais les choses bougent. Les institutions monégasques essaient de s’adapter à la notion de temps des startups.

Profiter du dynamisme

Mais un bilan de MonacoTech ne peut s’envisager sans se pencher sur les belles réussites d’entreprises qui y sont nées ou s’y sont développées. Avec l’aide de Fabrice Marquet, nous avons sélectionné six startups dont le projet est à la fois novateur et prometteur. Il y a d’abord deux locomotives, KeeSystem et YouStock, deux sociétés qui sont là depuis le début, qui volent de leurs propres ailes mais qui restent dans la pépinière pour profiter du dynamisme et de la vitrine de MonacoTech, tout en jouant un rôle de grand frère auprès des autres startups (lire ci-dessous).

Nous avons ensuite sélectionné quatre autres jeunes entreprises, séduits par leur projet, leur secteur d’activité et leur potentiel de développement. Un choix subjectif, certes, qui ne fait pas office de classement ni n’exclut d’autres belles réussites au sein de MonacoTech. Ces six exemples démontrent, par la diversité des activités et des innovations, ce que l’incubateur monégasque est capable de produire, moins de deux ans après son lancement.

Cette société monégasque est, comme KeeSystem, antérieure à la création de MonacoTech. En 2014, Alexis Bouresche a une ambition : révolutionner le métier du stockage. La société YouStock loue des entrepôts et gère le moindre espace disponible pour y ranger les biens de ses clients. Elle offre un service complet qui s’avère moins cher qu’un garde-meubles traditionnel. Les déménageurs viennent chercher les meubles et cartons chez le client, puis tout est stocké et facturé à l’espace réellement utilisé. Fini, donc les grosses boîtes et les conteneurs facturés alors que tout l’espace n’est pas utilisé.

Signe que les affaires marchent bien, YouStock s’apprête à ouvrir une succursale à Paris. L’équipe compte 19 personnes, dont 17 ont été recrutées en 2018.

De la coque au moteur, en passant par les matériaux et la déco, tout est propre sur ce bateau connecté. La propulsion est électrique. La toile de lin, le liège et la résine époxy biosourcée remplacent le plastique. La peinture est à l’eau et le bois provient de la sylviculture raisonnée. Un modèle du genre. Fin avril, François Richard, le gérant de la société Lanéva, a présenté son petit bijou au Yacht-club de Monaco. Ce Breton a créé sa société monégasque en décembre 2018, avec deux collaborateurs, Maxime Pachot et Marc Ronet.

Lanéva est une réussite parce que ses dirigeants ont eu l’idée de construire un bateau clean de chez clean, et qu’ils ont réussi à produire leur premier bateau en un rien de temps. Nous avons sélectionné Lanéva pour une autre raison : ses valeurs et son activité collent au plus près des aspirations de MonacoTech, à savoir s’intégrer dans le tissu économique de la Principauté. Et un bateau 100 % écolo répond à la fois à la tradition du nautisme à Monaco et les aspirations environnementales portées par le souverain.

À ce jour, Lanéva n’a pas encore créé d’emploi ni généré de chiffre d’affaires. Son challenge, maintenant, va consister à trouver les moyens industriels de construire de nouveaux bateaux.

Un jour, l’invention de cette jeune société monégasque, en cours de création, sera peut-être aussi connue que le bistouri. Surgisafe a mis au point un appareil extrêmement utile en chirurgie. Il s’agit d’une canule d’aspiration chirurgicale intelligente, à usage unique et à faible coût, capable de mesurer la propriété des tissus et de détecter immédiatement les tissus anormaux ou cancéreux. Le chirurgien sait alors exactement ce qu’il doit enlever. Cette canule peut également repérer les fuites de liquides biologiques durant une opération.

L’objet n’est pas encore fabriqué. Il devrait être commercialisé en 2020 ou 2021. Thierry Desjardins, le gérant, est entouré de sept collaborateurs.

Cette société monégasque a été créée en 2015. Si elle a décidé de rejoindre l’incubateur-accélérateur de startup, c’est justement pour se développer et réaliser un projet ambitieux. À l’origine, Yachtneeds est un réseau social dédié au personnel des superyachts. On y trouve des offres d’emploi, mais aussi du lien social, fort utile pour tous ces jeunes qui changent de port en permanence.

Aujourd’hui, cette plateforme voit plus grand et veut devenir une sorte d’Amazon pour les superyachts. Nourriture, matériel, fournitures… les capitaines et équipages y trouveront tout et pourront ensuite se faire livrer dans l’un des 600 principaux ports et marinas du monde entier où ils se trouvent.

Tony Stout, le gérant, est touré de sept personnes, dont une recrutée en 2018.

Rachid Benchaouir était ingénieur-chercheur à Paris, dans une société travaillant en partenariat avec le Centre scientifique de Monaco. En lien avec le CSM, il a eu une riche idée : commercialiser les séquences ADN issues des laboratoires du CSM, à partir de notamment de coraux. Pour être plus précis, ce scientifique copie les séquences génétiques en produisant des protéines de synthèse. Le produit final est identique, ses vertus similaires, sans avoir à prélever quoi que ce soit dans le monde marin. Mais à quoi peuvent bien servir ces protéines, me direz-vous ? Eh bien, leurs propriétés sont nombreuses. Dans le domaine de la cosmétique, elles constituent une protection efficace de la peau, notamment contre les UV. Ces protéines sont également utiles dans le traitement de certains cancers.

Autant dire que le potentiel de développement et de croissance de Coraliotech est immense.

En 2018, cette startup a créé un emploi. Elle ne génère pas encore de chiffre d’affaires.

Pierre-Alexandre Rousselot, le gérant.
	(DR)
Seul l’espace de stockage utilisé est facturé.	(DR)
Ce bateau est 100 % propre, de la coque au moteur.
	(DR)
Rachid Benchaouir, le gérant.	(DR)

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