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Le défi de la sécurité

Mis à jour le 25/01/2020 à 10:26 Publié le 25/01/2020 à 10:26
Plus de 10 000 spectateurs sont attendus au bord des routes demain.

Plus de 10 000 spectateurs sont attendus au bord des routes demain. Michael Alesi / ACM

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Le défi de la sécurité

L’Automobile Club de Monaco fait de la sécurité des pilotes et des spectateurs sa priorité. Trois cents commissaires de sécurité du public sont déployés sur le Rallye. Rien n’est laissé au hasard

Demain à 12 h 08, les concurrents du 88e Rallye Monte-Carlo seront au départ de la dernière épreuve spéciale. Ce sera aussi la plus courte, 13,36 km à parcourir entre La Cabanette et le col de Braus. Cette spéciale, retransmise en direct sur Canal +, sera aussi une épreuve bonus, qui apportera des points supplémentaires - c’est la « power stage », dans le jargon. Bref, c’est la spéciale à ne pas louper.

Évidemment, le public sera très nombreux au bord de la route - 10 000 personnes sont attendues. L’Automobile Club de Monaco, qui organise cette épreuve sur route, comme toutes les autres courses automobiles du très chargé calendrier monégasque, fait de la sécurité sa priorité. Des concurrents et des spectateurs. « Pour le rallye, nous sommes moins préoccupés par la sécurité des pilotes que celle du public », pose Christian Tornatore, le directeur du Rallye Monte-Carlo.

C’est dans cette optique que, samedi dernier, les 40 chefs de véhicule mobilisés pour cette épreuve - soit un total de 300 commissaires de sécurité du public (CSP) mobilisés pour le Monte-Carl’ - ont participé à un séminaire pour vérifier le dispositif de sécurité et intégrer les dernières nouveautés (lire page suivante). Histoire que tout le monde soit prêt pour assurer la sécurité du public tout au long des 16 spéciales.

D’autant que le risque fait partie inhérente de la discipline, pour preuve la spectaculaire sortie de piste du champion du monde Ott Tänak, hier, lors de la Spéciale n°4 (lire page 39).

Le dispositif de demain

Pour bien comprendre le rôle des CSP, projetons-nous dans cette dernière spéciale du rallye, demain à 12 h 08. Trois heures avant le départ, une centaine de commissaires, vêtus de jaune, seront positionnés en fonction du plan de secours qui a été préalablement établi avec les autorités françaises. Les zones réservées au public sont déjà matérialisées avec de la rubalise ou des filets de couleur verte.

Une heure avant le top départ, deux véhicules d’information parcourent la spéciale. Par haut-parleur, un commissaire rappelle les mesures de sécurité à respecter impérativement : rester dans les zones délimitées, se positionner en hauteur et jamais en contrebas, être éloigné du bord de la route, ne jamais traverser, évidemment. Au passage, le classement est rappelé au micro, histoire de mettre le public dans l’ambiance de la course à venir.

Un véhicule de sécurité effectue ensuite le parcours de la Spéciale. Il s’assure que tous les CSP sont bien positionnés. « Cette année, il y a une nouveauté, explique Christian Tornatore. Les commissaires communiquent par signes quand ils passent. Un code permet de voir si tout est OK et s’il y a un problème. »

Les voitures avant les bolides

Au fur et à mesure que l’heure du départ approche, d’autres véhicules parcourent la spéciale : celui de Jean-Luc Vieilleville, chargé de la sécurité de l’épreuve, vérifie une nouvelle fois que le dispositif est bien en place et qu’il n’y a plus aucun déplacement de public.

Et à H-35, précisément à 11 h 33, ce sera la voiture de Michèle Mouton, ancienne pilote reconvertie en responsable de la sécurité des rallyes à la FIA (lire page suivante). « C’est elle qui va certifier que tout le monde est bien positionné et conforme au plan de secours », explique Christian Tornatore.

Tic-tac, tic-tac. Le décompte est enclenché. Deux voitures en configuration rallye vont encore précéder les concurrents. Le public verra passer la voiture “double zéro” - « Elle roule moyennement vite et peut s’arrêter pour signaler un problème », précise le directeur de la course -, puis la voiture “zéro”, pilotée par Florian Bernardi, en situation de course. Histoire de mettre le public en condition quelques minutes avant le départ de la spéciale.

12 h 08. Ce sera le départ de la première voiture. Il y en aura une toutes les cinq minutes. Le spectacle commence.

Langage des signes

Les commissaires de sécurité du public communiquent désormais obligatoirement par signes : le pouce en l’air pour « Tout va bien » ; les bras en croix pour indiquer un problème.

Chaussée libérée

Trente minutes avant le départ, les commissaires ont l’obligation de faire respecter l’interdiction de se déplacer sur la chaussée.

Caméra embarquée

Michèle Mouton, déléguée sécurité à la FIA, peut, en direction de course, visionner les images des caméras embarquées dans toutes les voitures. Et alerter immédiatement un commissaire en cas de pépin.


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