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Le sort du patrimoine remis entre les mains d’un Conseil

Mis à jour le 19/01/2019 à 05:06 Publié le 19/01/2019 à 05:06
La présentation du Conseil du Patrimoine a eu lieu ce jeudi, au Théâtre des Variétés.

La présentation du Conseil du Patrimoine a eu lieu ce jeudi, au Théâtre des Variétés. J.D.

Le sort du patrimoine remis entre les mains d’un Conseil

Un an et demi après la promulgation de la loi relative à la préservation du patrimoine national, puis la création de l’Institut de patrimoine, un Conseil est maintenant en place

Un Conseil du patrimoine vient d’être installé par le ministre d’État, Serge Telle. La présentation des membres a été faite devant nombre d’acteurs culturels, jeudi, au Théâtre des Variétés.

S’il a fallu presque dix ans pour passer de la première proposition de loi déposée en juin 2008, à l’initiative de Michèle Dittlot, à la promulgation de la loi en juin 2017, un an et demi a encore été nécessaire pour installer le Conseil du Patrimoine prévu par le texte législatif.

Il y a d’abord eu, en décembre 2017, la création de l’Institut du Patrimoine, sous la direction de Patrick Simon, Julien Cellario étant responsable des opérations patrimoniales. Jeudi, ce fut donc l’installation du Conseil du Patrimoine présidé par Rainier Boisson, Thomas Fouilleron étant vice-président.

Le Conseil du Patrimoine aura pour mission de « formuler des propositions de nature à orienter ou à améliorer l’identification, la protection, la préservation, la promotion, la valorisation et la transmission aux générations futures du patrimoine national ».

« Une notion complexe »

Mais qu’est-ce que le patrimoine ? « Une notion complexe », selon le ministre d’État. « C’est la part de notre héritage qui, à travers le temps, restera comme le symbole de ce que nous sommes aujourd’hui. C’est aussi le souci de la conservation, mais d’une conservation qui ne soit pas sclérosante, et qui accepte donc que l’on ne conserve pas tout pour permettre toutes les évolutions. C’est enfin une richesse, mais qui n’a de valeur que par ce que l’on en fait. Il ne suffit pas d’avoir un patrimoine : il faut le valoriser. Pour dire les choses rapidement : un patrimoine a besoin d’être compris, hiérarchisé et valorisé. »

Aujourd’hui, le temps qui avait poussé Michèle Dittlot à déposer une proposition de loi pour tenter notamment de sauver le Sporting d’Hiver semble être bien loin. Dans un mois, One Monte-Carlo sera lancé. Là, le pays a fait le choix de l’évolution.

« La conservation du patrimoine n’est pas un repli sur soi-même mais une ouverture sur le monde pour mieux se comprendre et vivre ensemble. » Le président du Conseil du Patrimoine a rappelé les principes fondateurs qui sous-tendent les futurs projets qu’il portera. « Le patrimoine soumis aux réflexions, recommandations et avis du Conseil, doit être compris dans une acceptation large appréhendant notamment le patrimoine culturel mobilier, le patrimoine culturel immobilier, l’urbanisme et l’architecture, le patrimoine naturel et le patrimoine culturel immatériel comprend les pratiques. »

Rainier Boisson a rappelé que la loi est le résultat d’un travail législatif poursuivit par Daniel Boéri, président de la Commission Culture et Patrimoine, qui déposa, après la première proposition de loi de Michèle Dittlot, une seconde proposition en 2010 transformé en projet de loi en 2011.

« Le Conseil doit permettre notamment l’instauration d'un véritable lien entre les différents acteurs culturels, tout en s'appuyant fonctionnellement sur les structures existantes du Gouvernement et en particulier sur l’Institut du Patrimoine », note Rainier Boisson. L’Institut, qui existe depuis près d’un an, a « en charge la partie opérationnelle comportant la conservation, la restauration du patrimoine national et la supervision des inventaires. »

Le Conseil du Patrimoine sera consulté pour différentes réflexions. Sur l’évolution législative, sur les inventaires de L’État, de la Commune, des établissements publics, des sociétés dont l’État est actionnaire et les associations bénéficiant de contribution publique, sur la sortie du territoire de biens culturels mobiliers, sur les projets exceptionnels de démolition des éléments bâtis et d’altération des éléments de paysage remarquables... Et Rainier Boisson d’expliquer : « C’est avec une grande détermination, dans un cadre collégial de compétences diverses, que je me suis engagé dans cette nouvelle responsabilité au service de mon pays. »

Le Conseil est composé de 10 membres :

Thomas Fouilleron, directeur des Archives et de la Bibliothèque du Palais

Séverine Canis-Froidefond, directrice de la Prospective, de l’Urbanisme et de la Mobilité

Jean-Charles Curau, directeur des Affaires Culturelles

Patrick Simon, directeur du Musée d’Anthropologie Préhistorique

Anne Nègre, présidente de la Commission Consultative des Archives de l’État

Michèle Dittlot et Martine Fresia, sur proposition du Conseil national

Dominique Bon et Camille Svara, sur proposition du Conseil communal

Rainier Boisson et Cherif Jahlan, sur proposition de l’Ordre des Architectes

Bernard Notari et René Croesi, sur proposition du Comité National des Traditions Monégasques

Delphine Lacaze, conservateur régional des monuments historiques


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