“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Le Palais de Carnolès ne fait pas tapisserie, même fermé

Mis à jour le 22/10/2018 à 05:06 Publié le 22/10/2018 à 05:06
En raison de la taille et du poids de l'œuvre, le personnel du musée est venu prêter main forte.
Je découvre la nouvelle offre abonnés

Le Palais de Carnolès ne fait pas tapisserie, même fermé

Rendu inaccessible au public en raison de travaux, le musée mentonnais n'est pas pour autant inactif. Deux restauratrices sont venues jeudi faire la dépose d'une tapisserie, pour la protéger

Les apparences sont souvent trompeuses. De toute évidence, le Palais de Carnolès est fermé au public depuis de longs mois. Mais au cœur du musée, outre la gestion de multitudes de questions administratives, le milieu de l'art continue de fourmiller. Entre autres dans le cadre du chantier des collections, entamé fin 2015.

Si les œuvres répertoriées à cette occasion ne sont pas toutes destinées à être restaurées, certaines méritent au minimum d'être protégées. À l'instar d'une très grande tapisserie des Gobelins, qui, pour sa dépose (action de défaire ce qui a été fixé) a fait l'objet de toutes les attentions, jeudi. Aux fins d'être stockée en réserve en attendant son heure.

Restauration différée

À la manœuvre : deux restauratrices indépendantes, Émilie Enard et Raphaëlle Dejean. Même si le poids de l'œuvre aura nécessité que le personnel du musée prête main-forte. Posté de part et d'autre d'un échafaudage, absolument indispensable au regard de la taille de la tapisserie (5,22 mètres de long sur 4,15 mètres de large).

Pour le reste, la manipulation - sportive - se résume à quelques actions. Rouler la tenture autour d'un rouleau de coffrage - commandé au préalable à une boîte de bâtiment faisant du sur-mesure. Déplacer l'échafaudage. Rouler de nouveau, jusqu'à atteindre le dernier pan. Faire glisser le cylindre de manière à pouvoir le porter dans la pièce d'à côté, déposer les quelque trente kilos sur une bâche de protection installée au sol.

« Elle est sale, on va la dépoussiérer des deux côtés », commente Émilie Enard. Précisant que le fait d'être au plus près de l'objet permettra par ailleurs de soumettre des préconisations. « Le but, c'est la dépose. Mais autant en profiter pour la regarder. Nous l'avons déjà observée une première fois sur le mur. On découvre désormais le verso. » Première source d'étonnement : le carroyage (quadrillage pour reproduire le dessin) est très serré.

« D'habitude, les losanges font 40 à 50 cm de côté. Là, seulement 15 », souligne Raphaëlle Dejean.

Pas de quoi inquiéter pour autant les deux professionnelles, qui, agréablement surprises par le fait que la tapisserie ne soit pas trop déformée, relèvent deux actions à réaliser dans le futur. Dédoubler, et refaire le système d'accrochage.

« Le doublage a fonctionné, sans quoi la tapisserie n'aurait pas tenu cinquante ans. Le poids de l'objet est supporté par les points de suture. Mais il pose aujourd'hui problème car il crée des tensions. Il faudra enlever quelques réparations, consolider ce qui doit l'être. Afin de stabiliser. » Un travail qui ne peut être fait qu'à la main, avec des fils en lin, teints de la même couleur que celle de la zone d'intervention.

Aujourd'hui très fragilisée par une longue exposition à la lumière et à la poussière, la tapisserie ne passera pas immédiatement sous les doigts experts des restauratrices. Mais elle bénéficiera, en attendant, d'un bon conditionnement. Pour éviter toute nouvelle dégradation.

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.