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Le prince Albert II sur l'affaire Bouvier-Rybolovlev: "On ne peut pas sanctionner par anticipation"

Mis à jour le 17/11/2018 à 14:52 Publié le 17/11/2018 à 16:30
Interview du prince Albert II de Monaco dans son bureau d'apparat avant la fête du prince célébrée le 19 novembre: l'affaire Bouvier-Rybolovlev évoquée.

Interview du prince Albert II de Monaco dans son bureau d'apparat avant la fête du prince célébrée le 19 novembre: l'affaire Bouvier-Rybolovlev évoquée. Photo J.-F.O.

Le prince Albert II sur l'affaire Bouvier-Rybolovlev: "On ne peut pas sanctionner par anticipation"

Avant la Fête nationale, le prince Albert II aborde le sujet qui fâche en Principauté: l’affaire Bouvier-Rybolovlev.

En amont de la Fête nationale, le prince Albert II a accordé un entretien exclusif à Monaco-Matin. Dans ce premier volet, il aborde aussi, sans tabou, les derniers rebondissements de l’affaire Bouvier-Rybolovlev. "Cette période est extrêmement délicate et je souhaite rassurer les Monégasques et résidents de la Principauté. Ils peuvent me faire confiance pour prendre toutes les décisions qui s’imposeront pour ramener la sérénité. Je sais la responsabilité qu’est la mienne."

sur l'instruction en cours?

"Il faut se garder de toute conclusion hâtive. Laissons l’instruction se dérouler jusqu’au bout, en rappelant au passage la présomption d’innocence qui doit s’appliquer à tous. La Justice se prononcera le moment venu et je vous l’ai déjà dit clairement, des sanctions seront prises si effectivement des manquements individuels se sont produits. On ne peut pas le faire par anticipation. Certes, il y a eu des gardes à vue, des inculpations, mais ça ne veut pas dire des condamnations. Laissons les procédures se dérouler jusqu’à leur terme."

sur l’indépendance des juges en Principauté

"Seul un pays où la justice est indépendante permet de procéder ainsi à l’égard de personnes exerçant, ou ayant exercé, de hautes fonctions publiques, ou détenant des positions élevées dans la société civile. Au-delà de l’indépendance des juges, l’indépendance de la justice est une des conditions d’un État de droit. C’est une réalité en Principauté, j’y ai toujours veillé et je continuerai à le faire. J’ai beaucoup de respect pour cette institution, il faut qu’elle puisse faire son travail dans la plus grande indépendance et la plus grande sérénité.
Parfois il y a beaucoup de passion, comme dans cette affaire, mais il faut absolument préserver cette indépendance."

Sur le RASSEMBLEMENT des policiers

"Je ne pense pas qu’il faille interpréter ce rassemblement comme une remise en cause ou une défiance vis-à-vis de la justice. Je connais le dévouement et l’attachement à nos valeurs des membres de la Sûreté publique; j’y vois davantage beaucoup d’émotion, et même d’affection, envers leurs chefs. C’est une réaction émotive d’hommes et de femmes qui travaillent avec eux depuis des années et qui les respectent. Bien sûr, avec le recul, on peut se dire qu’un communiqué aurait suffi. Je comprends aussi que ce rassemblement ait pu surprendre certaines personnes. Cela ne s’était jamais vu auparavant en Principauté mais c’est une affaire bien particulière."

Sur le malaise dans les rangs de la Sûreté publique

"Plutôt que de malaise ou de traumatisme, je crois qu’il s’agit d’une grande inquiétude. Une inquiétude légitime à ce stade des procédures qui visent deux fonctionnaires en activité pour lesquels, je le répète, la présomption d’innocence prévaut. Il n’y a donc pas de raison que l’image de la Police soit ternie. Cette dernière continue à bénéficier de la confiance et de la reconnaissance, pas uniquement de moi-même mais aussi de tous."

Sur l'indépendance de la justice, la prévention de la corruption et l'europe

"Jusqu’à présent, le GRECO [NDLR: organe anti-corruption du Conseil de l’Europe auquel la Principauté a adhéré voilà dix ans] a reconnu, lors des trois premiers cycles d’évaluation de la Principauté, qu’elle était conforme aux standards du GRECO en matière de lutte contre la corruption. L’évaluation qui est en cours actuellement concerne la prévention en matière de corruption de la Justice et du Conseil national. La prochaine échéance est fixée en milieu d’année prochaine. Je ne doute pas que les réponses apportées et les mesures prises vont satisfaire les attentes, et confirmer que la Principauté est une nouvelle fois en conformité avec les standards du GRECO. Il serait très mal vécu qu’on ne soit pas reconnu comme tel et j’y veillerai personnellement."


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