“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

Le coup de gueule de ce restaurateur à Auron avant l'ouverture des stations de ski dans les Alpes-Maritimes

Mis à jour le 20/11/2020 à 20:16 Publié le 22/11/2020 à 12:00
Patron du restaurant Le Refuge, à Auron, depuis onze ans, Yann a fait le choix de rebondir. De ne pas se laisser abattre.

Patron du restaurant Le Refuge, à Auron, depuis onze ans, Yann a fait le choix de rebondir. De ne pas se laisser abattre. Photo DR

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Le coup de gueule de ce restaurateur à Auron avant l'ouverture des stations de ski dans les Alpes-Maritimes

Patron du restaurant Le Refuge, à Auron, depuis onze ans, Yann a fait le choix de rebondir. De ne pas se laisser abattre, malgré la pandémie de Covid-19 et la fermeture des restaurants.

"C’est pas le genre de la maison", sourit-il.

Même si l’heure n’est pas à la plaisanterie: "On continue à nous prendre pour des jambons, à nous faire miroiter une ouverture de la station début décembre mais on entend aussi la date du 15 janvier pour les restaurateurs. Info ou intox, on ne sait pas. Nous on fait quoi? On embauche ou pas? C’est galère et pas correct. On voudrait une communication claire et franche. Si vous avez prévu de nous ouvrir le 1er février, dites-le nous."

Alors en attendant d’avoir des réponses à ses questions, le restaurateur "essaie de prendre les devants".

"Il y a une carte à jouer"

Pour compléter sa carte qui fait la part belle au bio et à la bonne viande (notamment de taureau), Yann a eu une idée qu’il commence à partager sur les réseaux sociaux.

"Attention nouveauté pour cet hiver! Mise en place d’huîtres et plateaux de fruits de mer à emporter dès le début de la saison en plus de la totalité de notre carte et de nos viandes bien sûr! On ne baisse pas les bras!", peut-on lire sur sa page Facebook.

C’est un concept "qu’il n’y a pas sur la station et il y a de la demande. Il y a une carte à jouer. Et si vraiment ça marche, je pourrai mettre en place un service de livraison à domicile".

Il poursuit: "L’idée, c’est d’essayer de garder une activité pour limiter la casse et ne pas se reposer sur les aides de l’Etat".

Période "flippante"

Et même s’il reconnaît que la période est "un peu flippante pour investir", il a décidé de faire ce pari.

Notamment dans une chambre froide supplémentaire ainsi que dans une vitrine pour présenter ses nouveaux produits.

"J’embauche un écailler, indique-t-il aussi. Tout ça sans savoir où on va mais il faut y aller!"

Pour l'instant "on ne s'en sort pas trop mal"

D’autant que jusqu’à présent, reconnaît-il, "on ne s’en sort pas trop mal. Sûrement mieux qu’en bas". Rien que cet été, il annonce + 40% de chiffre d’affaires.

Alors oui, "on a perdu un mois cet hiver mais le plus gros de la saison était passé. Puis on a fait un bel été. Cet hiver, ça va être notre tour d’avoir de la casse", craint-il.

Et pour cause: "Les quinze jours de Noël, surtout la semaine entre Noël et le Nouvel an, sont les plus grosses de l’année. Surtout depuis quelques années où on voit que ça se casse la gueule en février".

La crainte de perdre le jour de l'An

Deux semaines qui amèneraient désormais moins de monde en station et une clientèle qui consomme moins.

"Le ticket moyen en février est 50% moins important qu’en décembre où les gens se lâchent plus, analyse-t-il. Perdre le jour de l’An serait énorme et toute la semaine, ce serait monstrueux."

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.