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Le siège de Monaco par les Génois en 1506-1507

Mis à jour le 07/03/2020 à 11:37 Publié le 07/03/2020 à 11:37
Panneau à fresque sur la façade de la chapelle Palatine : apparition de sainte Dévote sur les Remparts assiégés par les Génois 1507.

Panneau à fresque sur la façade de la chapelle Palatine : apparition de sainte Dévote sur les Remparts assiégés par les Génois 1507. DR

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Le siège de Monaco par les Génois en 1506-1507

Retrouvez chaque mois, la chronique du Comité national des traditions monégasques

Dans une précédente chronique on a vu que lors du long siège du Rocher de Monaco conduit par les Génois en 1506-1507 une légende rapporte que c’est grâce à la ferveur des Monégasques, depuis toujours envers Dévote et grâce à une procession des reliques de la Sainte sur les remparts, que le combat fut gagné. Cette légende forgée tardivement atteste, entre autres, de la prise de conscience par les Monégasques de l’importance dans leur histoire de ce conflit car même si Monaco en sortit affaiblie son indépendance sera préservée (1).

Si la souveraineté de Monaco avait été reconnue par le duc de Savoie et le roi de France, la menace génoise était toujours latente. En effet, suite à une révolte populaire les nouveaux dirigeants de la République de Gênes ambitionnent de rétablir leur ancienne domination sur Monaco en expulsant les Grimaldi de leur forteresse.

Les Génois aidés des Pisans avec une armée forte de quatre mille hommes et une puissante artillerie occupent Menton et Roquebrune et installent leur camp dans le quartier du Carnier le 7 décembre 1506. Le siège s’achèvera le 19 mars 1507, après un dernier assaut des Génois au fort de Serravalle, par la victoire des Monégasques commandés par Lucien Grimaldi (2) avec l’aide de la France.

Malgré sa victoire, Monaco n’en demeure pas moins vulnérable. Les habitations et les fortifications furent sinon détruites, du moins fortement endommagées et après les Génois qui renoncèrent définitivement au Rocher des Grimaldi, c’est au tour du roi de France Louis XII d’avoir des visées sur Monaco, après lui avoir porté assistance, conscient que « c’est la clef non seulement de la rivière (3) de Gênes mais aussi du pays et comté de Nice ».

Après de nombreuses péripéties, c’est grâce à la fermeté du jeune Lucien Grimaldi - il fut même emprisonné pendant plus d’un an - que le roi Louis XII en 1512 renonça lui aussi au Rocher et reconnaîtra l’indépendance de Monaco.

Comme le courageux Lucien Grimaldi, les Seigneurs puis les Princes de Monaco allaient protéger et défendre de toutes leurs forces leur État « en ne reconnaissant aucun supérieur si ce n’est Dieu seul, dont il implore toujours le secours (4)… »

Da üna precedenta crònica savëmu che, qandu ünt’i ani 1506-1507 a Roca de Mùnegu è stà assedià da i Genuesi, i Munegaschi avëvun fau sciü i Rampà üna prufescia d’ë relìcure de Devota tantu a so’ fervù de tugiù per a Santa era granda e che serëssa per aiçò d’aiçì che a bataya è stà gagnà. Achësta legenda pa tantu veya mëte a u ciàiru, tra àutri, u fatu che i Munegaschi àn capiu l’ümpurtança d’achësta gherra ünt’a so’ Stòria perchè, se Mùnegu se n’è stau necheriu, a so’ ündependença è stà preservà.

Ma, se a suvranità de Mùnegu è stà recunusciua da u Düca de Savòia e da u Rè de França, a menaça genuesa era sempre presenta. De fati, ün sèghitu a ün sulevamentu pupülari u nœvu guvernu d’a Repüblica de Gènua ambiçiunava de cacià fœra d’a so’ furtessa i Grimaldi e cuscì restabilì a so’ veya duminaçiùn sciü de Mùnegu.

Dopu avè piyau Mentùn e Rocabrüna cun l’agiütu d’i Pisai cun ün’armada de qatru mila surdati e üna putenta artiyaria, i Genuesi àn stabiliu u so campu ünt’u qartiè d’u Carniè u sete de deçembre d’u 1506. E, dopu ün ürtimu assàutu a u bastiùn de Serravalle da i Genuesi, i Munegaschi cumandai da Lüçiàn Grimaldi e cun l’agiütu d’a França sun stai vincitui e, u düjanœve de marsu d’u 1507, s’è finiu l’assedi d’a Roca.

Margradu a vitòria, Mùnegu è stau per u mënu vülneràbile. Ë case e ë furtificaçiue sun pa stae destrüte ma, fò ben u dì, prun danegiae. Se i Genuisi àn renunçiau per sempre â Roca d’i Grimaldi, uramai toca a u rè de França Luì XII d’avè pretese sciü Mùnegu perchè, meme se l’avëva agiütau contra i Genuesi, era sügüru che Mùnegu « era a ciave nun sulu d’a riviera de Gènua ma tambèn d’u paise e cuntea de Niça ».

Dopu tanti marugi pulìtichi, u zùvenu Lüçiàn Grimaldi è stau cuscì tantu forte e tenace - è stau finta ümprejunau per ciü d’ün anu - che, ün 1512 u Rè Luì XII à renunçiau tambèn ëlu â Roca e à recunusciüu l’ündependença de Mùnegu.

Cuma u valurusu Lüçiàn Grimaldi, i Signui e pœi i Prìncipi de Mùnegu se sun dai prun da fà per prutege e defende cun tüt’ ë soe forçe u Statu, « recunuscendu nüsciün suvràn ma sulu Diu de qü implora l’agiütu ».

La morue, contrairement au Stochfish - Stocafì, est salée. Elle permet une préparation différente, aussi avoureuse.

Ingrédients (6 à 8 personnes) : 3 kg de morue dessalée (trempée dans l’eau en la changeant souvent), 10 cuillerées à soupe d’huile d’olive, 2 oignons, 2 blancs de poireaux, 8 tomates mûres, une gousse d’ail, un bouquet garni (persil, thym, laurier, céleri), 1 kg de pommes de terre (fermes, peu farineuses), une poignée d’olives noires, poivre, safran, sel.

Réalisation : détaillez la morue en quartiers, mettre les morceaux dans une casserole, couvrir d’eau et chauffer jusqu’au frémissement du liquide. Écumer et laisser pocher environ douze minutes sans couvrir le récipient.

Dans une cocotte ou une sauteuse, chauffer l’huile d’olive, ajouter les oignons et les blancs de poireaux finement ciselés. Laisser blondir à feu très doux.

Éplucher et épépiner les tomates, écraser la gousse d’ail, préparer le bouquet garni et jeter le tout dans la cocotte ainsi que deux prises de poivre frais. Couvrir le récipient et laisser cuire environ douze minutes.

Ajouter les pommes de terre coupées en rondelles. Couvrir d’eau chaude jusqu’à immersion et laisser cuire quinze minutes environ, selon la qualité des pommes de terre.

Enlever la peau ainsi que les arêtes de la morue, effeuiller et étaler sur les pommes de terre une fois cuites, ajouter les olives noires dénoyautées et laisser mijoter quinze minutes environ.

Retirer le bouquet, ajouter une pincée de safran et une cuillerée de persil ciselé. Servir après avoir rectifié éventuellement l’assaisonnement.

Dans la tradition monégasque, on présente la morue dans le plat de cuisson, par exemple une pignata en terre cuite.

Par le chef Joël Garault :

Saveurs de Monaco

de Paul Mullot/épi éditions)

La morue à la monégasque -

A merlüssa â munegasca

Médailles Siège 1506-1507.

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