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Le théâtre Princesse-Grace dévoile sa programmation

Mis à jour le 29/06/2019 à 10:02 Publié le 29/06/2019 à 10:02
Lambert Wilson en misanthrope, Catherine Hiegel et Pierre Palmade, mère et fils, ou encore la pièce « La Machine de Turing », qui a reçu 4 Molières.

Lambert Wilson en misanthrope, Catherine Hiegel et Pierre Palmade, mère et fils, ou encore la pièce « La Machine de Turing », qui a reçu 4 Molières. Svend Andersen, J.Stey et Fabienne Rappeneau

Le théâtre Princesse-Grace dévoile sa programmation

Spectacles de la Comédie-Française, boulevards populaires et pièces recompensées aux Molières, la saison 2019-2020 du TPG joue la carte de la diversité

Ne soyez pas frileux, soyez curieux ! » L’injonction de Françoise Gamerdinger au public venu découvrir la programmation 2019-2020 du théâtre Princesse-Grace donne le tempo. Une manière d’inviter à fureter - parmi la bonne vingtaine de spectacles prévus - entre classiques, têtes d’affiches et créations contemporaines.

C’est la couleur constante du TPG ces dernières années. Nouvellement nommée à la tête de la direction des Affaires culturelles, Françoise Gamerdinger conserve son rôle d’administrateur du théâtre endossé depuis quelques saisons.

« Et cette année encore, nous aurons de nouvelles collaborations et des pièces récompensées aux Molières », souligne-t-elle.

La machine de Turing

À commencer par celle qui a fait jackpot à la dernière cérémonie du théâtre français : La Machine de Turing. Molière du théâtre privé, Molière de l’auteur francophone vivant, Molière du comédien et Molière de la mise en scène.

Son auteur et acteur, Benoit Solès, a visé juste en incarnant ce Mozart des mathématiques, précurseur de l’informatique et de l’intelligence artificielle. « Ce génie avait été enrôlé par Churchill pendant la Seconde Guerre mondiale pour déjouer la machine Enigma des Allemands. C’était un enjeu fort de la bataille de l’Atlantique. Et il a réussi », raconte-t-il.

Pourtant, le scientifique sera plus tard condamné pour son homosexualité et finira par se suicider à 41 ans. Un destin singulier donne le sel à la pièce de Benoit Solès qui sera jouée deux fois, les 16 et 17 décembre.

Prévue pour démarrer le 10 octobre avec L’amant d’Harold Pinter, la saison virera ensuite vers le rire avec la pièce, devenue un classique contemporain, Le Prénom, reprise avec un nouveau casting.

Tout au long de l’année, des fidèles de l’avenue d’Ostende retrouveront le chemin des planches : Christian Vadim dans une comédie, Charles Berling pour des lectures lors d’une soirée de la Fondation Prince Pierre, Romane Bohnringer incarnant les mots d’Annie Ernaux, une femme rongée par la jalousie.

Habitués aussi : Pierre Arditi et Michel Leeb dans un vaudeville immobilier mis en scène par Bernard Murat. Tandis que Cristiana Réali jouera La ménagerie de verre de Tennessee Williams avec comme partenaire Ophélia Kolb, vue dans la série Dix pour cent et auréolée d’un Molière pour son rôle dans la pièce.

Autres stars de la saison, le duo prometteur Catherine Hiegel et Pierre Palmade, mère et fils sur une partition de François Begaudeau ; Frédéric Mitterrand qui raconte ses souvenirs. Et les plaidoiries de Richard Berry, qui reprend les ténors du barreau, salué par la critique.

Lambert Wilson en misanthrope

Deux soirées se joueront aussi au Grimaldi Forum, pour accueillir des spectacles aux décors d’envergure importante. Ce sera le cas en novembre avec « Encore un instant » pour le couple Laroque-Berléand. Et en mars avec un spectaculaire Misanthrope de Molière, incarné par Lambert Wilson.

« Pas de saison sans Molière », précise Françoise Gamerdinger, qui a aussi « recruté » d’autres auteurs classiques : Musset (Les caprices de Marianne), Marivaux (La double inconstance), Dostoïevski (Le double). Donnant le pendant à des auteurs contemporains : David Foenkinos ou Philippe Claudel, joué deux fois cette saison.

Double rendez-vous également pour la troupe de la Comédie-Française. En février avec un portrait d’Albert Londres interprété par Nicolas Lormeau. Et en mars un hommage à Pierre Desproges pensé par Christian Gonon.

Autres dates qui devraient séduire le public : Qui va garder les enfants, sur le machisme en politique et Emportée par mon élan, seule en scène d’une maman au bord de la crise de nerfs.

Enfin en novembre, une soirée singulière avec la sociétaire de la Comédie-Française, Genevieve Casile, mise en scène par Pascal Vitiello pour incarner la légendaire Sarah Bernhardt. Une soirée pour se souvenir aussi que le 25 janvier 1879, Sarah Bernhardt était à l’affiche de la soirée inaugurale de la Salle Garnier…


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