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Le feu : ma course contre la montre avec le Crossfit

Avant de me lancer dans cette aventure, j'avais seulement entendu parler du Crossfit.

Publié le 26/08/2018 à 05:02, mis à jour le 26/08/2018 à 05:02
La salle de Menton Crossfit où j'ai brûlé des calories pour quelques jours.
La salle de Menton Crossfit où j'ai brûlé des calories pour quelques jours. Arianna Poletti

Avant de me lancer dans cette aventure, j'avais seulement entendu parler du Crossfit.

Pour préparer mon « J'ai testé pour vous », j'ai eu la mauvaise idée d'aller chercher quelques vidéos sur Youtube. Des hommes et des femmes musclés qui soulèvent des poids en criant.

J'ai tout de suite compris qu'il ne fallait pas choisir le « feu » parmi les cinq éléments. Mais bon, il était trop tard.

 

La séance commence à 11 h 30 d'un lundi matin d'août. C'est un début de semaine… mouvementé.

Je monte les escaliers jusqu'au Crossfit Club de Menton et j'ai déjà le souffle court. ça commence bien.

L'entraîneur, tout souriant (et musclé), me donne confiance : « Bienvenue ! »

J'hésite, je suis la seule en jeans et chemise, les autres défilent dans la salle en papotant, en tenues d'exercices et baskets à la mode.

Non, je ne resterai pas assise à regarder. Je vais me changer et je sors avec ma tenue de sport habituelle : un vieux débardeur noir et les shorts de foot de mon frère. Ridicule. Je souris timidement, les autres m'attendent pour commencer. Je me cache toute petite derrière un gros type.

Tout ira bien, c'est juste une heure, je me dis.

 

C'est parti. La musique marque le rythme. Rapide, je vous assure.

« On commence avec l'échauffement ! Challengez-vous, essayer de le faire le plus rapidement possible ! »

Les exercices ont des noms bizarres en anglais. Le chronomètre tourne. Je termine la séquence d'échauffement, fière. Mais l'entraîneur me rappelle qu'il faut la répéter trois fois. Ah oui. Trois fois.

Après l'échauffement, mes jambes tremblent et j'ai presque terminé ma bouteille d'eau. Je transpire et j'ai chaud. Je regarde la montre. 11 h 40.

« La séance commence ! Il faut tout donner cette fois ! », s'exclame l'entraîneur. Ah bon, la séance commence ? Je suis déjà assommée sur un tapis.

Je ne veux pas montrer ma fatigue. Je vais chercher l'équipement nécessaire pour les prochaines 50 minutes (encore 50 ?). Une corde, un ballon de 10 kilos, un cube en bois et des poids. Des outils mystérieux pour moi.

«Qu'est-ce qu'on va faire avec ce cube ? », je demande naïvement. « On va sauter dessus », explique mon voisin en me montrant l'exercice, l'air de rien.

 

Règle numéro 1 : ne pas poser des questions. Trois, deux, un, c'est parti. Je suis le conseil de l'entraîneur, je donne tout. C'est le feu. La musique me motive, mes voisins m'encouragent.

Je l'avoue, à vingt minutes de la fin, quand ma tête commence à tourner, je m'arrête avec l'excuse de la photo. « Oui, je reviens, je prends juste une photo pour l'article ».

Je sors, je respire, je repars.

À la fin de la séance, mes muscles brûlent. Mon visage est tout rouge. Trois jours plus tard, mes muscles brûlent encore. Oui, c'était bien le feu.

Offre numérique MM+

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