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Légende du citron de Menton

Mis à jour le 03/03/2018 à 05:01 Publié le 03/03/2018 à 05:01
Eve et la légende du citron de Menton, Éditions Michel Rohart.	(DR)
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Légende du citron de Menton

Retrouvez le samedi, notre rubrique d'art et d'histoire du pays Mentonnais

Pourquoi une Fête du Citron ? C'est qu'autrefois, les agrumes faisaient la richesse du pays. On y récoltait, sur les 80 000 citronniers recensés au début du XIXe siècle, quelquefois jusqu'à 30 millions de fruits que l'on exportait en Pologne, Allemagne, Danemark…

Le citron a été à l'origine d'une économie locale florissante durant plusieurs siècles qui se perpétue aujourd'hui dans l'art de la Fête du Citron. Aussi les Mentonnais, fiers de leurs citrons, ont-ils inventé une légende reprise par les poètes et conteurs locaux.

Adolphe Joanne, créateur des guides portant son nom, a publié une version en 1884 dans « Station d'hiver de la Méditerranée », aux éditions Hachette : Adam et Eve ont été expulsés du Paradis.

Ils s'en sont éloignés le plus possible, tout honteux de leur faute et contrit de leur châtiment, sans songer à rien prendre parmi les merveilles qu'ils ont dû laisser.

Eve, moins repentante ou moins affligée qu'Adam, jetait d'un côté et de l'autre un coup œil d'envie. D'une main leste elle a cueilli un beau citron qui se trouvait tout près de sa main droite. Si l'on doit croire cette légende, Eve a caché ce citron dans son tablier ! À peine avait-elle passé le portail du Paradis, Eve s'écria : « Ce fruit je le donnerai au plus beau pays que je verrai sur la terre ! ».

Adam et Eve errèrent longtemps sans qu'Eve ne se soit décidée à se débarrasser de son citron volé. Puis, tous les deux sont arrivés à Menton. À la vue de ce pays fortuné ils ont senti un tel enchantement qu'Eve dans son extase envoya sans hésitation, sur une terrasse voisine, le divin fruit.

« Va, dit-elle, prospère et multiplie, fais un Paradis de ce lieu et que les gens qui y resteront, retrouveront d'âge en âge quelque chose des saveurs et des bénédictions de l'Eden ! » D'autre, comme le poète mentonnais Ernest Magaglyo ou bien la poétesse Luce George et d'autres encore, ont donné de cette légende une autre version peu différente en langue française, en parler mentonnais mais aussi en langue étrangère comme l'anglais ou l'allemand !


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