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Le plan B des résidents pour les Jardins d'Apolline

Mis à jour le 20/07/2017 à 05:05 Publié le 20/07/2017 à 05:04
Le gouvernement envisage de démarrer les travaux en janvier 2018.

Le gouvernement envisage de démarrer les travaux en janvier 2018. Jean-François Ottonello

Le plan B des résidents pour les Jardins d'Apolline

L'association des résidents souhaite que le gouvernement agisse plus rapidement en réalisant les travaux dans l'immeuble en deux ans au lieu de quatre, en procédant deux blocs à la fois

Le gouvernement a dévoilé en début de semaine ses plans pour régler les problèmes aux Jardins d'Apolline (Monaco-Matin d'hier). Un chantier qui se déroulerait sur quatre ans pour remettre à neuf, bloc après bloc, les quatre bâtiments de la résidence domaniale.

Eux, ne l'entendent pas de cette oreille. « Le gouvernement a pris le sujet à bras-le-corps, à sa manière. Nous lui rappelons qu'il faut placer l'humain comme priorité absolue et ne pas faire des choix technocratiques, confortables pour l'administration », plaide le président de l'association des riverains, Franck Lobono.

Pour résidents, la solution de quatre années de travaux n'est pas acceptable. « L'option qui nous semble plus convenable est de procéder aux travaux deux blocs à la fois, le gauche et le droit. Ce ne sont pas des suggestions en l'air, on s'appuie sur des études réalisées avec des professionnels qui nous ont prouvé la faisabilité. »

Cette option permettrait de réduire à deux ans et demi la phase de chantier. Mais cela nécessiterait de trouver 120 logements pour reloger temporairement la moitié des résidents pendant le chantier. Le double des prévisions du gouvernement qui, en procédant bloc après bloc, n'aurait que 60 logements à mettre à disposition.

Pour les membres de l'association, trois solutions se dessinent. « Nous avons identifié 60 appartements dans le secteur privé disponibles. Il y a en certainement d'autres. Il est possible aussi de réserver des appartements domaniaux, et décemment ne pas faire d'attribution tant que notre cas n'est pas réglé. » Troisième piste pour compléter la recherche d'appartement : proposer une indemnité de relogement temporaire à des locataires qui ont une solution privée où vivre pendant les travaux. « Avec ces trois axes, on peut arriver facilement à reloger deux blocs à la fois. »

« Nous avons besoin d'actes »

Soudée, l'équipe de l'association se dit « pragmatique, réaliste ». Rejetant l'idée de bras de fer avec le gouvernement. « On ne demande pas l'aumône. Notre loyer, on veut le payer », commente Elodie Sardi, secrétaire générale de l'association.

Pour l'heure, l'ambiance parmi les résidents est morose. « Les projets de vie sont stoppés, on ne programme rien à moyen terme. On ne sait pas ce qui va nous arriver, on sera sûrement dans les cartons à Noël », continue Chantal Hermenier.

Et les vices de l'immeuble au quotidien pèsent. « Concernant l'eau non potable, nous avons pris notre mal en patience. On s'adapte mais c'est presque anecdotique dans l'étendue de nos problèmes », confie Céline Lubert, la vice-présidente. Montrant des photos reçues de résidents découvrant des taches de moisissures sur les murs. Et des champignons sortant des plinthes…

« Désormais, nous avons besoin d'actes », résume Franck Lobono.

Lequel défend aussi les commerçants dans l'expectative : « Certains ont déjà perdu du chiffre d'affaires avec l'affaire de l'eau non potable. Pour d'autres, une fermeture temporaire ruinerait leur activité. » Les prochaines semaines devraient permettre d'y voir plus clair. Une rencontre est prévue lundi avec le gouvernement.

L'équipe de l'association, mobilisée.
L'équipe de l'association, mobilisée. C.V.

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