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Le luxuriant jardin du Val Rahmeh a rouvert au public à Menton

Mis à jour le 11/06/2020 à 20:55 Publié le 11/06/2020 à 21:00
Le jardin du Val Rahmeh à Menton rouvre après la crise du Covid.

Le jardin du Val Rahmeh à Menton rouvre après la crise du Covid. Photo Cyril Dodergny

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Le luxuriant jardin du Val Rahmeh a rouvert au public à Menton

Le jardin botanique, qui dépend du Muséum d’Histoire naturelle de Paris, est de nouveau accessible depuis le 8 juin. Même si dans l’ombre, les jardiniers n’ont pas cessé de le bichonner.

La fréquentation est encore timide, mais les amoureux du jardin botanique du Val Rahmeh n’auraient manqué le rendez-vous pour rien au monde.

Depuis lundi, le parc mentonnais – qui dépend du Muséum d’Histoire naturelle de Paris – offre de nouveau sa nature luxuriante au public.

Après avoir dû fermer brusquement à la mi-mars, plus précisément le samedi soir précédant l’instauration du confinement. "En interne, on ne pouvait pas arrêter le suivi des collections, souligne le responsable du site, Christophe Joulin. Le dimanche, j’ai échangé par mails avec la direction, et nous avons convenu qu’une seule personne viendrait le lendemain – moi. Ne serait-ce que pour arroser les plantes dans la serre."

Dans la semaine, une liste des agents mobilisables a été établie. L’équipe du Val Rahmeh étant constituée de six personnes en temps normal.

Fermé les week-ends de juin

"Ceux qui assurent l’accueil du public sont restés chez eux. Et nous avons fait en sorte qu’il y ait toujours quelqu’un sur place, par roulement."

Impossible, en effet, d’envisager laisser le jardin à l’abandon. En pleine saison printanière, qui plus est.

Les principaux travaux à effectuer concernaient alors les semis se trouvant sous serre. "À cette époque, elle est pleine aux 3/4 pour les plantes qui hivernent. Au vu des circonstances, elles y sont restées un peu plus longtemps que d’habitude, reprend Christophe Joulin. Il fallait donc suivre les semis, les repiquer, les rempoter, et faire les plantations. Chaque année, on parle des emplacements où les mettre, entre jardiniers. Cette fois-ci, nous avons dû nous concerter par téléphone."

Le 11 mai, date de début du déconfinement, le Muséum a décidé que deux jardiniers et le responsable se rendraient désormais sur site.

Ils étaient quatre employés la semaine suivante. Puis tout le monde est revenu le 8 juin.

Afin d’accueillir le public dans les règles, le jardin a dû s’équiper en gel hydroalcoolique, faire un fléchage, afficher les normes pour les deux salles et l’accueil.

Le Muséum s’est chargé d’envoyer des masques à l’équipe mentonnaise. Faute de plexiglas, cette dernière s’est débrouillée avec le matériel d’exposition pour parfaire le dispositif de protection. "Nous avons un peu modifié la circulation et créé un parcours spécifique. La boutique est encore fermée, et rouvrira peut-être le 22. Il n’y a plus de visites guidées non plus. Elles reprendront soit le 22, soit début juillet", complète Christophe Joulin.

Quant aux jours d’ouverture, ils seront restreints durant quelques semaines. Le jardin sera effectivement fermé les week-ends jusqu’au 6 juillet.

Les Alpes-Maritimes étant placées en zone verte, les locations d’espace ont par ailleurs pu reprendre. Un mariage qui avait été reporté se tiendra ainsi en juin.

La villa continue pour sa part à se faire une beauté, un petit chantier s’attachant à réparer sa toiture, ses fondations et les réseaux d’eau.

Des raretés grâce au microclimat

Le jardin possède des plantes très rares.
Le jardin possède des plantes très rares. Photo Cyril Dodergny

Seuls les grands habitués s’en rendront compte, mais comme chaque année, le jardin dispose de nouvelles plantes. "On en introduit entre 50 et 70, même si les graines ne germent pas forcément. À terme, on en plante ainsi un peu plus de la moitié généralement", explique le responsable du site.

Précisant que le Val Rahmeh est un petit laboratoire d’acclimatation. "Les graines viennent de jardins botaniques, il faut qu’elles soient traçables. On en commande en début d’année, à partir de la centaine de catalogues qu’on reçoit", indique-t-il.

Précisant ne jamais opter pour des plantes qui poussent en dessous de 5°C. Et pour cause : il faut tenir compte du microclimat dont bénéficie le quartier de Garavan. "Il arrive qu’on envoie nous-mêmes des graines à Paris. Soit parce qu’elles sont rares, soit parce que des chercheurs en font la demande – ce qui nous arrive une à deux fois par an."

En matière de raretés, on citera le Dendrocalamus, une sorte de bambou qui stoppe sa croissance en octobre s’il fait trop froid.

Le Sophora toromiro, un petit buisson ressemblant à un accacia.

Le Petrea volubilis (ou diadème royal) qui habille la villa de ses jolies fleurs bleues. Le Yucca potosina, aussi. Ainsi que l’Erythrina (arbre corail). "Nous avons également une allée de 12 palmiers centenaires Phœnix canariensis, qui vont devenir rares avec le charançon. On les suit méticuleusement, avec un traitement tous les mois, et une coupe des inflorescences plusieurs fois par an", souligne Christophe Joulin.

Et si la météo actuelle – avec ses pluies quasi systématiques l’après-midi – peut agacer, notons qu’elle est excellente pour toutes ces espèces tropicales.

Prêtes à dévoiler leur charme aux visiteurs passant la grille du jardin.

En savoir +

Le jardin du Val Rahmeh (avenue Saint-Jacques) est actuellement ouvert de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 18 h les lundi, mercredi, jeudi et vendredi.

Rens. 04.93.35.86.72.


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