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Le prince Albert II, sur les chantiers et la qualité de vie: "Evitons les déclarations parfois un peu trop simplistes"

Mis à jour le 19/11/2019 à 08:28 Publié le 19/11/2019 à 08:20
"Des dispositifs sont déjà mis en œuvre pour mesurer le bruit sur les chantiers et des contrôles de plus en plus fréquents encadrent toutes les opérations."

"Des dispositifs sont déjà mis en œuvre pour mesurer le bruit sur les chantiers et des contrôles de plus en plus fréquents encadrent toutes les opérations." Photo JFO

Le prince Albert II, sur les chantiers et la qualité de vie: "Evitons les déclarations parfois un peu trop simplistes"

A l'occasion de son interview pour la Fête nationale, le souverain a livré ses quatre vérités sur un sujet qui agite la sphère politique depuis deux ans: la qualité de vie en Principauté. Et en particulier les nuisances des chantiers en Principauté.

Après des confidences d’ordre personnel et son regard aiguisé sur l’environnement, le sport et l’international, le prince Albert II, en ce jour de Fête nationale, se plonge dans l’actualité monégasque et tous ces sujets qui ont agité la vie publique cette année. Sur la qualité de vie, l’union libre, l’accession à la nationalité monégasque ou encore la place des femmes dans la société, le souverain analyse, commente et trace la voie avec l’autorité du chef d’État. Dans cet entretien exclusif, le prince Albert II, interrogé sur la politique, regrette "certaines surenchères médiatiques" et recommande "un dialogue apaisé et responsable entre le Conseil national et le gouvernement".

>> RELIRE. "Pacs à la monégasque", nationalité, place des femmes: ce qu'en dit le prince Albert II

La qualité de vie est au cœur du débat politique depuis bientôt deux ans. Trouvez-vous que la qualité de vie s’est autant dégradée que cela?
La qualité de la vie en Principauté doit s’apprécier sur un ensemble de critères. Elle prend en compte les nuisances sonores et de poussières des chantiers, certes, mais aussi la sécurité, l’éducation, la santé, l’offre culturelle, l’accès aux activités sportives. La qualité de vie ne peut pas se réduire à ces seules nuisances. On a toujours eu un peu de nuisances en Principauté. Quand j’étais enfant et que je jouais dans les jardins du Palais, il y avait les bruits de la construction de Fontvieille, pendant des années. Je ne suis pas devenu sourd pour autant et je n’ai pas de mauvaises capacités pulmonaires.

"J'entends les doléances"

Autrement dit, Monaco n’est pas devenu une terre hostile...
Bien sûr, le nombre de chantiers est impressionnant. Il existe des moyens de réduire ces nuisances. Mais si on veut un certain développement, des logements domaniaux et des logements privés, il faut en passer par là. On ne peut pas tout arrêter. On essaie de les étaler quelque peu dans le temps. Mais il n’est pas toujours facile de tout concilier.

Avez-vous toutefois le sentiment qu’il y a plus de chantiers aujourd’hui que par le passé?
Sans doute un peu plus. J’ai connu des périodes où il y avait une vingtaine de chantiers en même temps. Il y a deux ans, Marie-Pierre Gramaglia me disait que dans les dix années à venir, il y aurait au maximum trente-deux chantiers concomitants. Certains sont terminés, comme l’Hôtel de Paris et le One Monte-Carlo, d’autres vont bientôt s’arrêter. Vous savez, quand je rencontre des habitués de la Principauté, qui vivent ici plusieurs mois par an, ils ne me parlent pas d’une qualité de vie dégradée.

"Un défi de tous les instants"

Que faire, alors?
J’entends les doléances qu’exprime une partie de la population. Je compte sur l’action engagée par mon gouvernement pour apporter des réponses concrètes et efficaces.

Le Conseil national vient de lancer une vaste consultation auprès des Monégasques et des résidents au sujet de la qualité de vie, justement. Une bonne idée?
Cette initiative ne m’est pas apparue absolument nécessaire. En mai dernier, le gouvernement avait initié une démarche sur la qualité de vie, à laquelle ont été associés les Monégasques, les résidents et les travailleurs frontaliers. Un cabinet spécialisé dans l’évaluation des politiques publiques a réalisé une collecte d’informations, en s’appuyant sur des rencontres dans les différents quartiers et un dialogue en tête-à-tête avec une cinquantaine d’acteurs de la Principauté. Il en ressort que la qualité de vie ne peut pas être circonscrite aux seules nuisances. Il convient toutefois apporter des réponses aux préoccupations exprimées dans ce domaine. Je crois qu’il faut se garder de déclarations parfois un peu trop simplistes et des slogans propres à une communication politique. Œuvrons de concert pour améliorer cette situation.

Comment?
Nous sommes dans un pays de 2 km2, qui se modèle pour répondre aux besoins de logement des Monégasques et des résidents, pour améliorer les équipements publics et les infrastructures. C’est un défi de tous les instants, dans un espace aussi contraint. Je suis absolument persuadé que le gouvernement et les services de l’État sont mobilisés sur cette question des nuisances. Des dispositifs sont déjà mis en œuvre pour mesurer le bruit sur les chantiers et des contrôles de plus en plus fréquents encadrent toutes les opérations publiques, mais aussi privées. Je suis confiant dans la responsabilité des acteurs du BTP et dans l’efficacité des services de l’État dans la gestion des opérations et la capacité à trouver des solutions adaptées.


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