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Leclerc à qui perd gagne

Mis à jour le 09/08/2019 à 10:18 Publié le 09/08/2019 à 10:18
Hamilton et lui.

Leclerc à qui perd gagne

S’il n’est pas encore parvenu à embrasser la victoire, le Monégasque se montre d’emblée digne de la confiance que lui accorde la Scuderia Ferrari en bousculant les gros bras du paddock

Sebastian et lui

Samedi dernier, en Hongrie, malgré une bourde en Q1 qui aurait pu lui coûter beaucoup plus cher, Charles Leclerc (4e) est revenu à la hauteur de Sebastian Vettel (5e).

Sur le terrain des qualifications, 6 partout, balle au centre ! Côté course ? Là, le leader allemand de la Scuderia, qui accomplit sa cinquième campagne en rouge, mène 8 à 4. Un score un brin trompeur quant au rapport de forces entre l’un et l’autre... Dès la mise à feu australienne, le successeur de Räikkönen a en effet montré qu’il n’était pas là pour jouer le porteur d’eau. D’abord en tentant une attaque osée au départ, dans le virage 1, puis en remontant comme un avion sur les talons de la SF90 n°5 en fin d’épreuve. Ce qui contraindra l’état major de la Scuderia à geler les positions. « Je sais que Charles me bottera très vite les fesses », concéda Vettel le soir même. « Cela me permettra de hausser mon niveau. »

Les messages radio frustrants, voire irritants, vont s’enchaîner lors des échéances suivantes. Là où un Max Verstappen aurait probalement pété les plombs et rué dans les brancards, lui s’abstient de faire des vagues. Déjà sous le charme de son coup de volant, le paddock loue sa maturité. Bahreïn, Autriche, Allemagne : à trois reprises, il entrevoit la victoire. Si celle-ci se dérobe chaque fois, la pépite du Rocher n’a pas tout perdu, loin s’en faut... Ces derniers mois, il a définitivement gagné l’estime du Cheval Cabré. Selon Sky Sport Italia, des discussions seraient d’ailleurs en cours concernant une extension de deux ans de son contrat. L’accord porterait ainsi jusqu’à fin 2024, avec à la clé une revalorisation financière conséquente à partir de 2020...

Pendant ce temps, la rumeur la plus répandue sur l’avenir de Vettel (32 ans) évoque sa lassitude croissante. Après toutes ces tentatives infructueuses de coiffer la couronne suprême dans l’habit de lumière rouge, celui-ci songerait à tirer un trait sur la F1, cet hiver ou dans un an. Ce qu’il dément catégoriquement.

Lewis et lui

Battu par son coéquipier Valtteri Bottas deux semaines plus tôt à Melbourne, le nouveau voisin de palier de Juan Manuel Fangio sur les tablettes de la F1 semble encore devoir s’incliner, cedimanche 31 mars, dans la nuit moite de Bahreïn.

Incroyable mais vrai : le voilà maintenant qui subit la loi d’un Charles Leclerc en état de grâce. Epatant poleman, puis solide leader, malgré un départ médiocre vite oublié, le Monégasque tient en respect « Monsieur » Lewis Hamilton.

On connaît la suite. Au 46e des 57 tours, la Ferrari n°16, qui compte alors 9’’7 de marge, perd subitement de la puissance et finit au ralenti, sauvant in extremis la 3e place. Avant la cérémonie du podium, le quintuple champion du monde est le premier à consoler le héros malheureux avec des mots synonymes d’adoubement. « Charles avait fourni les efforts nécessaires pour gagner », expliqua la star de Mercedes. « Je me suis déjà retrouvé dans la même situation que lui. Je sais ce qu’il ressent. Il a plein d’enseignements positifs à retirer. Sûr qu’on va avoir du pain sur la planche dans le futur pour tenir son rythme. »

Parole d’expert...

Max et lui

Six ans après, l’histoire bégaie. Max Verstappen vainqueur, Charles Leclerc 2e à l’arrivée du Grand Prix d’Autriche, le 30 juin. Mêmes hommes et même ordre qu’au championnat du monde de karting (KZ1) 2013 à Varennes-sur-Allier ! Nés à une quinzaine de jours d’intervalle, ces deux garnements-là se croisent, s’affrontent, depuis belle lurette. Sur les terres de Red Bull, le Monégasque garde longtemps l’avantage, parti en pole position, leader jusqu’à l’antépénultième boucle. Mais avec des pneus durs en lambeaux, rien à faire contre l’attaque virile du « meilleur ennemi » lancé comme une fusée vers son sixième triomphe au top niveau, qui l’écarte brutalement. Dès le virage suivant à Silverstone, les inséparables remettent le couvert. Passe d’armes homérique à très haute vitesse, derrière les Flèches d’Argent, cette fois. « Je pense qu’on a 10-15 ans devant nous pour se tirer la bourre », claironne le Néerlandais, parfait dans le rôle du « bad boy ». Vivement la suite !

Verstappen et lui.
Vettel et lui.

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