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Le Salvator Mundi à peine vendu, Rybolovlev et Bouvier se taquinent

Mis à jour le 18/11/2017 à 05:29 Publié le 18/11/2017 à 05:29
Le Salvator Mundi a permis aux sociétés de la famille Rybolovlev de « combler » une partie des pertes subies sur d'autres tableaux achetés à Yves Bouvier puis revendus. C'est du moins ce qu'affirme le clan Rybolovlev.

Le Salvator Mundi a permis aux sociétés de la famille Rybolovlev de « combler » une partie des pertes subies sur d'autres tableaux achetés à Yves Bouvier puis revendus. C'est du moins ce qu'affirme le clan Rybolovlev. AFP

Le Salvator Mundi à peine vendu, Rybolovlev et Bouvier se taquinent

Dmitri Rybolovlev n'est pas du genre à afficher ses émotions publiquement.

Dmitri Rybolovlev n'est pas du genre à afficher ses émotions publiquement. Mercredi soir, l'oligarque russe était bien à New York d'après ses proches, mais en retrait de la vente. Il n'était pas dans la salle du Rockefeller Center au moment du coup de marteau historique adjugeant son Salvator Mundi pour 450 millions de dollars (382 millions de dollars). Impossible de savoir s'il a exprimé une quelconque émotion.

Sa première réaction officielle, parvenue par le biais de son Family Office aux Etats-Unis, a été de ramener cet événement de l'histoire de l'art dans le giron du contentieux privé. « Cet événement conforte les sociétés de la famille Rybolovlev dans le cadre des procédures judiciaires initiées pour une escroquerie choquante commise par Yves Bouvier, qui se présentait comme intermédiaire, conseiller et ami de M. Rybolovlev. »

Le marchand d'art suisse, justement, y est allé de son commentaire sur la vente du Salvator Mundi. « En matière d'art, il ne faut s'étonner de rien, surtout lorsque l'on a affaire à des chefs-d'œuvre. » Le prix exorbitant peut être justifié, donc, par le seul fait qu'un collectionneur a choisi de le mettre.

Pas une question de prix mais de manières

C'est peut-être aussi la raison pour laquelle Yves Bouvier se réjouit de la vente réalisée par celui qui le poursuit pour escroquerie. « Je considère que quand une affaire est faite, elle est finie. Je me réjouis pour mon acheteur qui a fait une plus-value record. »

Celui qui avait vendu le De Vinci 127,5 millions d'euros à Dmitri Rybolovlev en 2013 - deux jours après l'avoir acquis pour 83 Me -, s'étonne même de la réaction de Rybolovlev. « Comment continuer à affirmer avoir été escroqué alors que ma prétendue victime vient d'empocher 325 millions de profits ? Et de poursuivre : « Je regrette pour Dmitri Rybolovlev qu'il ait fait le choix de m'attaquer devant les tribunaux au lieu de me laisser le temps de valoriser sa collection (2 milliards) qui aurait doublé de valeur. »

Côté Rybolovlev, on estime surtout que la somme pharaonique encaissée grâce au Salvator Mundi vient combler les pertes subies sur d'autres tableaux achetés auprès de Bouvier et revendus depuis - même si certains ne l'ont pas été à perte. D'où le nouveau communiqué envoyé, hier, par l'avocat parisien de Dmitri Rybolovlev, Me Hervé Temime.

« M. Bouvier a dupé les sociétés de la famille Rybolovlev y compris à l'occasion de l'achat de ce tableau en 2013, où il leur a fait croire qu'il négociait pour eux le prix d'acquisition avec le propriétaire alors qu'il le faisait pour son propre compte en trahissant leurs intérêts et son mandat, afin d'encaisser 44,5 millions de dollars. Les sociétés de la famille Rybolovlev n'ont jamais reproché à M. Bouvier le prix en valeur absolue auquel elles ont acheté 38 œuvres en dix ans. »


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