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Le culturisme montre ses muscles à l’espace Léo-Ferré

Mis à jour le 21/04/2019 à 10:21 Publié le 21/04/2019 à 10:20
Frères jumeaux, culturistes et compétiteurs : un duo rare.

Le culturisme montre ses muscles à l’espace Léo-Ferré

Pour sa deuxième édition, la Monaco Prestige Cup a rassemblé plus de deux cents spectateurs venus admirer 90 participants aux physiques plus impressionnants les uns que les autres

On peut bien penser ce que l’on veut du culturisme et de ses pratiquants. Mais pénétrer dans l’enceinte de cette compétition, c’est découvrir un autre monde.

Venu en traînant les pieds, votre serviteur y a passé un long moment à observer ces êtres humains aux physiques de demi-dieux. Des travailleurs acharnés dont la plastique fantastique cache une vraie sensibilité.

Pour cette deuxième édition, Brigitte Robinet, présidente de l’Association monégasque de bodybuilding et de fitness, qui organise l’événement, est plutôt satisfaite : « Il y a 90 participants venus de la France entière. On est ouvert à tout le monde, à partir de 18 ans ». Des participants bichonnés par les organisateurs qui, eux aussi, sont parfois en concours.

La récente actualité de l’univers très secret du bodybuilding pousse à la question : quid du dopage ? « On ne peut pas contrôler tout le monde, mais nous avons un comité antidopage qui teste certains athlètes », explique Brigitte Robinet. Parce qu’ici, même si on est conscient que certains corps ont dépassé les limites de Dame Nature, on veut dédiaboliser. Montrer que tout le monde peut bâtir son corps de rêve, sans l’aide de la chimie.

Corps sensibles

« Serre les fesses ! Lève la tête ! Tes cuisses ! Contracte plus tes cuisses ! » Régulièrement, venues de nulle part, ces injonctions sont presque aboyées par les coachs. Ils orientent, et ils soutiennent. Sur scène, on obéit. Dans la salle, ça crie, ça applaudit, ça siffle.

Anne fait de la compétition depuis deux ans seulement : « La première fois qu’on monte sur scène, ça fait très peur. Ensuite, c’est une vraie fierté de montrer le travail accompli. » Convaincue qu’elle n’était pas en rythme dans sa chorégraphie, Anne est au bord des larmes en sortie de scène. Car ce qui se joue ici est plus profond qu’un simple concours de biscoteaux. Les athlètes sont presque nus sur scène, dans tous les sens du terme. « Ils sont jugés sur leur physique. C’est ce qu’il y a de plus dur à encaisser », confie un membre de l’organisation.

Alors en sortie de scène, on tremble, on ronchonne, on soupire, on pleure. Parce que ces athlètes sont un peu des artistes, dont le corps est l’œuvre.

Ils ont des physiques de superhéros, mais ils savent que chez les culturistes, on est toujours plus petit qu’un autre.
Ils ont des physiques de superhéros, mais ils savent que chez les culturistes, on est toujours plus petit qu’un autre. L.M.
Seul dans sa catégorie, ce jeune homme concourait pour la  première fois.
Les femmes aussi étaient bien représentées à cette compétition.
Le jury est composé d’athlètes particulièrement exigeants.

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