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Le retour du grand Freire

Mis à jour le 27/07/2019 à 10:04 Publié le 27/07/2019 à 10:04
Nelson Freire, l’un des derniers monstres sacrés du piano.	(DR)

Le retour du grand Freire

Le célèbre pianiste brésilien Nelson Freire est attendu dimanche dans la cour d’honneur du Palais princier pour interpréter un concerto de Beethoven avec le Philharmonique de Monte-Carlo

Les concerts du Palais princier se poursuivent. Comme on pouvait s’y attendre, celui de jeudi avec Nicolas Lugansky jouant le troisième concerto de Rachmaninov a fait salle comble et suscité une ovation du public.

L’écho de cette soirée sera à peine éteint que, ce dimanche soir, un autre grand pianiste fera son entrée dans la cour d’honneur - un pianiste de légende, l’un des derniers « monstres sacrés » du piano, Nelson Freire.

Ce n’est pas la première fois qu’il vient dans notre région. Mais chacun de ses concerts est considéré comme un événement.

Il y a dans ses interprétations quelque chose de profond, de mystérieux, de mystique même, d’émouvant, de monumental. On sait que Nelson Freire est né au Brésil en 1944 et qu’enfant prodige, il donna son premier concert à l’âge de 5 ans. Il travailla avec un élève de Liszt - ce qui le raccrochait à l’Histoire de la musique. On sait aussi que sa rencontre en Europe avec Martha Argerich, cette reine du piano venue d’Argentine, fut déterminante pour lui.

Du Palais princier à la Roque-d’Anthéron

Mais on évoque aussi, dans sa biographie, des zones d’ombre où, étant tombé en dépression, il n’arrivait plus à jouer cinq mesures de suite. L’insoupçonnable fragilité de l’artiste sous des allures de bon géant ! Il dut réapprendre à jouer du piano, mesure par mesure.

Puis un jour, après une période de silence, il revint sur la scène pour ne plus en disparaître.

On l’entendra dimanche dans l’interprétation de ce beau, noble et grandiose quatrième concerto de Beethoven. Il sera accompagné par le Philharmonique de Monte-Carlo sous la direction de Kazuki Yamada.

L’ensemble du concert sera consacré à des œuvres de Beethoven : outre le quatrième concerto pour piano, l’ouverture d’Egmont et la huitième symphonie.

Aussitôt après le concert de dimanche soir à Monaco, le Philharmonique et Nelson Freire plieront bagage pour aller donner le même concert, mardi soir, dans l’un des grands festivals de piano d’Europe, celui de la Roque d’Anthéron. Belle vitrine internationale pour notre orchestre monégasque !


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