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Le fondateur d'easyJet

Mis à jour le 02/06/2017 à 05:06 Publié le 02/06/2017 à 05:06
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Le fondateur d'easyJet

Le résident monégasque Sir Stelios Haji-Ioannou marche dans les pas de Bill Gates et Mark Zuckerberg : il va léguer la moitié de sa fortune à sa fondation Stelios Philanthopic

Il faut bien que l'argent de la philanthropie vienne de quelque part », a souligné hier Sir Stelios, dans les bureaux de sa fondation à Monaco, dans un sourire plein de bonhomie. Cela va sans dire, mais ça va quand même mieux en le disant. L'homme qui a fait voler l'Europe à bas coût a donc décidé de léguer la moitié de sa fortune à sa fondation : « Quand on gagne de l'argent en affaires, à un moment, il faut renvoyer l'ascenseur », estime-t-il.

D'autant plus que son succès, il considère qu'il le doit en grande partie à la chance : « J'ai hérité de la fortune de mon père, un magnat maritime grec chypriote, et j'ai eu la chance d'avoir été au bon endroit, au bon moment pour démarrer une entreprise qui a fait beaucoup mieux que ce que j'aurais pu espérer. »

Une démarche progressive

Une crise de la cinquantaine pour ce nouveau quinqua ? Pas exactement. « Je n'ai pas pris cette décision dans la nuit. C'est un processus qui mûri avec le temps. J'ai commencé à y penser quand j'avais 40 ans. Je me suis dit qu'il était temps de payer ma dette à la société. »

Il a donc créé ce qu'il se plaît à appeler un schéma d'action. Petit à petit. D'abord, il a donné aux universités dans lesquelles il a étudié, puis il s'est investi en Grèce et à Chypre, ses régions d'origine, avec des entrepreneurs handicapés au Royaume-Uni, et un partenariat avec la fondation Albert II et le WWF pour l'environnement.

Et finalement, il a décidé de rejoindre The Giving Pledge, le club des généreux milliardaires fondé par Bill Gates (l'homme le plus riche du monde), aux côtés de 168 autres richissimes qui ont décidé de donner des sommes colossales pour le bien des autres (Warren Buffet, deuxième fortune mondiale, Richard Branson, fondateur de l'empire Virgin, ou Michael Bloomberg, ancien maire de New York et fondateur d'une entreprise d'information financière).

Après sa mort

À l'inverse de la plupart de ses collègues au grand cœur, celui que tout le monde appelle Sir Stelios a décidé de ne pas concentrer l'activité de sa fondation sur un domaine. « J'ai un parcours très divers, et je veux agir dans les pays où j'ai vécu et travaillé : en Angleterre, en Grèce, à Chypre et à Monaco. Je pense que les problèmes dans le monde ne s'arrêteront jamais. Nous devons donc continuer à aider, selon nos moyens, pour toujours. » En clair, et comme l'histoire tend à le montrer, un fléau en chasse un autre, alors autant se donner les moyens de s'adapter.

De la même façon que cette donation ne s'est pas décidée en une nuit, elle ne se fera pas en vingt-quatre heures. Ce n'est qu'après son trépas que Stelios fera son legs. D'abord parce qu'il continue à travailler (et donc à faire potentiellement prospérer sa fortune), mais aussi parce qu'il veut une fondation pérenne, qui perdure à jamais. Et pour cela, Sir Stelios met en place un système de dotation. Le legs constituera un capital, qui générera les fonds disponibles pour les œuvres caritatives.

En attendant cette échéance, il ne reste pas inactif. Il a décidé de consacrer « une bonne partie » de son revenu annuel (environ 3 millions de dollars) et « un tiers de ses 60 heures de travail hebdomadaire à la gestion de ces projets de bienfaisance ». Parmi ces œuvres, « Food from the heart », inspirée des « Restos du cœur » - qu'il a observés à Nice -, et qui distribue gratuitement à 65 000 personnes en Grèce des snacks spécialement fabriqués dans ce but. Ou encore le paiement de frais universitaires à la London School of Economics (60 000 £ par an), dont 220 étudiants sélectionnés ont déjà bénéficié.

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