“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Le président de la Société nautique de Monaco Jean-Marc Giraldi succombe à la Covid-19

Mis à jour le 29/01/2021 à 23:13 Publié le 29/01/2021 à 23:09
L’au revoir à un ami cher du prince Albert II: Jean-Marc Giraldi (à gauche).

L’au revoir à un ami cher du prince Albert II: Jean-Marc Giraldi (à gauche). Photo Sébastien Botella

Je découvre la nouvelle offre abonnés

Le président de la Société nautique de Monaco Jean-Marc Giraldi succombe à la Covid-19

Président de la Société nautique de Monaco et ami proche du prince Albert II, le Monégasque laisse un bel héritage aux passionnés d’aviron et le souvenir impérissable d’un homme bon.

La nouvelle a fait chavirer le cœur des membres de la Société nautique, bouleversé son ami de longue date le prince Albert II, et ému le Tout-Monaco. Après des semaines de combat, le président de la Société nautique de Monaco, Jean-Marc Giraldi, a succombé à la Covid-19 ce jeudi soir.

Hospitalisé au CHPG après les fêtes de fin d’année, il avait été transporté dans un service spécialisé à Marseille où son envie de vivre n’a pas suffi. Il avait 62 ans. Foutu virus.

Nous avions croisé son chemin pour la dernière fois le 16 décembre dernier, lors de l’inauguration de la nouvelle vedette de la police maritime. Accoudé au bastingage du Yacht-club, Jean-Marc Giraldi abreuvait ses voisins d’anecdotes d’amis marins avec la bonhommie qui le caractérisait. Naturel et enjoué, il était alors sûrement à l’image des souvenirs que ses proches garderont.

"Chacun sa chance"

La dernière œuvre – collective – de Jean-Marc Giraldi aura été de remettre à flot la Société nautique de Monaco en un temps record. Missionné par le souverain pour la sortir de l’ornière, en 2016, il s’était imposé comme l’homme providentiel selon son vice-président, Jean-Louis Antognelli.

« Quand je l’ai connu il y a 44 ans, je ne pensais pas qu’il deviendrait président de la Société nautique de Monaco ! [rires] Mais quand on a rencontré des problèmes en 2015, on a été le chercher et le Prince lui a dit de foncer. Il s’est pris de passion et a donné une nouvelle impulsion à la SNM. Il a apporté une structure et, aujourd’hui, c’est une machine extraordinaire. »

Pourtant, rien n’était acquis. Mais « Ü Presidente » a gagné le respect de ses pairs « en donnant sa chance à chacun ». Et en frappant aux portes, inlassablement, pour redorer le blason de l’aviron local.

« Il nous a permis d’obtenir des nouveaux bâtiments, du matériel, et il a noué des relations privilégiées avec le Yacht-club avec qui nous sommes pour ainsi dire frères désormais. », relate Jean-Louis Antognelli, dont le fils, Quentin, incarne l’excellence de la rame made in Monaco dans les grands rendez-vous internationaux.

"Un meneur discret mais flamboyant"

Hier, seul le clapotis de l’eau résonnait sur le ponton du quai Louis-II, et jeunes comme anciens avaient la gorge nouée au souvenir de cette voix de stentor, ce regard de loup. Au fond, doux comme un agneau. « Il laisse derrière lui un vide immense et un exemple de droiture, de bienveillance, d’intelligence et de loyauté », a communiqué d’une voix la SNM. Il laisse derrière lui la peine que seules les amitiés sincères provoquent. Une convivialité érigée en art de vivre à la table du restaurant de la Société nautique. Un lieu dont il était fier. Parce que bon vivant à la Audiard, certes, mais surtout parce que tout le monde y avait sa place.

Une générosité sur toutes les bouches hier. « Pour lui, le manque d’argent ne devait pas être une entrave à la pratique de l’aviron dans de bonnes conditions. Il suffisait de lui signaler tel ou tel membre en difficulté pour qu’il lui offre sa licence ou sa combinaison. C’était un meneur discret mais flamboyant », décrit un membre de la SNM.

"Des qualités qu’on ne trouve pas souvent dans la nature"

Que de chemin parcouru par ce « bourlingueur » natif de Menton et naturalisé monégasque en 2006. « Je l’ai repéré dans les années soixante-dix. C’était un type bon et très honnête, comme ses parents et son frère Philippe [champion d’aviron, ndlr] Des qualités qu’on ne trouve pas souvent dans la nature (...) On l’a perdu comme entraîneur et dirigeant pendant un moment. Il a travaillé dans le motonautisme, géré des magasins de sport, dont un à Nice, géré le matériel et entretenu les machines au bobsleigh, réparé des bateaux… », retrace Jean-Louis Antognelli au sujet de ce passionné de belles carrosseries, champion du monde de offshore en 2000 dont l’héritage perdurera. « ça ne va pas s’arrêter maintenant, il nous a mis sur une pente ascendante ! »
Une vie fauchée au sommet de son épanouissement par un virus sournois…

À ses proches et amis, la rédaction de Monaco-Matin adresse ses plus sincères condoléances.

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.