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Le laser de LIGO mis au point sur la Côte d'Azur

Mis à jour le 13/02/2016 à 05:14 Publié le 13/02/2016 à 05:13
Jean-Yves Vinet, directeur de recherche émérite de l'équipe Artémis explique les signaux interceptés en septembre dernier à l'assistance.
Monaco-matin, source d'infos de qualité

Le laser de LIGO mis au point sur la Côte d'Azur

Hier après-midi, dans la salle de conférence de l'observatoire de la Côte d'Azur, l'excitation est encore palpable.

Hier après-midi, dans la salle de conférence de l'observatoire de la Côte d'Azur, l'excitation est encore palpable. À la mesure de celle qui, 24 heures plus tôt, a fait sauter les serveurs du CNRS au moment de la conférence de presse historique suivie dans le monde entier. Ce jeudi, assise à la table présidée par Benoit Mours -- le responsable pour le CNRS, de la collaboration Virgo et face au Secrétaire d'État à l'enseignement supérieur, Thierry Mandon -- Tania Regimbau, astrophysicienne du laboratoire azuréen Artémis, répond au feu des questions de la presse nationale. Hier, à l'observatoire niçois, elle remettait le couvert. En s'adressant, cette fois, à une audience nettement plus avertie : astronomes, physiciens, chercheurs se pressaient pour mesurer l'ampleur de la découverte.

Ce n'est évidemment pas un hasard si la Côte d'Azur se trouve au centre du monde scientifique depuis quelques jours. L'unité de recherche Artémis, dirigée par Catherine Nary Man, créée en 1999, réunit des spécialistes des lasers et du traitement du signal, des mathématiciens, des astrophysiciens des objets compacts comme ces trous noirs à la puissance équivalente à 70 de notre cher soleil…

Car Artémis est au cœur de la construction du détecteur d'ondes gravitationnelles italien, Virgo. « Tout a commencé il y a 35 ans », expliquait Catherine Nary Man. « Quand Alain Brillet m'a convaincue de travailler sur les ondes gravitationnelles. Parce que nous nous étions déjà spécialisés dans une discipline, l'étude du temps/fréquence pas si éloignée d'elles. Au début nous avons beaucoup de mal à nous faire entendre. On nous prenait pour des fous. Nous n'avions que peu de crédits… À part l'armée qui voyait dans nos études une déclinaison possible dans la détection des sous-marins (rires !) ». C'est en 1985 qu'un tournant décisif est pris à Rome. Lorsque Brillet rencontre Giazotto, un brillant physicien des hautes énergies qui travaille de son côté sur les ondes. « Les principes de l'interféromètre d'aujourd'hui sont posés : utilisation de basses fréquences, de laser infrarouge et de corridors kilométriques. Et en 1992, naît officiellement Virgo ». « Ce sont d'ailleurs nos études sur le laser qui ont été retenues pour réaliser celui de LIGO », explique Catherine Nary Man, presque essoufflée par le récit. Un laser à l'exactitude telle, qu'il vient de révéler au monde entier un pan nouveau de l'observation non plus lumineuse ou radiographique de l'Univers.

« Mais phonique », enchaîne Tania Regimbau. « Elle sera complémentaire des deux autres. Puisqu'elle nous permettra d'interpréter des signaux qui, à la différence de la lumière, ne peuvent pas être déformés ».

Aller encore plus loin. Remonter, qui sait, aux origines de tout. Et découvrir, encore et encore.

Tels sont les enjeux de ces ondes qui seront étudiées à l'avenir grâce à LIGO et Virgo. Mais aussi par des équipements à venir au Japon, en Inde… Et en orbite. « Bien sûr, il va exister des applications générales de l'interféromètre », précise l'astrophysicienne, qui après 5 mois de travail acharné pour déchiffrer le signal, a bien envie de quelques vacances. « Les sismologues se sont penchés sur ses capacités à capter des signaux très faibles pour prévenir des tremblements de terre… »

Retour sur terre.

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