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Le voilier d'exploration Boogaloo est de retour

Mis à jour le 03/06/2017 à 05:06 Publié le 03/06/2017 à 05:06
Yvan Griboval a également retrouvé ses trois enfants (des triplés) et son épouse, Cécile d'Estais-Griboval, qui a été son binôme à terre durant toute l'expédition.

Yvan Griboval a également retrouvé ses trois enfants (des triplés) et son épouse, Cécile d'Estais-Griboval, qui a été son binôme à terre durant toute l'expédition. Cyril Dodergny

Monaco-matin, source d'infos de qualité

Le voilier d'exploration Boogaloo est de retour

Hier matin, le navigateur Yvan Griboval a été accueilli par le prince Albert II, dans le port de Monaco. Il a navigué pendant presque six mois, sans polluer, essentiellement dans l'océan Austral

Une cinquantaine d'écoliers en rouge et blanc sont massés devant le Yacht-club de Monaco, sages comme des images. Impatients. Ils attendent celui qui les a fait rêver pendant presque six mois. Celui qui leur a envoyé une newsletter et qui les a appelés de son bateau, là-bas, sur l'eau.

Ils l'attendent avec une guitare et des paroles de chansons écrites sur un papier, serré dans leurs petites mains.

Ce héros, c'est Yvan Griboval. Le navigateur normand, ex-journaliste, revient d'un tour du monde à la voile, sans rejeter le moindre gramme de CO2 dans l'atmosphère, pour l'expédition OceanoScientific. Une sorte de préambule au cycle d'expéditions scientifique 2017-2020 initié par le prince Albert II.

« Un des objectifs était d'enrichir la connaissance des scientifiques en charge de l'étude des causes et des conséquences du changement climatique, c'est fait », a déclaré le marin, qui se considère comme un « ouvrier océanographique ».

Des données rares

Le Boogaloo, son voilier de compétition, était équipé d'un système de collecte automatique de données scientifiques sur les eaux de navigation (salinité, opacité, température, etc.). « Il y a très peu de navires qui passent aux latitudes auxquelles Yvan a navigué, et nous avons très peu d'informations. Alors j'attends avec impatience qu'il nous remette le disque dur avec ces données. Nous allons pouvoir les analyser avec les autres partenaires comme l'Ifremer et le Centre scientifique de Monaco », ajoute Robert Calcagno, directeur de l'Institut océanographique de Monaco, également partenaire de l'opération. Des données d'autant plus primordiales que l'Océan austral est le point de rencontre de tous les autres océans de la planète, et fournit donc un bon aperçu de la santé de ces eaux.

Très inspiré par le prince explorateur Albert Ier, Yvan Griboval avait largué les amarres le 17 novembre dernier et les avait confiés au prince Albert II, qui était donc naturellement présent pour son arrivée : « Je me réjouis, comme nous tous, de vous accueillir au terme de cette belle aventure (...). Votre longue navigation, vos objectifs scientifiques si importants sont un exemple de ce que l'on peut faire quand on a une volonté tenace, et lorsqu'elle s'emploie à poursuivre un bien commun. »

Former la jeunesse

Car la mission de ce cavalier des mers ne s'arrêtait pas là : « L'autre objectif était de témoigner pour participer au nécessaire effort de préservation de l'océan pour les générations futures », a-t-il précisé. Et là aussi, c'est mission accomplie.

Durant tous ces mois, le marin a envoyé des newsletters aux adultes bien sûr, mais aussi aux enfants de deux écoles monégasques. Les minots étaient là pour son départ, pour lui souhaiter bon voyage, et même lui glisser un petit cadeau qui l'a beaucoup touché (mais on n'en saura pas plus). « Chaque semaine, les enfants lisaient les newsletters avec les enseignants. C'était très bien fait. Pour la classe, ça a été très enrichissant. Les enseignants ont utilisé les relevés pour faire de la géographie, des mathématiques. C'était un vrai plus, un vrai projet de classe », explique Pascale Bellingeri, directrice de l'école de la Condamine.

Par deux fois, ils ont pu l'avoir au téléphone. Il était devenu comme un camarade de classe éloigné, comme un correspondant, presqu'un copain. Curieux de tout, d'après une enseignante, ils étaient inquiets de son régime alimentaire…

Cette proximité a sans doute contribué à faire passer le message. « J'ai appris qu'on pouvait faire le tour du monde en voilier, et surtout j'ai appris qu'il ne faut pas polluer la mer », confie Tom, un petit bonhomme aux yeux couleur de la mer qui se verrait bien prendre le relais d'Yvan plus tard. Même son de cloche chez sa camarade Camille : « Il ne faut pas polluer les océans, parce que c'est pas bien pour les animaux. On a appris beaucoup de choses sur les océans. »

Une transmission cruciale à l'heure où les accords climatiques sont dénoncés par le deuxième plus grand pollueur de la planète. Car c'est aujourd'hui qu'il faut apprendre à sauver demain.

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