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Le grand violoniste Gil Shaham, vingt ans après

Mis à jour le 08/03/2019 à 10:06 Publié le 08/03/2019 à 10:06
Gil Shaham n’a plus joué à Monaco depuis vingt ans.	(DR)
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Le grand violoniste Gil Shaham, vingt ans après

Le virtuose jouera avec l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo, vendredi soir, sur un violon Stradivarius ayant appartenu à la famille de Polignac

Il est peu de dire que Gil Shaham est un grand violoniste. Ce concertiste israélien né aux États-Unis est l’un des plus demandés au monde.

Curieusement, après avoir assidûment fréquenté Monaco dans les années quatre-vingt-dix et avoir joué en 1990 au Printemps des arts, en 1991 et 1992 au Palais princier, en 1996 et 1999 à l’Auditorium, il n’est plus venu en Principauté depuis vingt ans.

On est heureux de l’entendre à nouveau. Il jouera ce soir à l’Auditorium Rainier-III le superbe concerto de Beethoven - cette œuvre monumentale qui commence avec cinq mystérieux coups de timbale qui sont comme les coups du destin.

Un violon de 1699

Ce concerto, Gil Shaham l’avait interprété au Palais princier en 1992 avec le regretté chef d’orchestre Giuseppe Sinopoli. Certains s’en souviennent encore.

Il jouera vendredi sur un violon historique de Stradivarius datant de 1699 qui, à la fin du XIXe siècle, fut la propriété de la princesse Yolande de Polignac - la famille d’aristocrates et d’artistes d’où est issu le prince Albert II de Monaco.

Le violon est répertorié dans l’inventaire des instruments historiques mondiaux sous le nom de « Stradivarius-Princesse de Polignac » et appartient à la Société Stradivarius de Chicago, en Amérique.

Le concert de vendredi sera placé sous la direction du chef Constantin Trinks, chef allemand de la génération des 40 ans, qui est un grand spécialiste de la musique symphonique de son pays. Cela tombe bien puisque, outre le concerto de Beethoven, le programme comprendra cette œuvre fantastique qu’est Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss. Tout le monde connaît les fanfares initiales de cette œuvre car elles servent de formidable introduction musicale au film « 2001, l’Odyssée de l’espace ».

Cette musique, grandiose, évoque l’œuvre littéraire de Nietzsche, dont on peut rappeler ce qu’elle doit à notre région : c’est en gravissant le chemin rocailleux qui va du bord de mer au village d’Èze qu’en 1884 Nietzsche eut l’inspiration d’une bonne partie d’Ainsi parlait Zarathoustra. Douze ans après, Richard Strauss composait la musique qu’on entendra vendredi soir.

La philosophie de Nietzsche et de « Zarathoustra » est celle du « surhomme ». En matière de violon, Gil Shaham en est un exemple…

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